Si les joueurs NBA étaient des persos de My Hero Academia

LeBron en All For One, Wembanyama en Todoroki, Curry en Deku… Nos comparaisons NBA/My Hero Academia sont parfois plus logiques qu’elles en ont l’air.

Si les joueurs NBA étaient des persos de My Hero Academia

Parce qu’il faut bien souffler un peu entre deux matches des Finales NBA, on vous propose un peu de détente.

Après l’excellent papier d’Antoine qui comparait les joueurs NBA à des personnages d’Astérix, on a voulu pousser le délire dans une autre direction, un peu plus jeune, un peu plus manga, mais pas forcément moins pertinente : et si les stars NBA étaient des personnages de My Hero Academia ?

Sur le papier, ça peut sembler un peu tiré par les cheveux. Dans les faits, entre les Alters, les caractères impossibles, les pouvoirs défensifs, les prodiges annoncés, les boss de fin et les héros qui refusent de quitter l’arc principal, les comparaisons deviennent parfois assez troublantes.

Alors oui, tout ça est évidemment très sérieux. Ou pas du tout. Mais entre LeBron James en All For One, Stephen Curry en Deku ou Victor Wembanyama en Shoto Todoroki, vous allez voir qu’on n’est peut-être pas si loin du scouting report parfait.

LeBron James / All For One

LeBron James, c’est un peu All For One s’il avait investi dans la cryothérapie plutôt que dans la domination du monde.

Il traverse les générations, refuse de quitter l’arc principal et revient toujours hanter les petits jeunes persuadés que l’histoire leur appartient enfin. Comme All For One, il donne aussi l’impression d’avoir tout absorbé : la vision de Magic, la puissance de Malone, le contrôle de CP3, la longévité de Brady et probablement deux ou trois protocoles médicaux classés secret-défense.

Le plus inquiétant ? Même quand il n’est plus censé être le boss final, personne n’a vraiment envie de le croiser en playoffs. LeBron ne vole pas les Alters. Il les collectionne en silence depuis 2003.

Victor Wembanyama / Shoto Todoroki

Victor Wembanyama, c’est Shoto Todoroki avec 2,24 m, une wingspan de film d’horreur et un scouting report qui ressemble à une erreur d’impression.

Le prodige annoncé. Le feu et la glace dans le même corps. Comme Todoroki, Wembanyama donne l’impression d’avoir hérité de plusieurs pouvoirs à la fois : il contre au cercle, shoote à neuf mètres, dribble comme un ailier, défend trois joueurs sur la même possession et transforme parfois la raquette en zone interdite.

Todoroki doit apprendre à utiliser ses deux éléments ensemble. Wembanyama, lui, doit gérer le fait d’être intérieur, extérieur, protecteur de cercle, franchise player, phénomène médiatique et dossier prioritaire pour toutes les défenses de la ligue.

Le jour où tout sera parfaitement synchronisé, la NBA devra peut-être appeler Endeavor en renfort.

Anthony Edwards / Katsuki Bakugo

Anthony Edwards, c’est Katsuki Bakugo avec un meilleur premier pas et probablement la même capacité à considérer le doute comme une maladie honteuse.

L’énergie, l’arrogance, le bruit, l’explosion : tout y est. Il attaque comme s’il avait quelque chose à prouver à chaque possession, parle avec la confiance d’un héros qui n’a jamais envisagé la possibilité de perdre, et transforme le moindre dunk en déclaration de guerre.

Comme Bakugo, il peut agacer, impressionner, provoquer, puis rappeler en deux actions pourquoi tout le monde finit par le regarder. Ant n’entre pas dans un match pour participer à l’épisode. Il entre pour faire exploser le générique.

Nikola Jokic / Shota Aizawa

Au premier regard, Nikola Jokic n’a rien du héros flamboyant. Il donne plutôt l’impression d’être là parce qu’on l’a réveillé d’une sieste trop courte et qu’il aimerait beaucoup rentrer nourrir ses chevaux.

Et pourtant, comme Shota Aizawa, il contrôle absolument tout.

Son superpouvoir ? Neutraliser le chaos. Il lit les intentions adverses, coupe les angles, ralentit le jeu, puis punit la moindre erreur avec une passe que personne n’avait vue venir. Pas besoin d’effets spéciaux, de grands discours ou de pose dramatique face caméra. Juste une compréhension supérieure du combat.

