Les joueurs NBA racontent comment ils ont vécu le racisme, c’est violent

Bradley Beal et Jimmy Butler se sont chacun livrés sur deux expériences de leur vie au cours desquelles ils ont été confrontés au racisme.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Les joueurs NBA racontent comment ils ont vécu le racisme, c’est violent

Être noir aux Etats-Unis augmente sensiblement les chances de se faire tuer par la police. Les statistiques le prouvent. Une dure réalité qui ne peut plus être ignorée ou acceptée. Alors la population milite pour mettre fin aux discriminations. Pour changer le système. Une lutte pour laquelle les joueurs NBA, pour la très grande majorité issus des minorités, s’investissent. En participant aux manifestations. En prenant la parole. Ou même en relatant leurs expériences. Bradley Beal est revenu sur un incident douloureux survenu il y a deux ans alors qu’il conduisait avec sa femme à bord du véhicule.

« Un policier m’a arrêté et a commencé à me menacer en me disant : ‘’Je peux foutre en l’air ton lundi, t’arrêter et faire de toi un gros titre demain.’ Je n’avais rien fait », confie l’arrière All-Star des Washington Wizards.

« Comme j’étais un athlète noir en train de conduire une belle voiture, voilà ce qu’il a trouvé. Comment je suis censé répondre à ça ? Je me serais levé le lendemain avec un titre du genre : ‘Bradley Beal arrêté à cause d’une interaction avec la police.’ Mais ça arrive. Ça n’arrive pas qu’à moi, c’est partout. Il faut arrêter de nier le fait que ça existe. Je me suis déjà fait arrêter avec quatre coéquipiers dans ma voiture avant d’être sortis du véhicule et fouillés parce que nous étions quatre noirs dans un quartier blanc. »

Jimmy Butler a une autre anecdote. Dans un cadre différent. Mais peut-être encore plus violente.

« Mon frère et moi avons croisé un homme blanc et son fils, qui ne devait pas avoir plus de six ans. Et on entend le gamin se retourner et dire ‘papa, c’est ça les negros dont tu me parlais ?’

Ma première réaction a été de regarder le père dans les yeux. Je mesure 2 mètres et lui devait faire 1,85 mètre. Donc oui, il était intimidé. Mais le premier truc qui m’est venu en tête c’est qu’il doit éduquer son enfant. Le gamin ne peut pas savoir ça de lui-même. Ma fille, je dois lui apprendre que le four est chaud. Lui il a décidé d’enseigner la haine à son fils.

C’était tellement déroutant pour moi parce que j’avais 16 ans… (…) C’est le monde fou dans lequel on vit et il faut que ça change. »

Ce sont deux exemples parmi tant d’autres. Certains finissaient en drame, comme lorsque George Floyd a été l’une des nombreuses victimes de la police. Tué parce qu’il était noir.

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