Wembanyama encore « rouillé », mais optimiste pour la suite

Après la courte défaite des Bleus en Serbie, Victor Wembanyama reconnaît manquer encore de rythme et détaille sa vision du capitanat.

Wembanyama encore « rouillé », mais optimiste pour la suite

Pour sa première sortie comme capitaine de l’équipe de France, Victor Wembanyama n’a pas encore retrouvé son meilleur niveau. Malgré quelques fulgurances, le joueur des Spurs s’est senti rouillé lors de la défaite concédée jeudi en Serbie (90-87), tout en voyant déjà plusieurs motifs d’encouragement.

Les Bleus ont échoué de peu à Belgrade, au terme d’un match amical particulièrement disputé. Face à une sélection serbe portée par Nikola Jokic et soutenue par son public, le nouveau groupe français a montré une véritable capacité à se battre, mais également des automatismes encore très imparfaits.

Une situation parfaitement logique à ce stade de la préparation. Les joueurs apprennent encore à évoluer ensemble et doivent notamment trouver le meilleur moyen d’exploiter l’association entre Victor Wembanyama et Rudy Gobert.

« Mes premières impressions ? Je me sens un peu rouillé. Nous sommes encore en train de rechercher comment jouer les uns avec les autres, de découvrir nos automatismes. Nous avons montré de belles choses dans beaucoup de domaines. La première, c’est le combat : nous n’avons jamais cessé de nous battre, et nous avons une très grosse marge de progression. (...)

Le capitanat ? C’est tout autant un rôle en dehors que sur le terrain. Pour moi, il s’agit d’apporter à l’équipe un discours tout le temps positif, tout en tenant tout le monde responsable de nos actions. La communication, c’est le plus important, surtout dans un nouveau groupe. On ne connaît pas tout le monde. Il faut sur-communiquer », a expliqué Wembanyama après la rencontre.

Au-delà de sa performance individuelle, ce premier match était aussi une étape importante dans l’apprentissage de son nouveau rôle. Désigné capitaine des Bleus, Wembanyama entend trouver l’équilibre entre encouragement permanent et exigence collective. Sa personnalité et son statut en font déjà le visage de cette équipe, mais il doit désormais apprendre à la guider dans les moments plus délicats.

Comment faire fonctionner le duo Wembanyama - Gobert en Equipe de France

Rudy Gobert a lui aussi retenu le caractère formateur de cette courte défaite. Le pivot français estime cependant que les Bleus doivent mieux contrôler leur agressivité pour construire une défense réellement dominante.

« Il y a plein de choses à travailler, du bon, du moins bon. C’est normal, on savait qu’ils seraient physiques, qu’ils étaient chez eux, que ça serait un bon test. Notre match, au final, n’est pas dans les standards de l’équipe qu’on veut être, mais cela fait partie du processus.

La défense, c’est notre identité. Il faut trouver une certaine sérénité au-delà de l’agressivité qu’on a eue ce soir, trouver l’intelligence et prendre conscience de nos forces. (...) J’ai beaucoup de respect pour Jokic, le joueur, ce qu’il représente, il est très humble et joue toujours pour gagner », a confié Gobert.

La France repart donc de Belgrade avec une défaite, mais aussi avec une base de travail prometteuse. Wembanyama doit retrouver ses sensations, les deux intérieurs doivent affiner leur complémentarité et l’ensemble du groupe doit encore apprendre à mieux canaliser son énergie. Rien d’anormal au mois d’août, surtout pour une équipe dont la marge de progression semble effectivement considérable.