Pourquoi les Pacers peuvent rêver des Finales 2027

Les Indiana Pacers se tiennent prêts à revenir sur le devant de la scène pour 2027. Ils ont les armes pour retrouver les Finales dans un an et demi. Voici pourquoi.

Pourquoi les Pacers peuvent rêver des Finales 2027

À première vue, Indiana n’est pas la franchise à laquelle on pense spontanément quand on pense aux Finales NBA 2027. Trop discrets, trop collectifs, pas assez talentueux... Et pourtant, à la lumière de ce qu’ils ont fait autour de la trade deadline, notamment l’arrivée d’Ivica Zubac, difficile de ne pas voir se dessiner une trajectoire crédible vers un retour en Finales NBA pour les Pacers après l'épopée de 2025. Il faudra encaisser encore quelques mois de défaites et d'expérimentations, mais les lendemains s'annoncent radieux pour les Hoosiers.

Tyrese Haliburton, le retour du moteur

Oui, Tyrese Haliburton sort d’une blessure grave. Et non, ce n’est pas anodin. Mais réduire son avenir à cette inconnue médicale serait oublier la dynamique exceptionnelle dans laquelle il se trouvait avant son arrêt. Haliburton, c’est le joueur qui a mené les Pacers jusqu’en Finales NBA en 2025, en étant le cerveau, le métronome et souvent le finisseur d’une équipe qui jouait à contre-courant du reste de la ligue. Son impact ne se mesurait pas seulement en chiffres, mais dans la manière dont tout le collectif se mettait à mieux respirer quand il était sur le parquet. Il reste jeune, il a déjà connu le très haut niveau des playoffs, et surtout, son profil de jeu vieillit bien. Les joueurs victimes de ruptures du tendon d'Achille reviennent bien mieux que par le passé et on imagine bien le "Prince Hali" y arriver aussi.

Même diminué physiquement à court terme, Haliburton a le leadership naturel et le QI basket pour redevenir l’un des meneurs dominants de la conférence Est dès la saison prochaine. Et si son pic n’est pas en 2026, rien n’empêche qu’il arrive à maturité pile au bon moment, lors des playoffs 2027.

Ivica Zubac, le coup de maître

Alors que les Pacers cherchaient à remplacer Myles Turner, leur point d'ancrage lors de la campagne 2015, parti depuis à Milwaukee, c'est un pivot d'apparence plus old school et moins stretch 5 que Turner qui a débarqué. Ivica Zubac a été échangé contre Benedict Mathurin juste avant la deadline des trades, en provenance des Clippers. Zubac n’est pas Turner et Indiana ne cherchera pas à le faire passer pour ce qu’il n’est pas.
En revanche, penser que les Pacers perdent énormément en spacing est une lecture trop simpliste.

Ivica Zubac file chez les Pacers !

Comme l’explique très bien Frédéric Yang dans sa vidéo sur le spacing sur nôtre chaîne (voir ci-dessous), étirer le jeu ne se résume pas à être capable de tirer à trois points. Zubac étire le jeu structurellement par sa capacité à provoquer des aides dans la raquette, par la gravité qu’il impose près du cercle et par la menace qu'il fait peser sur les défenses adverses sur pick-and-roll.

Le Croate est un joueur qui crée de l’espace pour les autres, pas forcément pour lui-même. Dans une attaque orchestrée par Haliburton, c’est loin d’être anecdotique. Zubac est extrêmement sous-coté, y compris contractuellement. À 18 millions de dollars la saison prochaine, Indiana récupère un pivot fiable, solide défensivement, productif offensivement, sans se tirer une balle dans le pied niveau cap.

Ce n’est peut-être pas un pivot “sexy”, mais c’est un pivot de playoffs. Et ça change tout.

Pascal Siakam, toujours le lieutenant parfait

Pascal Siakam est un joueur dont je pense sincèrement qu'il ferait le liant comme nul autre dans n'importe laquelle des 29 autres franchises. Le Camerounais a un impact, un leadership et une humilité qui justifient totalement le pari fait par les Pacers il y a deux ans. Siakam n’a pas besoin d’être le numéro un pour exister. Il peut être le deuxième ou troisième homme, s’adapter aux contextes, absorber des possessions compliquées s'il le faut et défendre avec constance et régularité sur un grand nombre de profils. Dans une équipe qui s'appuie sur le collectif plutôt qu’un star system, c’est un luxe énorme. "Spicy-P" est sous contrat jusqu'en 2028, ce qui permet de voir venir et d'avoir la garantie de pouvoir compter sur un joueur solide sur cette fenêtre de deux ans.

Un atout majeur potentiel : le premier tour de Draft 2026

C’est peut-être la pièce la plus sous-estimée du puzzle. Les Pacers devraient pouvoir compter sur leur pick du premier tour de Draft 2026, à condition qu’il ne tombe pas entre la 5e et la 9e place, une fourchette qui ferait le bonheur des Clippers. A l'heure actuelle Indiana fait le job en perdant allègrement et a de bonnes chances d'être dans le top 4 de la loterie.

Deux scénarios se dessineront alors :

  • Indiana récupère un talent majeur dans une classe de Draft très prometteuse. AJ Dybantsa, Darryn Peterson, Cameron Boozer ou Caleb Wilson feront tous l'affaire, c'est un euphémisme, surtout dans un effectif où aucun d'eux n'aura besoin d'être LA star qui porte intégralement le projet.
  • Ou alors ce pick devient une monnaie d’échange ultra attractive pour aller chercher un joueur déjà référencé, capable d’élever immédiatement le plafond de l’équipe si les Pacers veulent aller un peu plus vite.

Dans les deux cas, l’été 2026 sera un tournant stratégique.

Rick Carlisle n'est pas "trop vieux pour ces conneries"

Rick Carlisle est le coach le plus âgé de toute la NBA depuis la retraite de Gregg Popovich. Il n'est peut-être pas le plus tendance, mais il reste l’un des meilleurs stratèges de NBA. On l'a vu la saison dernière, Carlisle est capable de construire un jeu non académique, maximiser des effectifs sans superstars dominantes, surprendre en séries des équipes plus talentueuses sur le papier.

Comme leur coach, les Pacers continueront probablement d’être sous-estimés, de jouer vite, différemment, avec un basket parfois déroutant. On vous aura prévenu, 2027 sera peut-être l'année des Pacers.

Ah, et Caitlin Clark l'a prédit.

C'est certainement ma franchise qui "mérite" le plus de gagner un titre.
L'Indiana est LA terre du basket. C'est une anomalie de ne pas avoir de titre NBA. Et puis quel jeu l'an dernier c'était magnifique. On en redemande.
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