Victor Wembanyama continue d’écrire sa propre mythologie à une vitesse hallucinante. Auteur d’un nouveau récital lors de la victoire des Spurs face au Thunder dans le Game 4 des finales de conférence Ouest, le Français s’est offert une place dans un club où ne figurent que deux monstres sacrés de l’histoire NBA : Kareem Abdul-Jabbar et Hakeem Olajuwon.
Porté par un Wembanyama intenable, San Antonio a écrasé Oklahoma City 103-82 dimanche soir au Frost Bank Center pour revenir à 2-2 dans la série. Et le Français a littéralement marché sur le match.
Le pivot des Spurs a terminé avec 33 points, 8 rebonds, 5 passes, 2 interceptions et 3 contres dans une prestation monumentale des deux côtés du terrain. Plus impressionnant encore : il avait déjà inscrit 25 points à la pause, en martyrisant la défense du Thunder avec une agressivité constante.
Très marqué après la défaite du Game 3, Wembanyama s’était publiquement challengé avant cette rencontre. Le Français tourne désormais à 30,3 points, 13,3 rebonds, 4,3 passes et 3 contres de moyenne dans cette finale de conférence. Selon la NBA, seuls Kareem Abdul-Jabbar et Hakeem Olajuwon avaient auparavant compilé au moins 30 points et 10 rebonds de moyenne sur leurs quatre premiers matches en finales de conférence. Le parallèle donne le vertige.
Abdul-Jabbar avait réalisé cet exploit en 1971 avec les Bucks avant de remporter le titre NBA. Olajuwon, lui, avait signé ces chiffres lors de la campagne 1986 des Rockets, conclue par une qualification en Finales NBA face aux Celtics de Larry Bird.
Mais au-delà des statistiques, c’est surtout la manière qui impressionne. Wembanyama a attaqué le Thunder sans relâche dès les premières possessions. Floaters, tirs extérieurs, drives interminables, finitions au cercle : Oklahoma City n’a jamais trouvé la moindre solution.
Même Chet Holmgren, pourtant excellent depuis le début des playoffs, a semblé totalement dépassé par l’impact physique et technique du Français.
Et puis il y a eu ce tir au buzzer du milieu de terrain juste avant la pause. Une absurdité supplémentaire dans une soirée déjà lunaire. Le Frost Bank Center a explosé, pendant que les joueurs du Thunder retournaient au vestiaire avec ce regard que beaucoup d’équipes commencent à connaître face à Wembanyama : celui d’une équipe qui ne sait plus vraiment quoi tenter.
Défensivement, le Français a aussi dicté la soirée. Ses trois contres ne racontent même pas totalement son influence tant sa présence a complètement modifié les décisions offensives du Thunder. Oklahoma City a terminé la rencontre avec seulement 82 points et moins de 34% de réussite au tir.
Malgré l’intensité de cette série, Wembanyama savoure le duel tactique entre les deux équipes. « C’est une vraie partie d’échecs. Franchement, cette série est très fun à jouer. »
À seulement 22 ans, Victor Wembanyama est déjà en train d’empiler des performances historiquement rares en playoffs. Et surtout, il commence à donner aux Spurs cette sensation terrifiante des grandes dynasties : celle d’une équipe qui peut écraser un adversaire simplement parce que sa superstar décide qu’il est temps de le faire.
Les stats accablantes et historiques du Thunder sur le Game 4
