Stephen Curry shootait à 42 % à trois points… avec une vision floue

En 2018, Stephen Curry shootait à 42,3 % à trois points sans savoir qu'une maladie de la cornée lui causait une vision très floue et déformée.

Stephen Curry shootait à 42 % à trois points… avec une vision floue

Stephen Curry était déjà considéré comme le plus grand shooteur de sa génération lorsqu'il a découvert un détail assez incroyable : il ne voyait pas correctement.

Dans un entretien accordé à People, la superstar des Golden State Warriors a raconté comment elle avait découvert en 2018 qu'elle souffrait d'un kératocône, une maladie qui déforme progressivement la cornée et peut provoquer une vision floue et déformée.

« C'était en 2018 et je ne savais pas que j'avais vraiment une vision extrêmement floue ou que les images étaient déformées. C'était simplement comme ça que je voyais les choses et nous nous étions adaptés autour de ça », raconte Curry.

Le plus impressionnant reste évidemment ce que le meneur accomplissait malgré ce handicap. En 2017-2018, Curry avait notamment shooté à 42,3 % à trois points en saison régulière. Il était alors déjà double MVP et allait remporter son troisième titre NBA avec Golden State.

Et Curry ne s'était même pas réellement rendu compte qu'il avait un problème.

C'est Bob Myers, alors GM des Warriors, qui a fini par l'alerter après avoir regardé un match de Golden State à la télévision. Les caméras avaient régulièrement montré Curry sur le banc en train de plisser les yeux.

« Il m'a envoyé un message après le match parce qu'apparemment, la retransmission n'arrêtait pas de me montrer quand j'étais sur le banc », se souvient Curry. « Il m'a dit : "Tu n'arrêtes pas de plisser les yeux, on dirait que tu ne vois rien. Est-ce que tu as fait vérifier tes yeux ? Tu devrais probablement le faire parce que ce n'est pas normal." »

Curry a alors consulté un optométriste en pensant que les examens ne révéleraient rien de particulier. Le diagnostic a été tout autre.

« Ils m'ont dit que j'avais une maladie rare appelée kératocône, avec une cornée de forme irrégulière qui entraîne évidemment une vision floue et des images déformées », explique-t-il. « J'ai découvert que c'était une maladie progressive qui peut détériorer la vision avec le temps et que cela peut devenir irréversible si ça évolue dans la mauvaise direction. »

Curry a dû s'habituer à jouer avec des lentilles de contact, ce qu'il n'a pas immédiatement accepté avec enthousiasme.

« Pendant la première ou les deux premières années, j'étais têtu à ce sujet parce que ça faisait partie de mon travail de voir le cercle et le terrain, même si c'était flou. Je me disais : "J'ai l'habitude de ça." »

Aujourd'hui, le meneur fait contrôler ses yeux tous les six mois et suit un traitement permettant de surveiller l'évolution de son kératocône. Il estime que cette prise en charge lui a surtout apporté de la tranquillité et davantage de clarté.

Elle donne aussi une dimension assez improbable aux exploits réalisés auparavant par le meilleur shooteur de l'histoire. Curry en plaisante lui-même lorsqu'il imagine le titre de ses futures mémoires.

« Je plaisante en disant que lorsque tout sera terminé, mes mémoires devraient s'appeler : "Pendant tout ce temps, je ne voyais rien." »

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