Encore un peu plus de responsabilités pour Victor Wembanyama. Comme si le garçon n'en avait pas déjà assez sur les épaules, le voilà désormais capitaine de l'équipe de France pour la prochaine fenêtre de qualification à la Coupe du monde 2027.
En l'absence de Guerschon Yabusele, qui avait récupéré le brassard après la retraite internationale de Nicolas Batum, les Bleus ont donc choisi la jeune superstar des Spurs pour mener le groupe. À 22 ans, le joueur de San Antonio continue tranquillement de cocher les cases.
Petite précision avant de s'emballer : non, il ne devient pas pour autant le plus jeune capitaine de l'histoire des Bleus. Tony Parker avait encore fait mieux, puisqu'il avait hérité du rôle dès 2003, à seulement 21 ans. Wembanyama devra donc laisser au précédent extraterrestre de San Antonio au moins ce record-là.
Un brassard juste pour cette fenêtre ?
La vraie question est plutôt de savoir ce que cette nomination signifiepour la suite. Donner le brassard à Wembanyama quand Yabusele n'est pas là peut être simplement une décision d'ordre pratique. Cela peut aussi ressembler au début d'un passage de témoin.
Guerschon Yabusele avait été choisi comme capitaine avant l'Euro 2025, avec une certaine logique. Il était l'un des joueurs les plus expérimentés du groupe, sortait de Jeux Olympiques énormes et avait pris une place importante dans le vestiaire. Sauf que son premier tournoi dans ce rôle s'est terminé par une grosse claque, avec cette élimination dès les huitièmes de finale contre la Géorgie.
Victor Wembanyama s'est mis au rugby, il a tenu parole
Évidemment, personne ne va coller cet échec uniquement sur le dos du "Dancing Bear". Ce serait assez injuste. Il n'empêche que lorsqu'on est capitaine, on devient forcément l'un des visages d'une équipe, dans les bons comme dans les mauvais moments. Et depuis, le brassard a déjà circulé : Rudy Gobert l'avait porté lors de la fenêtre de juillet, avant que Wembanyama ne le récupère aujourd'hui.
Au Mondial 2027, aux Jeux de Los Angeles en 2028 et probablement bien au-delà, sauf énorme surprise, le patron sportif des Bleus, ce sera lui. À partir de là, lui donner aussi officiellement le brassard n'aurait rien de très révolutionnaire. Ce serait même presque la suite logique.
Yabusele peut évidemment le récupérer lorsqu'il reviendra et rien n'indique pour l'instant que son statut a changé. Son vécu avec les Bleus, sa personnalité et son poids dans le groupe restent importants. Si Wembanyama prend naturellement le rôle pendant cette fenêtre et que la mayonnaise prend, il faudra forcément reposer la question avant le Mondial. Est-ce qu'on rend le brassard à Yabusele ? Ou est-ce que l'on considère que, tant qu'à entrer pleinement dans "l'ère Wembanyama", autant lui donner aussi les clés du vestiaire ?
En tout cas, il étrennera ce nouveau statut dès jeudi en Serbie, en match de préparation avant d'en découdre lors des éliminatoires.
