Jamal Murray : une Superstar est née ?

Jamal Murray : une Superstar est née ?

Brillant hier soir, Jamal Murray s’est une nouvelle fois enflammé dans les moments les plus chauds pour assurer la victoire aux Denver Nuggets.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

« Une superstar. » Nikola Jokic ne trouve pas d’autres mots pour définir son coéquipier Jamal Murray. Jamais nommé All-Star, le meneur canadien serait donc en train d’accéder au gratin de la NBA pendant ces playoffs. Avec, c’est vrai, quelques cartons mémorables et des performances décisives à la pelle. Cette nuit encore. 28 points, 8 rebonds, 12 passes. Mais surtout un coup de chaud très précieux pour valider le succès des Denver Nuggets en fin de rencontre.

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Les Los Angeles Lakers sortaient d’un 19-2. Un run incroyable dans le quatrième quart temps, avec potentiellement un troisième succès de suite à la clé. Plus habitués à claquer des comebacks qu’à défendre un gros écart, les joueurs de Mike Malone paniquaient. Et à trois minutes du buzzer, ils ne leur restaient plus que quatre des vingt longueurs dont ils disposaient en début de quatrième quart temps. L’urgence arrivait. Alors le meneur canadien s’est chargé de calmer tout le monde.

D’abord un premier tir à trois-points, difficile, malgré la défense serrée d’Alex Caruso. Puis une superbe passe pour Paul Millsap dans la raquette, après avoir remué la défense. Et enfin une bombe lointaine, pleine de culot, en première intention après trois dribbles, pour conclure le 8-0. Les Nuggets peuvent enlever le système d’assistance respiratoire. Jamal Murray les a réanimés. 111-99, game over.

Le coup de chaud de Jamal Murray en images

« Je n’avais aucun doute sur le fait que l’équipe allait assurer ce soir », confiait le coach Mike Malone. « Cette équipe adore la bulle. »

Murray aussi, adore la bulle. Parfois décevant pendant la saison régulière, le joueur de 23 ans hausse son niveau de jeu – et c’est un euphémisme – depuis le début des playoffs. 26,6 points, 50% de réussite aux tirs, 47% à trois-points, 5 rebonds et 6,5 passes après 17 matches. C’est monstrueux. Il marche sur l’eau. Et c’est là l’une des clés du superbe parcours de la franchise du Colorado. Pas vraiment perçu comme une favorite au titre, elle est toujours là. Pas encore mort.

« Pour être honnête, j’ai l’impression qu’il devrait y avoir 2-1 pour nous », remarque même le héros du soir en faisant référence au Game 2 perdu sur le fil, sur un buzzer-beater d’Anthony Davis.

Hier soir, la joyeuse troupe de Nikola Jokic ne s’est pas laissée abattre en fin de partie. Grâce à Jamal Murray. Maintenant peut-on vraiment le qualifier de superstar pour autant ? Superstar de ces playoffs, oui, sûrement. Superstar NBA, c’est à relativiser.

Les esprits s’échauffent vite quand un joueur enchaîne les très bonnes performances. Le garnement est-il en surrégime à Disney ou ses cartons sont-ils le signe annonciateur d’une vraie montée en puissance dès l’année prochaine ? L’avenir nous le dira.

Mais ce qui est certain, c’est que pour vraiment inquiéter les Los Angeles Lakers et leurs duos de mastodontes, il va devoir jouer comme s’il faisait partie du top-10 de la ligue. C’est à lui de prouver qu’il en a les ressources.

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