Ah, ces joueurs qui nous donnent envie d'allumer un match à 3 heures du matin, même lorsque l'affiche est franchement douteuse... Ceux dont on attend une action, un coup de folie, quelques minutes de grâce ou simplement une démonstration d'énergie contagieuse. Voici notre joueur frisson dans chacune des 30 franchises NBA cette saison. C'est totalement subjectif, parfois irrationnel, et c'est justement le principe.
Jalen Johnson (Atlanta Hawks)
Voir un mec de cette taille traverser le terrain balle en main, distribuer des caviars et terminer des contre-attaques avec une violence insensée, c'est déjà un programme formidable. Le plus excitant, c'est qu'on a l'impression qu'il n'a pas encore fini d'explorer ses possibilités. Rappel : j'ai comme hot take une saison en triple-double de MOYENNE pour l'ami JJ. Vous verrez qu'il n'en sera pas si loin...
Payton Pritchard (Boston Celtics)
Ses dribbles nerveux, ses tirs à trois points à des distances déraisonnables et cette capacité à prendre feu en quelques possessions, c'est un régal. Il y a quelque chose de délicieusement insolent dans sa manière de jouer. Et puis le look qui donne l'impression qu'il vient de sortir d'un poster de House of Pain, ça ajoute forcément quelque chose...
Mikel Brown Jr (Brooklyn Nets)
Du feu dans les mains et une confiance presque insolente en ses capacités. Brown a cette explosivité, cette créativité balle en main et cette faculté à planter des tirs compliqués qui peuvent rendre n'importe quelle possession excitante. Il est encore brut, mais on a forcément envie de savoir ce que ce petit phénomène peut se créer comme chemin en NBA.
Moussa Diabaté (Charlotte Hornets)
Le choix du coeur, bien entendu. On n'est pas sur de la virtuosité balle en main ou du shoot prodigieux, mais la détermination, l'énergie et l'impact de Moussa, ça me fait tenir éveillé devant n'importe quel match médiocre. Je pense en plus qu'il a encore un ou deux paliers de progression possibles en NBA.
Caleb Wilson (Chicago Bulls)
C'est grand, c'est long, c'est explosif et ça semble parfois jouer avec un ressort sous les chaussures. Il a encore beaucoup de choses à apprendre, mais ce mélange de qualités athlétiques, d'enthousiasme et de talent brut est terriblement séduisant. On a envie de voir s'il peut être LE gars qui rend les Bulls sexy à nouveau.
Meleek Thomas (Cleveland Cavaliers)
Thomas a le culot du deuxième tour de Draft qui n'a manifestement pas reçu le mémo lui demandant de rester discret. Il a une confiance folle dans son shoot, du talent plein les mains et une capacité à prendre feu sans prévenir. Un petit parfum de J.R. Smith qui ne nous déplaît pas.
Kyrie Irving (Dallas Mavericks)
Kyrie reste un joueur unique, l'un des plus grands artistes balle en main de l'histoire de la NBA. Son handle surnaturel, ses finitions impossibles, son toucher miraculeux des deux mains... Il y a quelque chose de presque hypnotique à le regarder jouer. On ne sait jamais vraiment ce qu'il va inventer, et c'est précisément pour ça qu'on ne veut pas en rater une miette.
10 « inconnus » dont vous allez entendre parler cette saison
Nikola Jokic (Denver Nuggets)
La folie des angles de passes qu'il est capable de trouver est toujours aussi sidérant et ça reste une expérience visuelle assez dingue, en dehors même de sa grandeur globale.
Ron Holland (Detroit Pistons)
Une espèce de chien fou qui semble toujours jouer avec une intensité déraisonnable. Il court partout, harcèle les adversaires, attaque le cercle avec une férocité réjouissante et ne recule devant personne. C'est parfois brouillon, le shoot reste un chantier, mais il y a quelque chose de terriblement attachant dans son énergie et son absence totale de complexe. Un joueur qui peut mettre le feu à un match sans forcément marquer beaucoup de points.
Stephen Curry (Golden State Warriors)
A 38 ans, il continue de provoquer ce petit réflexe pavlovien chaque fois qu'il franchit le milieu de terrain. On se redresse sur son canapé parce qu'on sait que quelque chose d'absurde peut arriver. Il a révolutionné notre manière de regarder le basket, et ce n'est pas fini.
Amen Thompson (Houston Rockets)
Une créature athlétique absolument fascinante, capable de traverser le terrain en quelques foulées, de surgir de nulle part en défense et de finir une action à des altitudes normalement réservées à l'aviation civile. On va guetter la poursuite du développement.
Tyrese Haliburton (Indiana Pacers)
Son retour fait partie des petits bonheurs de cette saison. Personne ne dirige une attaque tout à fait comme lui, avec cette impression permanente qu'il improvise une partition que ses partenaires sont les seuls à connaître. Ses tirs à trois points improbables dans le money time nous ont manqué.
Darius Garland (LA Clippers)
J'ai toujours adoré ce mélange de vivacité, de créativité et d'élégance. Ses changements de rythme, son handle, ses petits flotteurs, ses passes dans des angles improbables et ses tirs à trois points après dribble en font un régal à regarder. Maintenant qu'il a retrouvé les clés du camion et la liberté de dicter le tempo, j'ai très envie de voir jusqu'où il peut pousser son talent.
