Il y a toujours quelques parcours à part en NBA. On pense souvent aux histoires les plus folles de ces jeunes hommes miraculés ou sortis de la misère. Spencer Jones ne correspond pas à ce profil. Mais son expérience de vie est particulièrement intéressant. Ancien coéquipier de Maxime Raynaud à Stanford, il est aussi diplômé de la célèbre université américaine. Un ingénieur qui, pour l’instant, se consacre à un tout autre métier : en effet, il bourlingue entre la G-League et la NBA depuis 2024.
Le non-drafté est même en train de se faire une belle place dans l’effectif des Denver Nuggets, qui figurent parmi les favoris pour le titre. Ailier long et dynamique, il est capable de défendre sur les meilleurs attaquants adverses et d’étirer les lignes avec son adresse extérieure de l’autre côté du terrain. Un profil de « 3 and D » très recherché dans la ligue. Encore fallait-il qu’une équipe lui donne sa chance.
Les blessures d’Aaron Gordon, de Christian Braun puis de Cam Johnson lui ont permis de se révéler. Spencer Jones tourne par exemple à 8,7 points, 53% aux tirs, 41% à trois-points et 4 rebonds de moyenne sur les 21 matches qu’il a débuté cette saison. David Adelman semble avoir mis la main sur un joueur capable d’étoffer encore un peu plus la rotation de Denver en playoffs, même sur un court temps de jeu.
L’homme est encore plus passionnant que le basketteur. Justement parce qu’il est bien plus qu’un athlète. Il s’est par exemple engagé auprès de la communauté en participant activement à l’éducation de jeunes des milieux défavorisés. Il donne des cours sur son temps libre. Il essaye de servir de modèle, notamment à travers son association qui vise à encourager les adolescents à accéder à l’éducation.
Un personnage engagé au parcours différent et sans doute le seul joueur NBA de l’Histoire à célébrer les victoires de son équipe sur… LinkedIn.
