Gregg Popovich lynche Trump et parle du « privilège blanc »

Encore des déclarations tranchantes et inspirées de la part du coach des San Antonio Spurs. Pop for president ! #Pop2020

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié
Gregg Popovich lynche Trump et parle du « privilège blanc »

Gregg Popovich était en grande forme pour le media day des San Antonio Spurs. Le coach texan n'a pas manqué d'évoquer le sujet sur lequel il est désormais souvent attendu : Donald Trump et son comportement. Pop n'a pas retenu ses coups et a encore une fois livré des paroles pleines de bon sens et de mordant.

"Notre pays nous met la honte vis à vis du monde entier. J'ai trouvé cette histoire avec les Warriors très comique, parce qu'ils n'allaient de toute façon pas y aller. C'est comme un gamin de 6e qui fait une fête dans son jardin et apprend que quelqu'un ne compte pas venir et lui retire son invitation. Tout ça me dégoûte, mais c'est aussi comique. Que quelqu'un dans sa position puisse faire des déclarations comme les siennes (traiter les athlètes qui protestent de "fils de p...", NDLR), ça me rend malade", a-t-il expliqué dans des propos relayés par Melissa Rohlin de My San Antonio.

Et Pop de réitérer son soutien indéfectible aux joueurs NFL qui se sont agenouillés pendant l'hymne national.

"Chacun d'entre eux  le droit et la capacité de dire ce qu'il veut et d'agir comme il le veut. Ils ont notre soutien total. L'important est que tout le monde soit respecté et qu'il n'y ait pas de répression pour ce qu'ils ont fait. Sinon, ce sera dingue".

Gregg Popovich s'est ensuite lancé sur la question de l'égalité des chances. De quoi se demander s'il ne serait pas encore plus inspirant dans un rôle politique qu'en tant que head coach des Spurs.

"Il doit y avoir une discussion. Le racisme est ce grand sujet qui met mal à l'aise beaucoup de gens. Mais tant que l'on n'en parlera pas constamment, ça n'avancera pas. Les gens vont dire : 'oh, ils ressortent la carte du racisme, on en a marre'. Il faut parler des choses qui mettent mal à l'aise. Que ce soit le mouvement LGBT, la souffrance des femmes, le racisme... Surtout quand on est blanc. On ne se rend toujours pas compte du privilège que c'est de naître blanc. On a inventé le concept d'être blanc. C'est comme commencer un 100 mètres depuis la ligne des 50 mètres. C'est comme ça culturellement et psychologiquement depuis des centaines d'années. Les gens veulent le statu quo, ils ne veulent pas abandonner leurs avantages. Tant qu'on en sera là, rien n'ira mieux". 

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