Sandro Mamukelashvili (Los Angeles Lakers)
Vous comprendrez que je ne pouvais pas laisser mon cousin géorgien hors de cette liste. Le népotisme, ça existe aussi dans le journalisme sportif. Mais au-delà de cette évidente parenté, j'adore son jeu, sa polyvalence et son énergie.
Cedric Coward (Memphis Grizzlies)
Du shoot, de la fluidité, du toucher, de la sérénité. Il a cette manière tellement naturelle de jouer au basket qu'on pourrait presque croire que c'est facile. Pas forcément celui qui fera le plus de bruit, mais celui dont on attend des petits moments de classe.
Pelle Larsson (Miami Heat)
Le Roi Pelle ! Une tête de gendre (scandinave) idéal, mais sur le terrain, j'aime le mix entre le joueur teigneux et le tueur offensif.
Kasparas Jakucionis (Milwaukee Bucks)
L'école européenne du basket qu'on aime, celle des meneurs qui privilégient la lecture du jeu, les feintes et les passes malignes. Il n'a pas besoin de courir à 200 à l'heure pour déstabiliser une défense. J'avais bien aimé sa saison à Miami.
Joan Beringer (Minnesota Timberwolves)
Un Français de presque deux mètres dix, capable de courir comme un ailier, de grimper au cercle et de venir contrer des tirs à des hauteurs déraisonnables. Il est encore brut, mais son potentiel athlétique est tellement intrigant qu'on a envie de suivre chaque étape de sa progression.
Trey Murphy III (New Orleans Pelicans)
Il peut prendre feu à trois points depuis le parking de la salle, mais aussi partir écrabouiller un adversaire en contre-attaque. Une combinaison de shoot et d'explosivité absolument jouissive.
José Alvarado (New York Knicks)
Le fameux « Grand Theft Alvarado », c'est quand même l'un de mes moves préférés en NBA. Se planquer tranquillement derrière le porteur de balle adverse après une remise en jeu, surgir dans son dos et lui piquer le ballon comme un pickpocket dans le métro, il fallait y penser ! Mais au-delà de ses talents de voleur, j'adore son énergie, son culot, son côté chien de la casse et cette capacité à rendre fou n'importe quel meneur adverse.
Jared McCain (Oklahoma City Thunder)
Derrière son image de star de TikTok, il y a surtout un basketteur sacrément doué, dont les petits coups de chaud peuvent transformer un match banal en spectacle. Et j'ai très envie de le voir reprendre son ascension à OKC.
Nikola Vucevic (Orlando Magic)
En tant que fan (saisonnier, certes) du Magic, j'ai adoré Vooch pendant ses neuf premières saisons à Orlando et son retour à la maison me fait franchement plaisir. Surtout qu'au-delà de son toucher, de son intelligence et de sa panoplie offensive, on partage une autre passion : Football Manager ! Un double All-Star capable de passer ses soirées à chercher un latéral gauche prometteur en troisième division croate, forcément, ça fait quelque chose.
VJ Edgecombe (Philadelphia 76ers)
Pour citer le grand Denzel dans deux films sur trois, avec un regard plein d'affection : "My man !"
Collin Gillespie (Phoenix Suns)
Du cerveau, du culot, de la vision et n nom de demi de mêlée du XV de la Rose. Ma came.
Ja Morant (Portland Trail Blazers)
Parce qu'on n'a pas oublié et qu'on a encore un peu envie d'y croire. Les accélérations supersoniques, les dunks défiant les lois de la physique, les finitions impossibles au milieu des géants. Il a beaucoup de choses à prouver et des années compliquées à faire oublier, mais on sera évidemment devant notre écran pour le voir tenter la rédemption.
Darius Acuff Jr. (Sacramento Kings)
Acuff a ce côté petit meneur assassin, capable de créer un tir dans une cabine téléphonique et de dégainer avec une confiance déconcertante. De l'adresse, de la vitesse, du talent et un vrai tempérament de scoreur. On a très envie de le voir se frotter aux meilleurs défenseurs NBA. Même si ça veut sans doute dire aussi claquer quelques matches à 3/17...
Victor Wembanyama (San Antonio Spurs)
OK ça fait déjà trois saisons qu'il est là, mais on ne se lasse toujours pas du côté surréaliste, pour ne pas dire surnaturel, de voir ce garçon faire ces choses-là sur un terrain de basket. Pas sûr qu'on s'en lasse un jour d'ailleurs.
Collin Murray-Boyles (Toronto Raptors)
Il ne ressemble pas au prototype du joueur spectaculaire, mais son mélange de puissance, de mobilité et d'instinct défensif est absolument réjouissant. Un joueur qui peut faire basculer une séquence par son activité et donner l'impression qu'il y a deux défenseurs de plus sur le terrain. Hâte de le voir bouter le décevant Poeltl du cinq.
Brice Sensabaugh (Utah Jazz)
Un 6e homme de l'année en puissance, si toutefois les gens veulent bien se donner la peine de regarder jouer le Jazz et son second unit avec Sensabaugh mettre le bazar.
AJ Dybantsa (Washington Wizards)
Le plaisir de découvrir un phénomène annoncé, tout simplement. Une influence T-Mac revendiquée, des qualités athlétiques impressionnantes... On veut voir ça !
