Spurs Vs Thunder : OKC favorisé par l’arbitrage ?

Entre les fautes sifflées sur Shai Gilgeous-Alexander et la frustration de Stephon Castle, la question de l’arbitrage devient centrale dans la série Spurs-Thunder.

Depuis le début de cette finale de conférence entre San Antonio Spurs et Oklahoma City Thunder, le débat revient sans cesse : le Thunder bénéficie-t-il d’un arbitrage plus favorable ? Nous l'avons plusieurs fois évoqué ici et dans nos podcats. Ce matin, dans le CQFR, Shaï, Antoine et Théo en ont une fois encore parlé. Debrief.

Après le Game 5 remporté 127-114 par Oklahoma City, la frustration a encore grandi côté Spurs. Et honnêtement, il y a des séquences où elle peut se comprendre.

Dans le troisième quart-temps notamment, plusieurs décisions ont complètement cassé la dynamique texane. Il y a ce possible goaltending de Cason Wallace sur une tentative de claquette près du cercle qui n’est pas sifflé. Puis cette sortie de balle finalement accordée au Thunder malgré un ballon qui semble toucher le pied de Chet Holmgren. Derrière, San Antonio tente de gagner du temps pour challenger l’action, Mitch Johnson s’énerve, prend une technique et le Thunder récupère encore des lancers.

Victor Wembanyama face à sa première vraie tempête

Le problème, ce n’est même pas uniquement ces décisions-là. Ce qui ressort surtout du débat autour de cette série, c’est l’impression permanente que le seuil arbitral change d’un match à l’autre. Par moments, les contacts sont laissés totalement libres. Puis soudainement, sur le match suivant, des fautes beaucoup plus légères sont sifflées immédiatement. Et pour une équipe jeune comme San Antonio, cela semble créer énormément de frustration et d’hésitation.

C’est particulièrement visible avec Stephon Castle. Plusieurs fois dans ce Game 5, le rookie finit au sol après des contacts dans la raquette sans obtenir de coup de sifflet. Pendant ce temps, Shai Gilgeous-Alexander continue lui d’aller régulièrement sur la ligne. Et forcément, côté Spurs, cela commence à agacer.

Castle a d’ailleurs laissé entendre après le match qu’il n’avait pas le sentiment que les fautes étaient sifflées de la même manière des deux côtés. Mais en même temps, le débat ne peut pas simplement se limiter à "OKC est favorisé".

 

OKC flirte avec les limites... mais le fait bien

Parce que le Thunder donne aussi l’impression d’être une équipe beaucoup plus mature dans sa manière de gérer les zones grises de l’arbitrage. Oklahoma City joue extrêmement physique, met les mains partout, défend très dur sur les porteurs… mais reste souvent à la limite sans complètement la dépasser.

Et surtout, Shai Gilgeous-Alexander maîtrise mieux que presque n’importe qui aujourd’hui l’art de provoquer les fautes. Le parallèle avec Tony Parker jeune est d’ailleurs très intéressant. Au début de sa carrière, Parker jouait constamment à pleine vitesse. Puis il a appris à casser les rythmes, ralentir, réaccélérer, provoquer le contact au bon moment. Et c’est précisément ce qui permet aujourd’hui à Shai de générer autant de lancers.

Castle, lui, joue encore énormément sur l’explosivité pure. Il attaque fort, tout le temps, sans énormément varier les tempos. Résultat : certaines fautes paraissent moins visibles pour les arbitres.

Mais même avec cette frustration, les Spurs eux-mêmes refusent de faire de l’arbitrage l’explication principale de leur défaite. Mitch Johnson continue surtout de parler d’indiscipline, d’erreurs de jeunesse et de possessions mal gérées. Et c’est probablement là que se situe le vrai sujet. Parce que San Antonio a aussi perdu ce match à cause : des pertes de balle évitables, des tirs précipités à trois points, du manque de patience, et d’une forme d’empressement permanent dès que le Thunder creusait un petit écart.

Mitch Johnson pointe les problèmes des Spurs après la défaite

Le Thunder, lui, a donné une impression inverse. Même quand Shai était maladroit au début du match, personne n’a paniqué. L’équipe est restée fidèle à son plan de jeu, a continué à défendre dur et a laissé l’écart grimper progressivement sans jamais perdre sa structure collective. C’est probablement pour ça que le débat autour de l’arbitrage devient parfois trompeur dans cette série.

Oui, certaines séquences peuvent frustrer les Spurs. Oui, il existe clairement une sensation d’inconstance d’un match à l’autre. Mais réduire cette rencontre au sifflet ferait presque oublier l’essentiel : Oklahoma City a surtout ressemblé à une équipe plus disciplinée, plus calme et plus expérimentée dans la manière de gérer ce type de bataille de playoffs.

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Pour être sur pas mal de serveurs Discord des fans des Spurs, en voyant la liste des arbitres, ils se sont dit :
"Ce soir, on va souffrir et sans doute perdre".

Je ne suis vraiment pas complotiste, bien au contraire, mais arriver à une conclusion quasi auto-prophétique en regardant simplement une liste, c'est qu'il y a forcément un peu de vrai dans tout cela.
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Je suis pas tellement d accord, le thunder normalise le fait de ne pas respecter les règles, les petits coup de vices à marcher sur les chevilles des mecs (complètement inacceptables ça devrait mener à des matchs de suspension systématiques, on ne veut plus voir ça sur un terrain, ça n a pas sa place point), accrocher en permanence et floppant et surjouant le moindre contact de l autre côté du terrain, créant ainsi une dissymétrie sur la ligne de base par laquelle sont abitrées les équipes.
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