Victor Oladipo n'a pas renoncé à son rêve. Trois ans après son dernier match en NBA, l'ancien All-Star a organisé un workout devant des dirigeants et des scouts dans l'espoir de convaincre une franchise de lui offrir une nouvelle chance.
Une démarche qui a ému nos chroniqueurs du CQFR, partagés entre l'envie de revoir un joueur marquant de la dernière décennie et le réalisme imposé par la situation.
« J'adorerais le revoir », résume Shaï. « Je pense qu'il mérite peut-être une deuxième chance. »
Un retour qui paraît compliqué
L'optimisme est toutefois vite tempéré. À 34 ans, après plusieurs blessures majeures et trois saisons loin de la NBA, Oladipo ne présente plus le même profil qu'à son apogée.
Les chroniqueurs rappellent également que son passage en G League n'a pas vraiment envoyé les signaux espérés. L'arrière a tourné à 13,5 points de moyenne, avec seulement 38 % de réussite au tir et 32 % à trois points, sans s'imposer comme un joueur dominant.
Pour eux, si Oladipo avait retrouvé un niveau susceptible d'intéresser une franchise, les recruteurs l'auraient probablement déjà identifié.
« Les scouts l'auraient signalé à l'équipe. Sinon, c'est une faute professionnelle », estime Shaï.
Une valeur ajoutée ailleurs que sur le terrain ?
Malgré ces réserves, tout n'est pas perdu. Les chroniqueurs imaginent un rôle différent de celui qu'occupait l'ancien leader du Magic, du Thunder, des Pacers ou du Heat.
Son expérience, son professionnalisme et son attitude pourraient séduire une équipe en quête d'un vétéran capable d'encadrer un vestiaire.
« C'est un super pro. Il va tout donner », souligne Shaï, avant d'ajouter qu'une belle histoire humaine peut aussi avoir son importance au sein d'un groupe.
Une franchise ambitieuse pourrait être tentée de lui offrir un contrat au minimum salarial afin d'évaluer ce qu'il lui reste réellement dans les jambes.
L'Europe, une meilleure passerelle ?
Une autre piste est également évoquée : tenter d'abord un rebond en Europe.
Antoine rappelle d'ailleurs que plusieurs joueurs américains sont parvenus à relancer leur carrière sur le Vieux Continent avant de revenir en NBA, citant notamment l'exemple de Lonnie Walker.
À l'inverse, rester en G League complique souvent la tâche, où les franchises préfèrent miser sur des jeunes joueurs au potentiel de développement plus important. Comme le note Antoine, « si tu vas chercher un joueur en G League, tu prends le mec de 20 ans. »
Une belle histoire… mais peu de places
Au fond, les chroniqueurs ne cachent pas leur affection pour Victor Oladipo. Son émotion au terme de son workout, conclu en larmes, rappelle à quel point l'ancien All-Star souhaite encore vivre une dernière aventure en NBA.
« Ça serait beau et je pense qu'il le mérite », résume Antoine.
Reste que la réalité de la ligue est impitoyable. Entre les jeunes talents qui frappent à la porte et les rares places disponibles au bout des bancs, décrocher un ultime contrat s'annonce particulièrement difficile. Mais tant que Victor Oladipo continue d'y croire, l'espoir, lui, n'a pas totalement disparu.
Pourquoi Victor Oladipo mérite une nouvelle chance en NBA
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