On connaissait ses qualités athlétiques et son efficacité offensive, beaucoup moins ses talents de voleur de ballons. Pourtant, après six rencontres, Zion Williamson trône au sommet du classement des interceptions en NBA, avec une moyenne assez hallucinante de 3,17 par match. Une curiosité statistique qui pourrait aussi témoigner d'une évolution intéressante dans son jeu.
Avec 19 interceptions en six rencontres, dont cinq contre Sacramento, Williamson devance notamment Dyson Daniels (3,0 de moyenne), même si ce dernier reste devant au total (21). L'écart avec ses standards habituels est saisissant : Zion tournait à seulement 0,97 interception la saison dernière, avec 60 ballons récupérés en 62 matches. Lors de sa saison à 70 rencontres en 2023-24, il en compilait 1,1 par match. Il a donc déjà réussi près d'un tiers de son total de l'an dernier !
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L'effet Jamahl Mosley, mais jusqu'où ?
Cette progression intervient dans un contexte particulier. Les Pelicans de Jamahl Mosley restent une équipe fragile, avec seulement deux victoires en six matches après avoir commencé par quatre défaites consécutives. Difficile, donc, de parler de révolution défensive, même si les succès contre Sacramento et Atlanta ont montré quelques signes encourageants.
New Orleans mène désormais la NBA aux interceptions collectives, avec 13,7 par match, et provoque 17,2 pertes de balle adverses. Son defensive rating est également passé de la 25e place la saison dernière à la 13e actuellement.
L'arrivée de Mosley, dont l'identité défensive avait marqué son passage à Orlando, n'y est probablement pas étrangère. Dès sa nomination, le technicien avait souligné que Williamson possédait encore une importante marge de progression. Il insiste aujourd'hui sur son placement et son agressivité, estimant que ses interceptions sont davantage le résultat d'un bon positionnement que de prises de risques inconsidérées.
Un signe encourageant, pas encore une garantie
Reste évidemment à confirmer tout cela. Six matches constituent un échantillon minuscule et personne n'imagine sérieusement Zion maintenir une moyenne supérieure à trois interceptions sur toute une saison. Surtout, les interceptions ne suffisent pas à faire un bon défenseur : la régularité des efforts, les rotations et le rebond restent des domaines dans lesquels Williamson doit encore apporter davantage.
C'est néanmoins une piste intéressante pour les Pelicans. Si Mosley parvient à obtenir de sa star un investissement défensif plus constant, même sans ces statistiques spectaculaires, ce serait déjà une avancée significative.
À défaut d'avoir encore transformé New Orleans en équipe solide, l'ancien coach d'Orlando a peut-être commencé à faire évoluer l'un de ses joueurs les plus difficiles à cerner.
