Il y a une phrase qu’on devrait probablement prononcer avant de commencer à se demander comment le Heat va faire jouer tout ce monde : respectons Erik Spoelstra. Ça ne règle pas automatiquement toutes les questions, mais s’il y a bien un coach capable de trouver une solution pour faire fonctionner cet ensemble, c’est lui. Et les premières images de Giannis Antetokounmpo sous le maillot de Miami donnent franchement envie de voir la suite.
Face aux Pelicans, dans une victoire 128-118, le Grec a terminé avec 18 points en 18 minutes, 4 rebonds et 4 passes. Une performance intéressante, évidemment. Mais ce qui nous plaît, au-delà de la ligne de stats, c’est la manière. Giannis a l’air bien. Physiquement, il dégage déjà quelque chose de très solide. Et surtout, il a de la place.
C’était pourtant notre interrogation : le spacing. Comment cette équipe allait-elle réussir à ouvrir suffisamment le terrain ? Est-ce que Giannis allait pouvoir attaquer dans de bonnes conditions ? Sur ce match, il y a plusieurs paniers où il dispose de couloirs immenses, avec huit mètres devant lui pour prendre de la vitesse.
Et quand on lance une bête pareille à pleine vitesse, c’est terminé.
Le plus frappant, c’est la comparaison avec Milwaukee. Les Bucks ont passé leurs intersaisons à essayer de recruter le plus de shooteurs possible autour de lui. À force, on se retrouve avec du Gary Trent Jr. à 64 millions de dollars. Et là, en regardant Miami, nous avons l’impression que Giannis bénéficie d’encore plus d’espace pour attaquer. Il y a quand même de quoi s’arrêter deux secondes sur le travail de Spoelstra.
Giannis pas encore à l’aise à Miami : « Faites le calcul »
C’est aussi pour ça que ce Heat nous plaît. Nous avions identifié un problème potentiel sur le papier. Les premières séquences montrent déjà des situations où ce problème ne se pose pas du tout. Il faudra évidemment revoir ça, nous sommes en présaison. Mais entre imaginer une attaque encombrée et regarder Giannis partir dans ces couloirs, il y a une différence assez agréable à constater.
Autour de lui, Andrew Wiggins a inscrit 13 points, Bobby Portis et Tim Hardaway Jr. en ont ajouté 11 chacun. Il y a aussi eu les 12 points de Trey Donaldson. Et là, soyons honnêtes : nous n’allons pas jouer les mecs qui connaissent absolument tout le monde. Le rookie ne faisait pas partie de nos grandes expertises du matin. En présaison, ça compte pas.
Il faut quand même accorder un moment aux Pelicans, parce que Trey Murphy a signé un dunk splendide, avec Giannis et Bam Adebayo sur la photo s'il vous plait ! Le genre de semi-poster après lequel nous pourrions envisager de prendre notre retraite immédiatement. Vous avez votre histoire à raconter aux petits-enfants. Tranquille.
Mais une fois le replay passé, ce que nous retenons surtout, c’est cette impression laissée par Giannis. Il semble prêt physiquement, et nous aimons déjà les conditions dans lesquelles Miami arrive à le mettre.
Alors, le Heat peut-il tout casser cette saison ? Nous n’allons pas transformer un match de préparation en garantie. En revanche, notre crainte sur l’espace disponible mérite déjà d’être nuancée. Giannis lancé, des couloirs pour attaquer et Spoelstra pour faire fonctionner l’ensemble : oui, nous avons très envie de voir ça. Et beaucoup moins envie de nous mettre sur la trajectoire.
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