La NBA n’en peut plus du tanking. Elle ne veut pas récompenser ces équipes qui perdent volontairement des matches pour maximiser leurs chances de piocher haut à la draft. L’ironie, c’est que la dernière loterie a donné raison à quatre franchises qui se sont auto-sabordées à différents moments de la saison : les Washington Wizards héritent du premier choix après avoir aligné des cinq majeurs sans queue ni tête après avoir pourtant fait venir Trae Young et Anthony Davis via des trades, le Utah Jazz et les Memphis Grizzlies n’ont eu honte de rien et même les Chicago Bulls, qui disposeront du quatrième choix, ont lâché les dernières rencontres.
Adam Silver espère combattre ces pratiques avec sa nouvelle réforme. Celle-ci avait déjà filtré dans la presse et elle a été confirmée par le commissionnaire en personne. Il s’agit donc de la formule (3-2-1) avec désormais seulement trois probabilités différentes réparties sur les 16 (et non plus 14) équipes engagées dans la loterie.
« On équilibre les probabilités pour ne pas encourager les équipes à être mauvaises. Il y a aussi une zone que l’on qualifie de relégation : les trois derniers du championnat ont même moins de chances de récupérer le premier choix de la draft », confie Silver. Le dirigeant est un grand fan de football mais pas sûr que ce principe s’applique aussi bien à une ligue fermée. Certaines équipes en reconstruction risquent d’être pénalisées sans même chercher à tanker.
La NBA se réservera aussi le droit de changer l’ordre de la draft si jamais une franchise est prise en flagrant délit de tanking. Ça restera cependant une question d’interprétation. Ce système, s’il est voté, sera en place jusqu’en 2029 avant un éventuel nouveau changement.
