Renforcés, talentueux, déséquilibrés : que valent vraiment ces intrigants Mavericks ?

Entre la montée en puissance de Cooper Flagg et l’avenir incertain de leurs vétérans, les Mavericks présentent l’un des projets les plus intrigants de l’Ouest.

Renforcés, talentueux, déséquilibrés : que valent vraiment ces intrigants Mavericks ?

Les Dallas Mavericks abordent la nouvelle saison avec un effectif presque impossible à situer dans la hiérarchie de la Conférence Ouest. Trop talentueux pour être considérés comme une équipe de bas de tableau, ils semblent également trop incertains et trop jeunes pour viser immédiatement le top 6.

Cette difficulté à les évaluer vient surtout de la coexistence de deux projets. D’un côté, Dallas possède un noyau jeune construit autour de Cooper Flagg. De l’autre, la franchise conserve plusieurs vétérans dont l’avenir texan paraît extrêmement incertain.

Cooper Flagg désormais au centre du projet

Une chose est désormais acquise : les Mavericks sont devenus l’équipe de Cooper Flagg. Le premier choix de la Draft a parfaitement supporté la pression inhérente à son statut lors de sa saison rookie, terminée avec 21 points, 6,7 rebonds et 4,5 passes de moyenne, à 46 % au tir.

Son adresse extérieure, limitée à 29 %, constitue encore un axe de progression évident. Mais Flagg a déjà suffisamment démontré pour devenir le visage du nouveau projet de Dallas. Sa deuxième saison permettra notamment de mesurer sa capacité à évoluer comme un véritable point forward, avec davantage de responsabilités dans la création et l’organisation du jeu.

Les Mavericks ont également constitué autour de lui un groupe particulièrement séduisant. Zaccharie Risacher, Santi Aldama, Max Christie, Dereck Lively II, Morris Johnson, Marcus Sasser ou encore Sergio De Larrea donnent à Dallas une base jeune, polyvalente et dotée d’une taille importante.

L’arrivée d’Aldama offre notamment de nombreuses possibilités grâce à sa capacité à évoluer à plusieurs postes. Dallas pourra aligner des cinq majeurs particulièrement grands sans nécessairement sacrifier la mobilité ou la qualité technique. Max Christie possède également le profil défensif et la jeunesse nécessaires pour prétendre à une place de titulaire.

Un effectif coupé en deux

À côté de cette nouvelle génération se trouve toutefois un groupe de vétérans dont certains pourraient ne pas terminer la saison à Dallas. Kyrie Irving, Klay Thompson, Daniel Gafford, PJ Washington et Caleb Martin se trouvent dans des situations différentes, mais aucun ne semble absolument indispensable au projet à long terme.

Kyrie Irving pourrait encore jouer un rôle important, aussi bien pour encadrer les jeunes que pour retrouver progressivement son meilleur niveau physique. Son retour constitue d’ailleurs l’une des principales variables de la saison des Mavericks. S’il retrouve le niveau qui était le sien avant sa blessure, Dallas disposera d’un créateur suffisamment fort pour rendre l’équipe immédiatement compétitive.

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Sur le papier, une association entre Irving, Thompson, Flagg, Washington et Gafford ou Lively reste très intéressante. Ce cinq possède suffisamment de talent, d’expérience, de taille et de qualités offensives pour empêcher les Mavericks de sombrer dans les profondeurs de l’Ouest.

Mais cette configuration pourrait seulement être provisoire. Klay Thompson paraît notamment susceptible de quitter Dallas au cours de la saison. Il a récemment confié à un supporter de Golden State qu’il lui restait une année de contrat et qu’il aimerait pouvoir la terminer avec les Warriors. Les Mavericks sont ouverts à un transfert, même si son marché semble actuellement limité. Un départ négocié après la deadline apparaît donc comme une possibilité crédible.

PJ Washington pourrait lui aussi être concerné par un échange. Son départ dépendra cependant de ses performances et du prix réclamé par Dallas. Une bonne première moitié de saison pourrait convaincre un candidat au titre de céder un choix de Draft pour récupérer un ailier capable de contribuer immédiatement.

Trop forts pour tanker, trop fragiles pour rêver ?

Les Mavericks n’ont pas réellement intérêt à construire volontairement l’une des plus mauvaises équipes de NBA puisqu’ils ne contrôlent pas leurs choix de Draft lors des prochaines années. Leur logique pourrait donc être de profiter de leurs vétérans aussi longtemps qu’ils sont présents, tout en développant progressivement Flagg et le reste du jeune noyau.

Cette stratégie explique pourquoi Dallas devrait conserver un effectif compétitif au lancement de la saison, avant d’éventuellement procéder à plusieurs ajustements. Tous les vétérans ne partiront probablement pas simultanément à la deadline. Le déroulement des premiers mois, les performances individuelles et l’atmosphère générale détermineront la direction prise par Masai Ujiri et son staff fraîchement arrivés.

Les blessures représentent une autre inconnue importante. Lively a déjà connu plusieurs problèmes physiques et Irving doit encore revenir à son meilleur niveau. Une équipe relativement séduisante sur le papier pourrait rapidement perdre sa cohérence si ses principaux joueurs manquent trop de rencontres.

Dans le meilleur scénario, la greffe entre les jeunes et les vétérans fonctionne, Irving revient en pleine possession de ses moyens et Flagg franchit immédiatement un nouveau palier. Dallas pourrait alors se rapprocher du play-in et devenir une équipe particulièrement désagréable à affronter.

Dans le scénario le plus probable, les Mavericks resteront dans cet entre-deux qui les caractérise aujourd’hui : pas assez faibles pour rejoindre les profondeurs du classement, mais encore trop irréguliers pour s’installer parmi les meilleures équipes de l’Ouest. Cela ne les empêchera pas d’être l’une des formations les plus intrigantes à suivre.

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