L’ASVEL a peut-être dû revoir sérieusement ses ambitions à la baisse cet été, mais elle vient tout de même de réussir un joli coup. Patty Mills s’est officiellement engagé avec le club villeurbannais pour la saison 2026-2027.
Une arrivée qui a évidemment une forte dimension symbolique puisque l’Australien va retrouver Tony Parker, désormais entraîneur de l’ASVEL. Les deux hommes ont partagé le backcourt des San Antonio Spurs pendant sept saisons et, surtout, le titre NBA de 2014. Mills avait d’ailleurs joué un rôle précieux dans cette équipe championne, notamment grâce à son adresse extérieure et son énergie en sortie de banc.
À bientôt 38 ans, il les fête ce 11 août, Patty Mills n’arrive évidemment plus avec le statut du joueur qui a passé seize saisons en NBA. Mais l’ancien Spur a montré ces derniers mois qu’il avait encore largement de quoi apporter à haut niveau.
Arrivé à Tenerife en cours de saison dernière, Mills s’est rapidement adapté au basket européen. Il a notamment tourné à 16,7 points de moyenne en Liga ACB, avec plusieurs cartons offensifs, dont une pointe à 36 points contre Barcelone en playoffs.
Tony Parker encense LeBron James et sa longévité
Son arrivée à Villeurbanne est d’autant plus notable qu’elle a longtemps semblé incertaine. L’ASVEL a été contrainte de revoir très fortement son budget après les problèmes rencontrés autour du financement de son nouveau projet, au point de remettre en question plusieurs signatures prévues cet été. Mills aurait même reçu une offre du Partizan Belgrade, mais le lien avec Parker a pesé dans sa décision de maintenir son engagement avec le club français.
Sportivement, il faudra évidemment voir ce qu’un joueur de son âge peut encore donner sur toute une saison d’EuroLeague. Mais entre son expérience, son shoot, son leadership et une culture de la gagne construite pendant plus d’une décennie en NBA, Mills apporte quelque chose dont cette ASVEL en reconstruction avait clairement besoin.
Et puis, forcément, revoir Tony Parker et Patty Mills ensemble treize ans après le dernier titre des Spurs, avec l’un sur le banc et l’autre sur le parquet, aura un petit parfum de nostalgie.
