Russell Westbrook explique sa sélection de tirs

Russell Westbrook n'a pas fini de prendre des tirs à longue distance. Le meneur du Thunder a expliqué sa théorie aux journalistes de CBS Sports.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Russell Westbrook explique sa sélection de tirs
La sélection de tir de Russell Westbrook. Voilà un point récurrent sur lequel les détracteurs du meneur d’Oklahoma City aiment bien s’appuyer. Malgré la présence du meilleur attaquant de la ligue dans son équipe, le natif de L.A. s’accorde 18 tentatives par rencontre, pour seulement 40% de réussite. Ce chiffre assez bas pour un meneur s’explique par certains shoots difficiles – forcés selon le point de vue – que prend régulièrement la superstar du Thunder. Mais Westbrook est comme ça, c’est un joueur instinctif. Ce qui ne l’empêche pas de réfléchir en amont à sa sélection de tirs. Il tente de plus en plus sa chance à longue distance (300 tirs tentés derrière la ligne à trois-points l’an dernier, déjà 96 cette saison). Et même si les résultats ne suivent pas pour l’instant (30% de réussite), Russell a une explication.
« Il n’y a aucun intérêt à prendre un tir à deux-points ‘lointain’. Autant reculer d’un pas et prendre un trois », assure l’intéressé à CBS Sports.
Russell Westbrook est plutôt dans le vrai. Quitte à prendre un tir difficile (les longs deux-points sont des tirs à faibles pourcentages) autant dégainer directement à trois-points. En cas de panier, cela fait toujours un point de plus. En termes de « pourcentages effectifs » (à lire sur ce sujet un article sur l'efficacité de l'attaque du Miami Heat), il revient au même de shooter à 50% de réussite à deux-points que 33% de réussite derrière l’arc. Un exemple mathématique tout bête : 5 tirs réussis en 9 tentatives à deux points, soit 55,5% = 10 points marqués alors que 3 tirs réussis sur 9 tentatives à trois-points, soit 33,3% = 9 points).Bref, Russell Westbrook ne va pas se priver. Il compte bien continuer à shooter de loin, encore et encore.
« A chaque fois que les défenseurs passeront derrière l’écran, je prendrai le shoot. Ils m’incitent à shooter plutôt que d’attaquer le cercle. S’ils continuent comme ça, ils vont apprendre. »
Décidément, on se dit que Kevin Durant a vraiment les nerfs solides. En revanche, si Russell Westbrook commence à taper la barre des 35% de réussite longue distance, les défenses adverses pourront faire des cauchemars… si ce n’est déjà le cas.
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