Les Knicks n'ont jamais paniqué. Menés de 14 points en première mi-temps, malmenés pendant de longues séquences et confrontés à un Victor Wembanyama toujours aussi influent défensivement, les New-Yorkais ont pourtant trouvé les ressources pour renverser les Spurs et remporter le Game 1 des Finales NBA (105-95). Une douzième victoire consécutive qui confirme que cette équipe n'est plus une surprise depuis bien longtemps.
Pendant près de trois quart-temps, le scénario semblait pourtant favorable à San Antonio. Les Texans avaient trouvé des solutions sans leur superstar, leur banc avait fait la différence et New York semblait constamment courir après le score. Mais les Knicks ont refusé de décrocher, encore et encore, jusqu'à faire basculer le match dans un quatrième quart-temps maîtrisé de bout en bout.
Les Spurs avaient le match en main
Le début de rencontre avait pourtant de quoi rassurer les supporters texans. Après quelques minutes compliquées, l'entrée de Dylan Harper et de Luke Kornet avait complètement changé la dynamique du match. Harper, notamment, avait immédiatement apporté son agressivité et son énergie pour lancer un run de 20-3 qui avait fait vaciller New York.
Les Spurs ont même compté jusqu'à 14 points d'avance dans le deuxième quart-temps. À ce moment-là, ils semblaient avoir trouvé la bonne formule. Harper brillait, Julian Champagnie enchaînait les tirs importants dans le corner et les Knicks peinaient à trouver du rythme.
Le problème, c'est que San Antonio n'a jamais réussi à porter l'estocade. Les occasions de creuser l'écart se sont multipliées, mais les Spurs ont laissé passer beaucoup trop de tirs ouverts, notamment derrière l'arc. Une maladresse qui a fini par maintenir New York dans le match alors que les visiteurs semblaient au bord de la rupture.
Brunson a survécu à tout
Cette victoire porte évidemment la signature de Jalen Brunson. Pourtant, son match a commencé de la pire des manières.
Le meneur des Knicks a raté six de ses sept premiers tirs, avant de subir une première alerte physique après un choc au niveau du genou. Peu après son retour, il s'est également fait peur à la cheville en retombant mal après un drive.
Maladroit, diminué physiquement et constamment ciblé par la défense adverse, Brunson aurait pu disparaître de la rencontre.
Il a fait exactement l'inverse.
Ses 30 points à 12 sur 31 au tir ne racontent qu'une partie de son impact. Dès la deuxième mi-temps, il a retrouvé son agressivité, multiplié les pénétrations et commencé à provoquer des fautes. Puis, dans le quatrième quart-temps, il a pris le contrôle du match. Pendant un long passage, il a pratiquement porté seul l'attaque new-yorkaise, enchaînant les drives, les lancers francs et plusieurs tirs importants, dont un panier primé dans le corner puis un fadeaway décisif dans la dernière minute.
Alors que les Spurs semblaient attendre une erreur de sa part, Brunson a continué à attaquer jusqu'au bout.
Towns, Anunoby et Hart, le cœur des Knicks
Brunson a été le leader offensif, mais cette victoire est aussi celle du collectif new-yorkais.
Karl-Anthony Towns a livré plusieurs séquences essentielles lorsque les Spurs menaçaient de prendre le large. Ses 18 points et 12 rebonds ont permis aux Knicks de rester à portée lorsque rien ne semblait tourner dans leur sens.
OG Anunoby a lui aussi joué un rôle majeur avec ses 17 points et plusieurs actions importantes au moment où New York a pris l'avantage dans le quatrième quart-temps.
Quant à Josh Hart, limité par les fautes pendant une bonne partie de la rencontre, il a encore rappelé pourquoi il est l'une des âmes de cette équipe. Peu en vue au scoring, il termine tout de même avec 14 rebonds et 6 passes décisives, auxquels il faut ajouter plusieurs interventions défensives déterminantes dans le money time.
Une soirée frustrante pour Wembanyama et les Spurs
Les statistiques finales de Wembanyama pourraient presque tromper ceux qui n'ont pas vu le match. Avec 26 points, 12 rebonds et 3 contres, le Français signe une ligne statistique très solide.
Mais son rendement offensif a rarement semblé aussi laborieux dans ces playoffs.
Wembanyama termine à seulement 6 sur 21 au tir. Il n'a jamais vraiment trouvé son rythme, a souvent dû se contenter de tentatives difficiles et a paru frustré pendant de longues séquences. Son adresse sur la ligne des lancers-francs lui a permis de rester productif, tandis que son impact défensif est resté très important, mais il n'a jamais réussi à imposer sa domination habituelle.
Autour de lui, les bonnes surprises de la première période se sont progressivement éteintes. Harper a terminé avec 16 points et 8 rebonds, tandis que Champagnie a également inscrit 16 points. Mais ce dernier n'a marqué qu'un seul point après la pause.
Les Spurs ont longtemps donné l'impression d'être l'équipe la plus solide. Ils ont contrôlé une grande partie des débats, mais se sont complètement déréglés lorsque le match est devenu une bataille de caractère.
Et dans ce domaine, les Knicks ont été irréprochables.
Menés de 14 points, portés par un Brunson cabossé mais intenable et par un collectif qui a refusé de céder, les New-Yorkais repartent du Texas avec l'avantage du terrain et une douzième victoire consécutive. Pour San Antonio, il y a déjà urgence à réagir avant un Game 2 qui ressemble désormais à un rendez-vous crucial.

Au delà des contre-performances de Wembanyama et Fox, de la deuxième mi-temps cataclismique de Champagnie, ce qui peut arriver, on peut aussi observer le gros fail de Mitch Johnson qui a laissé son meilleur joueur de la soirée, Harper, sur le banc dans le money time pendant que Fox était en train de sombrer et que Jalen Brunson ciblait Champagnie sur chaque action.
En général , il a su réagirau match suivant dans ces playoffs. Mais celui-là, c'était peut être le match où il fallait réagir tout de suite. Parce que perdre le game 1 à la maison quand t'es l'équipe la moins fraîche, ça compromet quand même pas mal tes chances.
Les Spurs n'ont pas été très bons, trop maladroit....
Va falloir faire mieux s'ils veulent être champion, mais ils semblent cramés...