CQFR : L.A. appartient aux Clippers, Embiid étouffe Giannis

CQFR : L.A. appartient aux Clippers, Embiid étouffe Giannis

Voici ce qu'il fallait retenir des 5 matches de Noël en NBA.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Les résultats du Christmas Day en NBA

Celtics @ Raptors : 118-102

Bucks @ Sixers : 109-121

Rockets @ Warriors : 104-116

Clippers @ Lakers : 111-106

Pelicans @ Nuggets : 112-100

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- L'affiche de cette journée de Noël en NBA, c'était évidemment ce derby de Los Angeles entre aspirants au titre. Et bonne nouvelle, toutes les stars étaient là malgré les craintes de load management pour cause d'excès de champagne et de bouffe. Les Lakers ont longtemps mené face aux Clippers, avant de s'écrouler dans le dernier quart-temps face à la pression de Kawhi Leonard (35 points à 11/19), Patrick Beverley et consorts. Les 12 points d'avance à la mi-temps construits par LeBron James (23 points, 10 passes et 9 rebonds à 10/24) et Anthony Davis (24 points à 8/17) n'ont pas suffi. Sans surprise, Leonard a pris les choses en main (11 pts dans le 4e) et l'agressivité du pitbull Beverley, auteur d'un contre décisif sur le "King" dans le money time, a été décisive.

Un constat évident s'impose, même si on n'était pas dans un contexte de playoffs : lorsque l'intensité s'élève, la défense des Clippers est pour le moment de bien trop bonne qualité pour que les Lakers aient l'espoir de l'emporter sur une série. A partir du moment où LeBron et AD manquent plus de shoots qu'ils n'en rentrent, ce sera sans doute compliqué.

On notera que LeBron James a pris un coup dans les parties en début de match de la part de Tonton Pat Beverley et qu'il a eu du mal à s'en remettre. Après la rencontre, la star des Lakers a même expliqué être revenu au point où il en était avant son petit pépin physique il y a cinq jours après l'impact entre le morfale des Clippers et son entrejambe.

- L'autre rencontre la plus attrayante de la soirée opposait Philadelphie et Milwaukee. Une opposition avec une bonne tronche de finale de l'Est sur le papier. On est effectivement sortis de ce match avec l'impression que ça pouvait être le cas. Les Sixers ont choisi le meilleur moment et la meilleure audience nationale pour réussir leur meilleure partition de la saison. Tout a cliqué pour Philly, particulièrement dans l'approche du problème posé par Giannis Antetokounmpo. Le MVP sortant - favori à sa propre succession et leader de notre MVP Race - a été impuissant. Brett Brown avait demandé à Joel Embiid de défendre sur le "Greek Freak" en le mettant au défi de montrer qu'il avait bel et bien progressé à 3 points. Embiid a passé son temps à interdire à Antetokounmpo l'accès au cercle en se postant très bas. Giannis, lui, avait la main froide (0/7 à 3 points) et s'est pris un mur 2 fois sur 3 lorsqu'il a tenté de passer sur le corps du Camerounais. Limiter la star des Bucks à 18 points (8/27) tient du prodige. Il s'agira de montrer en cas de retrouvailles en playoffs que cette tactique peut se répéter efficacement. Boston et Al Horford pensaient avoir trouvé la combine lors des derniers playoffs, mais le Grec s'était adapté et avait renversé la situation en cours de série.

Si défensivement cette rencontre a été un succès pour les Sixers, tout s'est bien passé aussi en attaque. Philly n'avait jamais tenté et mis autant de paniers à 3 points depuis le début de la saison (21/44), Embiid a été impeccable (31 points) et Ben Simmons a poursuivi sur belle dynamique du moment à la création (14 passes).

- C'est quand même pas de bol pour les Raptors. Après 18 ans sans la moindre apparition télévisée à Noël, ils ont dû se passer de trois de leurs joueurs majeurs pour défier Toronto en milieu de journée. Sans surprise, Boston s'est du coup imposé sans trop de problème chez les champions en titre. L'homme du match : Jaylen Brown (30 points), qui ne cesse d'afficher des progrès en attaque, notamment pour se créer son propre shoot. L'ailier des Celtics a réussi une masterclass post-bûche.

- Est-ce que les Warriors ne seraient pas discrètement en train de sortir de leur terrible spirale de poisse et de lose ? Ils ont en tout cas réussi à briller en prime time pour leur affrontement avec les Rockets, en souvenir de ces bonnes vieilles affiches de playoffs où ils ont constamment interdit l'accès aux Finales NBA aux Texans. Golden State a étonnamment conquis une troisième victoire de suite. D'Angelo Russell et Draymond Green ont bien guidé leurs partenaires, mais c'est Damion Lee, le beau-frère de Stephen Curry, qui volé la vedette à tout le monde. Avec 22 points et 15 rebonds, l'intérieur plutôt habitué aux miettes en bout de banc et à la G-League ces dernières années s'est offert une career-night le jour de Noël.

On dit ça sans trop y croire, mais les Warriors n'ont que 6 victoires de moins que le 8e de la Conférence Ouest, Portland, avec 50 matches à jouer. Ce serait quand même une remontée pour les livres d'histoire...

- Russell Westbrook a lui moyennement digéré les festivité de la veille malgré ses 30 points (11/32). Idem pour James Harden, plus adroit (24 points à 11/18), mais étonnamment incapable d'aller sur la ligne en dehors d'une faute après un panier et il a même manqué son unique tentative.

- Après 7 victoires de suite, les Nuggets ont chuté à domicile contre les Pelicans. Là aussi, c'est une petite surprise, puisque NOLA est 14e à l'Ouest et vient seulement de relever la tête après un mois de décembre complètement apocalyptique. Brandon Ingram ne faiblit pas en cette fin d'année civile et ses 31 points ont été le moteur de la performance des Pels.

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