Victor Wembanyama peut-il vraiment être MVP et DPOY ?

Victor Wembanyama peut-il être élu MVP et Defensive Player of the Year dans quelques semaines ? Lui semble en tout cas y croire.

Victor Wembanyama peut-il vraiment être MVP et DPOY ?

À mesure que la saison NBA 2025-2026 s’approche de son sprint final, une question autrefois fantaisiste commence à devenir crédible : Victor Wembanyama peut-il être élu MVP et Defensive Player of the Year cette saison ? Si cela se produit, le Français entrera dans un club extrêmement fermé de l’histoire de la NBA avec Michael Jordan (1988), Hakeem Olajuwon (1994) et Giannis Antetokounmpo (2020), qui ont réussi ce complèxe doublé mettant en valeur leur domination individuelle, leur impact défensif massif et un succès collectif.

Wembanyama possède justement l’un de ces ingrédients à un niveau presque inédit : son influence défensive.

Un DPOY quasiment acquis… s’il est éligible

Sur le plan défensif, peu de débats existent aujourd’hui. Victor Wembanyama domine la ligue avec plus de 3 contres par match, tout en figurant parmi les leaders en interceptions pour un intérieur. Son impact dépasse largement les statistiques classiques : protection de cercle élite, mobilité exceptionnelle sur pick-and-roll et capacité à couvrir une surface défensive gigantesque.

Les métriques avancées renforcent encore cette impression : les adversaires convertissent beaucoup moins près du cercle lorsque Wembanyama est présent et la défense des Spurs change radicalement avec lui sur le terrain.

Autrement dit, le trophée de Defensive Player of the Year lui semble promis… à condition qu’il soit éligible. La règle des 65 matches minimum pour les récompenses individuelles reste en effet le principal point de vigilance pour le Français, toujours dans les clous à cette heure mais qui n'a plus beaucoup de marge de manoeuvre (3 absences).

MVP et DPOY, Victor Wembanyama clame haut et fort ses ambitions

La course au MVP : une bataille beaucoup plus ouverte

Le débat devient beaucoup plus dense lorsqu’il s’agit du MVP. Historiquement, les votants privilégient souvent la domination offensive et le bilan collectif. Sur le plan statistique, Wembanyama tourne à 24 points, 11 rebonds et plus de 3 contres de moyenne, tout en portant des Spurs impressionnants et seuls poursuivants sérieux d'OKC à l’Ouest lors de cette saison régulière. Ses concurrents possèdent toutefois eux aussi des arguments majeurs : Shai Gilgeous-Alexander a pour lui son volume offensif et sa régularité, Nikola Jokic, triple MVP, continue d’afficher des statistiques ultra complètes et reste la référence absolue en matière d’impact global sur le jeu. Luka Doncic reste en embuscade, alors que Cade Cunningham et Jaylen Brown ont un peu moins de traction dans cette course qu'il y a quelques semaines.

Wembanyama assume ses ambitions

Le principal intéressé, lui, ne cache pas ses objectifs. Après la dernière victoire des Spurs, il expliquait clairement sa motivation pour la fin de saison :

« En ce moment, mon focus est surtout sur mon corps, parce que je veux vraiment gagner le MVP et le DPOY. Donc j’essaie d’appuyer sur l’accélérateur jusqu’à la fin de la saison. »

La clé pour lui sera simple : enchaîner les performances dominantes et rester sur le terrain. Si San Antonio continue de gagner et que le Français termine la saison sur un run spectaculaire, son dossier pourrait devenir impossible à ignorer. Car combiner impact défensif historique et production offensive de superstar reste un argument rarissime que les votants seront obligés de prendre en considération.

Si les planètes s’alignent, Victor Wembanyama pourrait devenir, à seulement 22 ans, le quatrième joueur de l’histoire à réussir le doublé MVP-DPOY. Et si ce n'est pas cette saison, il ne fait aucun doute que la question reviendra très prochainement et à de nombreuses reprises sur la suite de sa carrière en NBA...