Tony Parker divise son salaire par cinq à l’ASVEL

Touché par la crise budgétaire de l’ASVEL, Tony Parker aurait divisé son salaire par cinq afin de préserver presque intégralement son staff.

Tony Parker divise son salaire par cinq à l’ASVEL

La crise budgétaire traversée par l’ASVEL a également touché Tony Parker. Pour préserver l’essentiel de son staff technique, le nouvel entraîneur villeurbannais aurait accepté de diviser son salaire par cinq.

Tony Parker devait devenir l’un des entraîneurs les mieux rémunérés de l’histoire du basket français. Initialement estimé à plus de 1,2 million d’euros pour la saison, son salaire devrait finalement avoisiner les 240 000 euros après la révision brutale du budget de l’ASVEL.

Une réduction particulièrement importante, directement liée aux difficultés financières rencontrées par le club durant l’été. Les ambitions initiales de la formation villeurbannaise avaient débouché sur un recrutement spectaculaire, mais plusieurs opérations ont dû être annulées ou profondément remaniées lorsque la réalité économique a rattrapé le projet.

Tony Parker a néanmoins accepté de consentir cet effort financier afin de préserver la composition de son staff. L’ancien meneur des Spurs souhaitait notamment pouvoir travailler avec Vincent Collet, autour duquel une équipe technique ambitieuse avait été construite. Seul Guillaume Soares, qui devait occuper un rôle d’assistant chargé de la coordination défensive, n’a finalement pas été conservé.

« Il était important que l’intégralité de mon staff soit présente. Ils n’avaient pas à subir les conséquences de ce qui s’est passé », a expliqué Tony Parker.

Un recrutement bouleversé par la crise

L’ASVEL avait abordé l’intersaison avec des moyens et des ambitions considérables. Le club avait annoncé ou trouvé un accord avec plusieurs joueurs de premier plan, parmi lesquels Sylvain Francisco, Daniel Theis, Armoni Brooks, Nick Weiler-Babb, Joel Bolomboy et Patty Mills.

La réduction du budget a obligé les dirigeants à revoir rapidement leurs plans. Sylvain Francisco a finalement rejoint le Panathinaïkos avec un contrat de longue durée, tandis que Daniel Theis s’est engagé avec le Maccabi Tel-Aviv.

Armoni Brooks a été prêté à Valence pour l’ensemble de la saison et Nick Weiler-Babb a pris la direction de l’Étoile Rouge de Belgrade dans les mêmes conditions. Parmi les principales recrues envisagées au début de l’été, seuls Joel Bolomboy et Patty Mills sont donc restés à Villeurbanne.

L’ASVEL est malgré tout parvenue à reconstruire un effectif intrigant. Jae Crowder et TyTy Washington ont notamment rejoint le club, tout comme Tremont Waters, Hugo Besson, Nate Sestina, Yves Pons, Myles Cale ou encore Mathis Dossou-Yovo.

Parker assume une partie des conséquences

En renonçant à près d’un million d’euros, Tony Parker a directement participé à la réduction des dépenses du club. Son choix lui permet aussi de conserver une grande partie des techniciens qu’il avait lui-même choisis avant de prendre place sur le banc.

Cette décision ne fera évidemment pas disparaître les interrogations entourant la gestion estivale de l’ASVEL. Le club a dû se séparer de plusieurs recrues majeures avant même le début de la saison et construire presque intégralement un nouvel effectif en quelques semaines.

Parker va désormais devoir donner une cohérence sportive à ce groupe très largement remanié. Après un été agité en coulisses, l’ancien capitaine des Bleus a consenti un sacrifice financier massif pour préserver son projet. Il lui reste maintenant à prouver que celui-ci peut fonctionner sur le terrain.

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