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Les Ball, taillés pour conquérir la NBA ?

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Lonzo, LiAngelo et LaMelo Ball ont tous des chances d'évoluer au plus haut niveau. Découvrez la fratrie la plus ambitieuse du basket américain.

Lavar Ball et sa femme Tina ont peut-être bien engendré le premier trio de frères capables de jouer en NBA en même temps et à un niveau élevé (no offense à la fratrie Plumlee). Il faut dire que le patriarche fait tout pour que Lonzo, LiAngelo et LaMelo entrent dans l'histoire. Cet ancien joueur NCAA s'est débrouillé pour que ses fils mangent et respirent basket, dans une atmosphère propice à la réussite. Aux antipodes du rigide et parfois tyrannique Richard Williams, géniteur de deux des meilleures joueuses de tennis de tous les temps, Serena et Venus, Lavar a axé son éducation sur le fun et le bien-être.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette volonté est palpable sur le terrain pour les trois prospects dont on parle de plus en plus outre-Atlantique. Rien ne garantit qu'ils réussiront une carrière en NBA, mais les ingrédients pour y parvenir sont réunis et c'est suffisamment exceptionnel pour s'attarder sur leur cas.

Lonzo (19 ans), celui qui ira le plus loin

Tous ceux qui l'ont suivi depuis ses premiers matches avec Chino Hills, sont formels. Lonzo Ball est l'un des meilleurs joueurs de lycée depuis 20 ans. Pas tellement dans le sens contemporain du terme, mais par la maturité et l'intelligence de son jeu, là où la plupart des gros prospects cherchent avant tout à faire grimper leur cote en scorant en masse ou en plaçant des dunks de concours. Ball est un playmaker et un chef d'orchestre également capable, lorsque le besoin se fait sentir, de se muer en première option et en clutch player. Moins flashy que son petit frère LaMelo, Lonzo n'en réussit pas moins une première (et dernière) saison NCAA de haut niveau avec UCLA. Au point que sauf accident, on le retrouvera parmi les 10 premiers joueurs appelés par Adam Silver sur la scène du Barclays Center en juin prochain.

Une anecdote illustre bien le côté leader et altruiste de Lonzo malgré les caractéristiques parfois flashy de son jeu. Elle remonte à l'époque où il arpentait le circuit AAU, théâtre de démonstrations individuelles qui permettent aux solistes de se faire remarquer auprès des scouts, et est relatée par son coach d'alors à Sam Vecenie de Sporting News.

"J'ai assisté au premier match de Zo en AAU, il était en classe de 4e. Son équipe était menée d'un point avec 10 secondes à jouer. Il a drivé et s'est mis en position de finir en lay-up. Il a finalement servi un coéquipier qui se trouvait sous le panier. Le gamin a manqué son coup et l'équipe de Zo a dû faire faute. Les adversaires ont ensuite raté leur action et un temps mort a été pris. Le scénario s'est alors répété. Lonzo a drivé, s'est mis en bonne position pour marquer, mais a vu le gamin qui avait raté l'occasion démarqué. Plutôt que de refuser de lui faire confiance, il lui a donné la balle et ils ont remporté le match. Quel ado de 12 ans ferait ça en AAU ?"

LiAngelo (18 ans), le fils du facteur

Forcément, les prestations de LiAngelo, qui rejoindra lui UCLA la saison prochaine, ont été un peu éclipsées par celles de l'aîné et du benjamin ces dernières semaines. Mais on parle d'un joueur qui a quand même inscrit 72 points dans un match de lycée et dont le profil est différent mais pas moins intéressant que celui de ses frères.

Plus costaud et sobre, LiAngelo s'appuie sur son physique et son agressivité, ainsi que sur un geste plus propre que les deux autres membres du trio au moment de dégainer. Son gabarit devrait lui permettre de jouer arrière ou combo guard en NCAA et, si la chance lui sourit, à l'échelon supérieur.

 

LaMelo (15 ans), la teen idol

Mark Jackson a dit l'an dernier : "Stephen Curry fait du mal au basket. Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, quand je vois des lycéens jouer, la première chose qu'ils font c'est shooter à 3 points. Vous n'êtes pas Steph Curry. Travaillez les autres aspects du jeu !".  C'est un peu ce que l'on ressent en voyant jouer LaMelo Ball le petit dernier de la fratrie, autour duquel la hype est déjà importante.

La vidéo de ses 92 points en 32 minutes cette semaine avec son équipe de Chino Hills et celle de son shoot du milieu du terrain alors que son équipe n'était pas en fin de possession le montrent bien. LaMelo a un côté petit branleur/merdeux sûr de lui qui va lui attirer autant de haters que d'admirateurs s'il parvient à franchir les étapes. En attendant, il semble devoir s'affirmer comme le plus gros scoreur potentiel du trio, avec un release de shoot très rapide à défaut d'avoir une mécanique académique et propre. Il aura tout le temps de progresser dans ce secteur, vu son avance au niveau du ball handling et de la finition pure et dure.

Son avenir est lui aussi déjà lié à UCLA, qu'il rejoindra après sa dernière année de lycée.