Le Game 2 entre Boston et Philadelphie a clairement marqué un cap pour VJ Edgecombe. Dans la victoire des Sixers, le rookie a signé 30 points et 10 rebonds, une ligne qui pèse lourd à plusieurs niveaux. D’abord parce qu’elle a permis à Philadelphie de remettre la série à égalité. Ensuite parce qu’elle lui offre une vraie place dans l’histoire : Edgecombe est devenu le plus jeune joueur de tous les temps à compiler au moins 30 points et 10 rebonds dans un match de playoffs, devant Magic Johnson. Et aucun rookie n’avait produit un 30/10 en postseason depuis Tim Duncan !
Ce match-là vient confirmer ce que sa saison laissait déjà voir depuis des mois. Pendant que la hype entourait surtout Cooper Flagg et Kon Knueppel, Edgecombe a lui aussi monté un exercice rookie de très haut niveau, avec moins de bruit autour de lui, mais beaucoup de substance. La différence, aujourd’hui, c’est qu’il est le seul des trois finalistes pour le trophée de rookie de l’année à jouer les playoffs. Et il ne s’y contente pas d’être présent. Il y a déjà du poids, de l’influence, de vraies séquences qui comptent.
Pour Philadelphie, c’est une sacrée validation. Les Sixers ont drafté un joueur qui colle très bien à ce qu’ils recherchaient : de l’impact des deux côtés du terrain, de l’intensité, de la polyvalence, et la capacité à tenir sans disparaître quand le niveau monte. Il peut défendre, courir, attaquer, finir, jouer avec énergie, mais aussi prendre sa part de création quand le match s’ouvre un peu plus. Son association avec Tyrese Maxey est déjà très intéressante, parce qu’elle mélange vitesse, agressivité et menace permanente sur les lignes arrière.
Quand un rookie montre aussi vite qu’il peut aider à gagner en playoffs, ce n’est plus simplement une belle première saison. C’est le signe que Philadelphie a sans doute mis la main sur un joueur capable de compter très tôt, et peut-être très longtemps.