Comme Aizawa, Jokic semble régulièrement se demander pourquoi tout le monde autour de lui fait autant de bruit. Puis il finit avec 32 points, 14 rebonds, 11 passes et l’air de quelqu’un qui n’a toujours pas commencé à transpirer.

Kevin Durant / Endeavor

Kevin Durant, c’est Endeavor avec un jumper soyeux et un compte burner dans la doublure du costume.

Immense, terrifiant, obsédé par le sommet… mais longtemps condamné à vivre dans l’ombre d’un autre monument. Endeavor avait All Might. KD a eu LeBron, puis les débats éternels sur les Warriors, les titres, les superteams et les astérisques.

Le plus intéressant, c’est ce malaise quand le statut de numéro un devient accessible. Trop fort pour être ignoré, trop sensible pour faire semblant de s’en foutre, trop complexe pour être le héros lisse que tout le monde attend.

Endeavor brûle tout parce qu’il ne sait pas toujours quoi faire de son feu. KD, lui, crame les défenses… puis peut aller vérifier en ligne si tout le monde a bien applaudi.

Shai Gilgeous-Alexander / Best Jeanist

Shai Gilgeous-Alexander, c’est Best Jeanist si son alter était sponsorisé par une Fashion Week et un pull parfaitement trop grand.

Le parallèle est évident : le contrôle, l’élégance, la maîtrise du moindre détail. Best Jeanist gagne avec précision, retenue et sens du style. SGA aussi. Il ne donne jamais l’impression de forcer. Il découpe les défenses avec des changements de rythme cousus main, comme s’il avait fait retoucher chaque dribble chez un tailleur.

Et puis il y a le côté mode, évidemment. Shai ne s’habille pas juste bien : il arrive à l’arena comme s’il venait arbitrer un conflit entre la NBA, Vogue et un concept-store de Brooklyn.

Son alter ? Midrange couture.

Stephen Curry / Deku

Stephen Curry, c’est Deku avec des chevilles réparées, un protège-dents et un One For All qui s’active depuis le logo.

Au départ, personne ne voyait vraiment le prototype du monstre NBA : trop petit, trop frêle, trop différent. Puis il a bossé, compris son pouvoir, repoussé les limites… et obligé toute la ligue à revoir le programme.

Deku voulait devenir le plus grand héros. Curry, lui, a transformé tous les gamins du monde en dangers publics à neuf mètres du cercle.

Luka Doncic / Hawks

Luka Doncic, c’est Hawks sans les ailes, mais avec la même impression agaçante d’avoir lu le scénario, les spoilers et les notes de l’auteur avant tout le monde.

Il flotte dans le match, ralentit le tempo, manipule l’espace et trouve des angles qui n’existaient pas trois secondes plus tôt. Hawks découpe l’air avec ses plumes ; Luka découpe les défenses avec son handle, ses épaules et son cardio de mec qui a découvert l’échauffement en option.

Son alter ? “Je joue en marchant, mais vous êtes déjà en retard.”

Dirk Nowitzki / All Might

Dirk Nowitzki, c’est All Might version fadeaway sur une jambe et accent allemand.

Héros absolu d’une franchise, visage rassurant, pouvoir iconique, corps usé jusqu’à la corde, puis passage naturel vers la légende et la transmission. Dirk n’a plus son One For All, mais toute une génération d’intérieurs shooteurs joue encore avec une petite mèche de son alter dans les mains.

Son sourire n’a jamais eu le volume sonore de celui d’All Might, mais l’effet était le même à Dallas : quand Dirk arrivait, tout le monde savait qu’il y avait encore une chance.

Et son “United States of Smash” à lui ? Un fadeaway impossible sur une jambe, avec le défenseur déjà résigné avant même que le ballon quitte ses mains.

A’ja Wilson / Mirko

A’ja Wilson, c’est Mirko avec un jumper, un palmarès et beaucoup moins de risques de finir un combat avec trois membres en moins.

Même énergie de prédatrice, même refus de reculer, même envie de régler un problème personnel avec tout ce qui bouge dans la raquette. A’ja peut scorer, défendre, contrer, courir, gueuler, sourire… puis recommencer comme si c’était encore l’échauffement.

Mirko fonce dans le tas parce qu’elle n’a peur de personne. A’ja, tout pareil.

