Rivalry week oblige, San Antonio se déplaçait à Houston cette nuit. Dans un match pourtant bien mal engagé pour eux, les Rockets ont réussi à renverser la vapeur et, surtout, à neutraliser Victor Wembanyama qui finit avec un de ses plus mauvais matches de la saison.
Partis de loin après avoir encaissé un retard allant jusqu’à 16 points, les Rockets ont su inverser la tendance pour s’imposer 111-106 grâce à une quatrième période impressionnante où ils ont surclassé leurs adversaires 29-14.
La clé du succès texan tient à une intensité défensive retrouvée. Wembanyama, habituellement dominateur à l’intérieur, a été limité à seulement 14 points avec un terrible 5 sur 21, manquant même tous ses sept essais à trois points (alors qu'il était très adroit jusqu'à présent sur janvier). Ces chiffres traduisent la capacité de Houston à le mettre hors de son rythme offensif, à contester ses tirs et à lui imposer une pression constante dans les duels individuels.
Sur la saison, c'est tout simplement le plus mauvais match de Victor en pourcentage et certainement son pire match derrière la défaite à Phoenix le 3 novembre dernier où il n'avait scoré que 9 points à 4/14.
Coach Udoka était particulièrement satisfait de l'effort défensif de Houston en fin de match, San Antonio ayant marqué 36 points en deuxième mi-temps après en avoir marqué 70 en première.
« Nous avons commencé à défendre », expliquait-il simplement. « Nous avons réussi à stopper nos adversaires et avons beaucoup mieux suivi le plan de jeu et les consignes que lors de la première mi-temps, où nous avons concédé beaucoup de tirs à 3 points et commis beaucoup d'erreurs. Nous avons constaté cela à la mi-temps, nous avons corrigé le tir et nous étions alors en bonne posture. »
Offensivement, la réponse des Rockets est venue d’un collectif bien huilé. Reed Sheppard, souvent discret cette saison, a éclaté en fin de match, inscrivant 12 de ses 21 points dans le dernier quart pour déclencher la remontée décisive. Ses tirs, notamment une série de paniers cruciaux autour des cinq dernières minutes, ont donné à Houston sa première avance depuis le premier quart. Kevin Durant a aussi pesé avec 18 points et 7 passes, tandis qu’Alperen Şengün flirtait avec le triple-double (20 points, 13 rebonds, 9 passes).
Pour San Antonio, cette soirée fut un rappel brutal que même les plus grands talents peuvent être neutralisés lorsqu’une équipe adverse parvient à dicter le tempo défensif. Les Spurs avaient pourtant débuté sur les chapeaux de roue, grâce notamment à l’adresse extérieure de Julian Champagnie (27 points, 8 trois-points), mais le tir est tombé à plat au moment où Houston a resserré les vis.
Cette victoire illustre à quel point les Rockets peuvent être une menace redoutable quand ils trouvent leur intensité défensive et une circulation de balle dynamique. Et même face à une superstar comme Wembanyama, l’issue peut basculer si l’adversaire refuse de laisser le Français s’exprimer dans sa zone de confort. Les "crânes rasés" ne sont plus plus invaincus.
Aux Spurs, le délire des crânes rasés devient un vrai symbole de groupe
