« Nowitzki est le meilleur finisseur en ce moment »

C'est l'avis de JJ Barea. L'Allemand est en effet ce qui se fait de mieux pour terminer le travail.

FX RougeotPar FX Rougeot | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Invités au show radio de Tony Bruno sur Fox Sports, JJ Barea et Shawn Marion ont donné leur point de vue sur ces intenses Finals. L'occasion pour le lutin Barea de déclarer que son coéquipier Dirk Nowitzki était selon lui ce qui se faisait de mieux pour terminer une action offensive dans les ultimes secondes d'une rencontre.
"On fait un bon boulot dans nos fins de matches. Je pense qu'on a les joueurs pour. Jason Kidd mène le jeu, et on a Dirk, qui est selon moi le meilleur finisseur sur un terrain en ce moment. Jason Terry n'a pas peur de shooter, et l'important aussi, ce que nous parvenons à faire des stops", indique l'autre Portoricain de la ligue (avec l'ex-Heat Carlos Arroyo).
Les Mavs, qui shootent à 40,8% à trois points dans ces Finals, contre 36,5% en saison régulière, doivent en grande partie leur clutch-attitude à leur génial Allemand. Non content d'avoir le 2e pourcentage des playoffs aux LF (94%, à 173/184!) derrière les 96% de Ray Allen (mais "seulement" 24/25), WunderDirk tourne à 51,2 % from dowtown (5e en PO), ce qui explique en partie son statut de 2e meilleur marqueur de la postseason derrière Durant (28,6 pts contre 28,1) et des Finals derrière D-Wade (28 pts contre 26,4). L'Allemand, qui sera heureusement moins bien entouré le 2 septembre face à l'EDF (car le talent des Kidd, Marion, Terry et Chandler explique aussi son fabuleux rendement), a enchaîné les actions d'éclat dans le money-time face au Heat, que ce soit son trois points puis son lay-up main gauche sur Bosh dans le game 2, son autre double pas côté droit dans le game 4, ou encore son incroyable rainbow shot dans le 3e acte du game 5. Son 52-11 sur LBJ dans les 4e actes des Finals en dit long sur son impact offensif, tout autant que son 43,9% dans la période, malgré l'acharnement de la défense du Heat à minimiser son impact. LeBron et Wade peuvent toujours décompresser en se moquant de sa fièvre, Nowitzki affole les compteurs soir après soir. Discret en dehors du terrain, mais killer en quête de rédemption quand le chrono s'approche de zéro. Alors, ce Nowitzki en mode "Sarah Connor" est-il le meilleur finisseur de la ligue actuellement? Difficile de contredire Barea. Le grand blond a survolé les playoffs, crucifiant les Blazers, les Lakers et le Thunder avant de donner au Heat ce qui ressemble fort à un uppercut synonyme de KO. Posons la question autrement : qui pourrait mieux finir le travail que lui en ce moment? Peut-être D-Wade, l'autre prétendant au titre de MVP des Finals, mais ce début d'affirmation dépendra forcément du comportement du héros de 2006 dans le game 6, voire dans le game 7. Parmi les finalistes de conférence, le MVP Derrick Rose et le top-scoreur Kevin Durant ont montré leurs limites du moment à dominer le money-time, ce qui semble somme toute logique compte tenu de leur jeune âge (22 ans). Chez les demi-finalistes, Zach Randolph a (d)étonné, quand Kobe Bryant, Paul Pierce et Ray Allen ont accusé le coup. Aucun d'entre eux n'a affiché autant de constance que Nowitzki au fil des money-times. Alors, pas de doute. A moins d'un incroyable show de D-Wade, Nowitzki is the man. Sa palette technique et sa capacité à trouver la faille face à la défense adverse, aussi efficace soit-elle (Ibaka et surtout Collison s'en souviennent encore!) font de lui le meilleur finisseur, sans doute aussi le meilleur joueur de la ligue en isolation. Son fadeaway à une jambe travaillé, re-travaillé et re-re-travaillé avec son mentor Holger Geschwindner est déjà légendaire, dans la lignée des moves "indéfendables" de Kareem Abdul-Jabbar (sky hook), Michael Jordan (fadeaway) ou Hakeem Olajuwon (dream shake). Surtout, le statut du MVP 2007, qui a notamment cette saison passé Larry Bird dans les scoreurs all-time (tiens, tiens...), n'est clairement plus le même. L'étiquette de looser qui collait à sa tignasse appartient quasiment au passé. Quasiment, car Dirk n'a pas encore sa bague au doigt. Dirk "pense au basket-ball 2/7", assure-t-il. Ses gardes du corps penseront au moins aussi longtemps à lui s'il termine le travail. Comme il en a désormais l'habitude.
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