Caitlin Clark / Ochaco Uraraka

Caitlin Clark, c’est Ochaco Uraraka si son alter ne servait pas seulement à faire flotter les objets, mais aussi à envoyer toute une ligue en apesanteur.

Comme Uraraka, elle a ce mélange assez rare entre fraîcheur, détermination et capacité à retourner l’ambiance d’une salle. Elle a l’air accessible, presque normale, jusqu’au moment où elle dégaine depuis le logo et où tout le monde se rappelle qu’il y a quand même un pouvoir complètement anormal dans l’histoire.

Uraraka annule la gravité. Caitlin, elle, annule parfois les distances raisonnables.

Rudy Gobert / Cementoss

Rudy Gobert, c’est Cementoss avec 2,35 m d’envergure et une relation compliquée avec les réseaux sociaux.

Ce n’est pas le personnage le plus flashy, personne ne l’attend pour faire des saltos ou balancer une punchline en pleine baston. Mais dès qu’il faut ériger un mur, fermer une zone ou empêcher tout le monde de paniquer, il devient indispensable.

Comme Cementoss, Gobert gagne surtout des combats que les gens ne remarquent pas toujours. Il bloque, il dissuade, il ralentit, il efface les erreurs des autres. Et quand il n’est plus là, soudain, tout le monde comprend pourquoi le bâtiment tenait encore debout.

Amen Thompson / Eijiro Kirishima

Amen Thompson, c’est Kirishima avec un premier pas de mutant et un taux de masse grasse qui devrait être interdit par la convention de Genève.

Le parallèle est évident : dureté, contact, explosivité, défense, corps sec comme une lame et impression que les chocs le rechargent au lieu de le ralentir. Kirishima se durcit pour aller au charbon. Amen, lui, attaque les intervalles comme si les épaules adverses étaient des portes battantes.

Il défend avec le torse, les bras, les appuis, l’envie, et cette petite vibe de mec qui pense sincèrement qu’un mur est juste une suggestion.

Chet Holmgren / Tamaki Amajiki

Chet Holmgren, c’est Tamaki Amajiki avec un handle, des bras de Slenderman et l’air de pouvoir se faire renverser par un courant d’air… avant de te contrer trois fois de suite.

Comme Tamaki, il n’a pas le profil du héros évident. Il paraît presque fragile, discret, bizarrement assemblé. Puis le combat commence, et on réalise qu’il a absorbé plusieurs pouvoirs à la fois : protecteur de cercle, stretch five, ailier mobile, finisseur, shooteur, créature de laboratoire créée pour rendre les layups déprimants.

Il ne fait pas peur comme les autres. Il fait peur après coup, quand tu regardes la feuille de stats et que tu comprends qu’il a passé la soirée à ruiner ton plan sans hausser la voix.

Jalen Brunson / Mirio Togata

Jalen Brunson, c’est Mirio Togata avec un footwork de daron et une tête de comptable qui vient de détruire ton plan de retraite.

Il n’a pas le profil le plus impressionnant, mais il traverse tout : les écrans, les prises à deux, les épaules, les bras, les aides défensives et les certitudes adverses. Comme Mirio, il trouve des passages là où il ne devrait y avoir que des murs.

Brunson ne fait pas toujours du bruit. Il disparaît, réapparaît au bon endroit, obtient le contact, marque, repart. Et trois quart-temps plus tard, tu réalises qu’il t’a méthodiquement démoli.

Tyrese Haliburton / Momo Yaoyorozu

Tyrese Haliburton, c’est Momo Yaoyorozu avec un sourire de gendre idéal et une passe laser dans chaque manche.

Même logique : il ne gagne pas en explosant tout sur son passage, il gagne en fabriquant la bonne solution au bon moment. Une passe dans le corner, un lob, un floater, un tir à trois points, un tempo ralenti juste ce qu’il faut… Haliburton crée des objets utiles en plein combat, sauf que chez lui, ça sort surtout du poignet droit.

Comme Momo, il peut parfois donner l’impression d’être trop gentil pour le chaos autour de lui. Puis il te démonte une défense avec trois lectures propres, deux passes absurdes et un sourire poli qui rend la défaite encore plus vexante.

Hahaha!

Qui marche aussi :
Giannis, son corps musculeux, son sourire all bright et aimé des petits et des grands (bon mois en ce moment, j'avoue) en All Might.
Luka, talent naturel, vénère pour un rien, à s'inventer des beefs avec n'importe qui pour se motiver en Bakugo.
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