125 WAS
130 BOS
124 PHI
127 BKN
113 IND
97 MIL
113 CLE
106 NYK
108 CHA
107 DET
92 MEM
83 POR
118 NOP
114 OKC
114 DAL
107 ATL
111 UTA
84 MIA
141 SAC
130 MIN
93 GSW
113 TOR

Axel Toupane : « A Kaunas, il est inconcevable de ne pas gagner »

Iban RaïsPar Iban Raïs Publié

Auteurs d'une saison Euroleague incroyable, Axel Toupane et le Zalgiris ont défié tous les pronostics pour s'emparer de la troisième place. Retour sur cette expérience unique !

Podium. Après une saison historique, le Zalgiris Kaunas a fini 3ème de cette Euroleague 2018. L’avant-dernier budget européen a joué avec ses armes, mené par un Sarunas Jasikevicius qui s’affirme de plus en plus comme l’un des futurs grands coaches du continent. Dans le roster lituanien, Axel Toupane a réussi une saison solide. Pourtant en mal de temps de jeu, le Français a su se démarquer pour son premier Final Four. Confidences.

BasketSession : Axel, comment as-tu vécu ce premier Final Four ? Est-ce qu’on vit ça différemment de la saison régulière ou bien ça reste deux matches de basket?
Axel Toupane : C’est vrai que l’ambiance est différente. Ça m’a rappelé les rendez-vous internationaux, les fans étaient dingues ! Je n’avais jamais vécu ça encore, on est bien arrivés à Belgrade, il y a toute une atmosphère divertissante autour de ce Final Four : il y a les fans, le media day... Il faut se concentrer assez vite quand même. Les quatre équipes étaient dans le même hôtel et c’est un défilé permanent entre la presse, les attachés de presse, la famille, les amis... J’avoue que j’ai eu du mal à prendre du recul pendant ce week-end.

BasketSession : Le premier match contre le Fener était étrange, vous avez eu du mal à entrer dedans, à réaliser ?
Axel Toupane : Le Fener a été agressif dès le début et ils ont eu raison. Nous, on a payé un manque d’expérience, mais c’est trop facile de se cacher derrière cette excuse. On rate des lancers-francs, on fait un match de « trainards », toujours derrière au score. Il y avait un peu de stress pour certains. En défense, je pense qu’on a pas mal bossé, parce qu’il n’ont pas tellement scoré, on avait juste du mal en attaque. Lorsqu’on est sorti du vestiaire après la défaite, on est allé assister à la deuxième demi-finale, et là tout le monde nous a dit que notre match était bien plus intense que CSKA-Real. Mais j’ai vraiment eu du mal à m’en rendre compte. Avec du recul, c’est sûr qu’il y avait une dureté rare, mais normale à ce niveau-là.

BasketSession : On peut expliquer cette défaite par la peur du vide, du contexte ?
Axel Toupane : Pas du tout. Saras nous avait préparés mentalement, lui a cette expérience des grands rendez-vous et il n’a pas changé ses habitudes, ça nous a rassurés. Kaunas a de grands joueurs et la peur du vide ne fait pas partie de leurs habitudes.

Axel ToupaneBasketSession : Sur le plan personnel, comment t’es-tu senti ?
Axel Toupane : Comme d’habitude cette saison. C’est-à-dire que je fais du mieux que je peux avec les armes qu’on me donne. J’ai défendu durement, sur Sloukas et Wanamaker. Ce sont des joueurs plus petits mais j’ai l’habitude et je pense les avoir bien limités.

BasketSession : Comment est prise la défaite dans le vestiaire juste après le match ? Le discours de Saras ?
Axel Toupane : Franchement on était déçus, c’est logique, mais on a joué les yeux dans les yeux avec l’un des meilleurs clubs d’Europe. Qui aurait prédit que nous allions être au Final Four en début de saison ? Dans le vestiaire, Saras ne nous a pas accablés, il était conscient de l’obstacle. Pour lui, un match amical doit être préparé comme une finale d’Euroleague, c’est ça qui est incroyable avec lui. Il nous a vite remobilisés, il a relativisé la défaite et nous a gardés dans le jus, c’était très positif.

BasketSession : Raconte-nous, comment se passe l’entre-deux matches ? J’ai vu que la présidente de la Lituanie était venue vous voir ?
Axel Toupane : Oui, elle est venue ! C’était marrant parce qu’elle nous a débrieffé le match contre le Fener en nous disant qu’on avait succombé à la pression et que contre le CSKA il fallait qu’on « déploie nos ailes » (rires). Elle nous a remotivés, c’était sympa de sa part. Je ne suis pas Lituanien, mais j‘ai compris, à travers son ton et ses mots, que le match contre un club russe pour la troisième place ne pouvait pas être perdu...

BasketSession : C’était un match hyper étrange, vous avez eu 20 points d’avance avant de presque craquer à la fin, avec Mikhail Kulagin qui prend feu !
Axel Toupane  : C’est vrai, mais même l’ambiance générale était très particulière : nos fans étaient là, en nombre et faisaient du bruit, mais c’est une très grande salle et les supporteurs russes n’étaient pas très nombreux, on avait l’impression que l’arène sonnait vide, c’était compliqué de rester dedans. Mais on bat quand même le CSKA et on finit le week-end sur une bonne note, on est allé dîner avec toute l’équipe et le staff ensuite, franchement c’est une belle fin de saison !

BasketSession : Une saison qui n’est pas encore totalement finie d’ailleurs ?
Axel Toupane : C’est vrai que les playoffs lituaniens commencent et il faut vite descendre de son nuage, parce qu’ici, à Kaunas, il est inconcevable de ne pas gagner nationalement !