Désormais joueur des Cavaliers, Peyton Watson a livré un témoignage particulièrement embarrassant pour son ancienne franchise. Le jeune ailier estime que les Nuggets ont accéléré sa rééducation et qu’il n’a jamais retrouvé sa pleine santé la saison dernière.
Le départ de Peyton Watson vers Cleveland n’a manifestement pas refermé tous les dossiers laissés ouverts à Denver. Invité du podcast Curious Mike de son ancien coéquipier Michael Porter Jr, l’ailier de 23 ans est revenu sur la blessure aux ischio-jambiers qui a brutalement interrompu sa progression.
Watson réalisait jusque-là la meilleure saison de sa jeune carrière. Profitant notamment des nombreuses absences rencontrées par les Nuggets, il tournait à 14,6 points, 4,9 rebonds et 2,1 passes décisives. Des performances qui lui permettaient même, selon ses propres mots, d’espérer une place dans la course au trophée de Most Improved Player.
Tout s’est arrêté en février avec une déchirure de grade 2 à l’ischio-jambier droit. Peyton Watson assure aujourd’hui avoir rapidement senti que le calendrier prévu par Denver était trop agressif.
« Tout le processus de rééducation a été vraiment, vraiment difficile. Évidemment, lorsque je me suis blessé à New York, cela m’a rendu malade parce que j’étais en course pour remporter le trophée de Most Improved Player et pour beaucoup d’autres choses. Cela m’a vraiment fait mal.
Deux ou trois semaines après le début de ma rééducation, j’ai eu l’impression qu’ils accéléraient trop rapidement mon retour. Mais, dans le même temps, je sais que je suis jeune et que je guéris assez vite. Deux ou trois semaines après le début de ma rééducation de l’ischio-jambier, je jouais avec les entraîneurs et j’ai ressenti une petite douleur. J’ai eu l’impression que c’était une sorte de petit contretemps que je ne voulais pas vraiment accepter.
Je me souviens avoir ressenti de la pression pour revenir et disputer quelques matches afin de retrouver du rythme avant les playoffs. »
Une rechute à dix jours de son retour
Peyton Watson est finalement resté éloigné des terrains pendant plus de six semaines. Son retour n’a toutefois duré que dix jours avant une nouvelle alerte, survenue face au Utah Jazz lors de l’un des derniers matches de la saison régulière.
Les résultats de l’IRM ont confirmé ses craintes. La blessure se trouvait apparemment dans un état comparable à celui constaté au moment du premier diagnostic. Watson considère désormais que cette rechute aurait pu être évitée avec davantage de prudence.
« Je me souviens être revenu pour l’un des derniers matches de la saison contre Utah et m’être de nouveau blessé à l’ischio-jambier. Nous avons passé une IRM et, en gros, les médecins sont revenus en disant que cela ressemblait exactement à ce qu’ils avaient vu lors de ma première blessure, à savoir une déchirure de grade 2 à l’ischio-jambier. C’était littéralement lors du 80e match de la saison. À ce moment-là, je me suis dit : “Merde, mec, j’ai l’impression qu’on a un peu précipité les choses et qu’on n’a pas adopté la bonne approche.”
Je me souviens qu’au moment d’aborder les playoffs, je ne me sentais tout simplement pas en bonne santé. »
Watson n’a finalement participé à aucun match des playoffs, durant lesquels Denver a été éliminé au premier tour par Minnesota. Il n’aura disputé que 54 rencontres au cours de la saison.
Rich Paul lui aurait conseillé de patienter
Son agent Rich Paul l’aurait fortement incité à ne pas forcer son retour pour aider les Nuggets en playoffs. Une décision médicalement compréhensible, mais aussi déterminante pour préserver la valeur du joueur avant son arrivée sur le marché.
Cette prudence a payé. Peyton Watson a rejoint Cleveland dans le cadre d’un sign-and-trade et signé un contrat de 88 millions de dollars sur quatre ans. Les Cavaliers récupèrent ainsi un ailier qui sort d’une saison prometteuse, à condition que ses problèmes musculaires soient désormais définitivement réglés.
Pour Denver, ses révélations sont plus inconfortables. Watson ne prétend pas avoir été contraint de jouer, mais son récit décrit une rééducation accélérée, une pression ressentie à l’approche des playoffs et une rechute qui semble avoir validé ses premières inquiétudes.
