Déjà au cœur d’un scandale révélé par Pablo Torre mardi, selon lequel sa société aurait fourni du matériel utilisé par l’armée russe dans le cadre de la guerre en Ukraine, Rob Pera, le propriétaire des Memphis Grizzlies voit ressurgir une autre histoire. Beaucoup plus légère, mais tout aussi révélatrice du personnage.
Une anecdote, à nouveau racontée par Torre, qui date de 2013, et qui en dit long sur la frontière parfois floue entre confiance en soi et délire mégalo chez certains milliardaires.
À l’époque, Rob Pera est persuadé d’une chose : un propriétaire NBA peut rivaliser en un contre un avec un vrai joueur NBA. Sans avoir jamais joué au basket à la fac, ni à un niveau compétitif notable, Pera est néanmoins convaincu de son niveau. Suffisamment, en tout cas, pour provoquer Tony Allen, alors pilier défensif des Grizzlies et accessoirement l’un des arrières les plus effrayants de la ligue en matière de bagarre. Allen accepte. Le carnage potentiel est évident, mais Pera y croit.
Grizzlies : des révélations explosives visent le propriétaire
Pour maximiser ses chances, le proprio se prépare sérieusement. Pendant plusieurs jours, il s’entraîne avec David Thorpe, coach individuel réputé, qui racontera plus tard cette histoire à Pablo Torre. L’idée est claire : arriver prêt pour ce duel aussi inutile que dangereux.
Sauf que juste avant que la mascarade n’ait lieu, David Joerger entre en scène. Fraîchement nommé head coach après avoir été assistant dans la franchise, il met immédiatement son veto. Pour lui, c’est non. Ridicule sur le fond, risqué sur la forme, et totalement incompatible avec la protection de son joueur… comme de son patron. Le duel est annulé.
Rob Pera, furieux, ne décolère pas. Dans la foulée, il contacte David Thorpe pour lui proposer le poste de head coach des Grizzlies. Thorpe refuse. Une décision qui sauvera temporairement la tête de Joerger, finalement resté en poste jusqu’en 2016, avec plusieurs saisons solides à la clé.
Moralité : quand on dit que certains propriétaires vivent dans une autre réalité… c'est vrai. Cette histoire est dans tous les cas le cadet des soucis de Rob Pera aujourd'hui. C'est quand même sacrément ironique que le franchise player, Ja Morant, ait été suspendu et, à raison, critiqué pour son amour un peu trop prononcé des armes à feu, alors que son patron a lui directement fourni de la technologie qui a servi à commettre, d'après l'ONU, des crimes contre l'humanité...
Ah, et petite pépite également sortie par Torre : Rob Pera a tenté de racheter les parts de tous les actionnaires minoritaires après qu'une femme avec laquelle il discutait lui a dit qu'elle pensait que Justin Timberlake était le propriétaire des Memphis Grizzlies. L'artiste n'en détenait que 3%...
