Quand l’inexpérience rattrape les Spurs

Malgré une avance de 14 points et un Dylan Harper brillant, les Spurs ont laissé filer le Game 1 face aux Knicks. Leur jeunesse a-t-elle fini par les rattraper ?

Quand l’inexpérience rattrape les Spurs

Les Spurs ont perdu le Game 1 des Finales NBA face aux Knicks (105-95), et malgré un match longtemps serré, plusieurs signes ont rappelé que San Antonio reste une équipe en construction. Entre précipitation offensive, maladresse de Victor Wembanyama et gestion imparfaite des temps faibles, l’inexpérience a fini par coûter cher.

Pendant une bonne partie de la rencontre, les Spurs ont pourtant semblé capables de prendre le contrôle. Après un début de match compliqué, ils ont même compté jusqu’à 14 points d’avance dans le troisième quart-temps. Mais au moment où l’expérience devient souvent décisive, New York a repris la main.

Pour nos chroniqueurs du CQFR, la différence ne s’est pas faite uniquement sur le talent.

« J’ai l’impression que l’inexpérience a beaucoup joué dans l’approche de ce premier match et dans cette première défaite pour les Spurs », résume Théo.

Une finale NBA n’est pas une série comme les autres

Quelques jours après avoir éliminé le Thunder au terme d’une série éprouvante, San Antonio est apparu moins dans la maîtrise que son adversaire. Dès l’entame, les Spurs ont multiplié les possessions précipitées et les tirs rapides, notamment à trois-points.

Victor Wembanyama lui-même a semblé sortir de son registre habituel. Auteur de 26 points et 12 rebonds, le Français a affiché des statistiques solides, mais son influence offensive a été beaucoup plus irrégulière que d’ordinaire.

« Il a joué trop de ballons, forcé trop de possessions. (…) J’ai vraiment trouvé qu’il était passé à côté de son match », estime Théo.

Face à lui, les Knicks ont donné l’impression d’une équipe plus mature dans sa gestion des émotions, du rythme et des moments clés.

Même menés de 14 points, les joueurs de Mike Brown n’ont jamais paniqué. Ils ont continué à exécuter leur jeu, à faire circuler le ballon et à exploiter les bons matchups.

Le contraste entre Brunson et les Spurs

La fin de rencontre a parfaitement illustré cette différence d’expérience.

Alors que San Antonio cherchait encore les bonnes solutions, Jalen Brunson a pris le contrôle du match. Le meneur des Knicks a inscrit 13 de ses 30 points dans le dernier quart-temps et puni chaque erreur défensive adverse.

« Il a beaucoup raté, mais quand ça comptait le plus, c’est là où on l’a le plus vu », rappelle Antoine.

À l’inverse, les Spurs ont parfois semblé perdre le fil du match lorsque New York est revenu au score. Les possessions se sont faites plus statiques, les tirs plus difficiles et les erreurs plus coûteuses.

Le symbole de cette soirée reste sans doute Victor Wembanyama. Malgré plusieurs actions décisives dans le money time, le Français a souvent été contraint de jouer loin de ses zones préférentielles et a terminé à 6 sur 21 au tir.

Une défaite qui peut servir

Tout n’est cependant pas négatif pour San Antonio.

Malgré le mauvais match offensif de sa superstar, l’adresse défaillante et l’avantage du terrain perdu, les Spurs sont restés au contact jusqu’aux dernières minutes.

Ils ont aussi découvert un Dylan Harper particulièrement impressionnant. Le rookie a été l’un des meilleurs joueurs de la première période et continue de prendre une place grandissante dans la rotation.

C’est probablement la principale raison d’espérer avant le Game 2.

Les Spurs ont laissé passer une occasion, mais ils ont aussi obtenu une démonstration grandeur nature de ce qui leur manque encore pour devenir champions : l’expérience des grands rendez-vous. Désormais, la question est simple. San Antonio saura-t-il apprendre assez vite pour répondre dès le prochain match ?

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Dans la Physionomie , c'est un remake des finales 1995.
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