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John Collins, un nom à retenir

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Rookie prometteur l’an passé, John Collins est en train de passer un cap et de s’affirmer comme la star montante des Atlanta Hawks.

Le bondissant John Collins a encore frappé. Tout passe par lui en ce moment aux Atlanta Hawks. Ou plutôt tout se termine avec lui. Parce qu’il est le finisseur de plus en plus tranchant dont cette jeune équipe a besoin pour passer un cap. Et pour rêver. Il a donc compilé un double-double bien solide, un de plus, pour mener son équipe à la victoire contre les Washington Wizards cette nuit (118-110). 20 points et 13 rebonds. Ceux qui suivent les faucons avec attention depuis le début de la saison ne seront pas surpris. Parce que les cartons comme ça, il les enchaîne depuis déjà quelques semaines.

Collins est brillant depuis son retour à la compétition mi-novembre. Il a attaqué l’exercice avec un peu de retard mais il a vite rattrapé le temps perdu. Et il pointe désormais à 18,6 points, 58% aux tirs et 9,5 rebonds en quinze rencontres. Il continue même de reprendre le rythme et de monter en puissance. En effet, ses statistiques sont encore plus brillantes une fois ramenées sur ses sept dernières sorties : 22,9 pions, 12,7 rebonds et même 35% à trois-points.

Parce qu’à ce stade de sa carrière, le joueur de 20 ans ne peut presque que progresser. Il commence seulement son ascension. Il a un potentiel plus élevé que sa sélection à la dix-neuvième place de la draft 2017 pourrait le laisser penser. Et encore, déjà à ce moment-là, sa sélection était perçue comme un « steal » potentiel pour Atlanta. Le gamin formé à Wake Forest a de la dynamite dans les jambes et il aspire à devenir plus qu’un simple joueur de devoir en NBA.

Sa saison rookie était d’ailleurs prometteuse, même s’il est resté dans l’ombre de certains de ses camarades de promotion (Donovan Mitchell, Jayson Tatum, Lonzo Ball, Markelle Fultz pour des raisons différentes). Il pointait tout de même 10,5 points et 7,3 rebonds en seulement 24 minutes ! Mike Budenholzer avait pris son temps avant de le lancer dans le grand bain. Il l’a fait jouer de plus en plus au fur-et-à mesure que la saison avançait. Ce qui a permis au jeune homme de prendre ses marques avant d’être performant à chaque fois qu’il avait l’opportunité de se montrer. Il est maintenant prêt à passer un cap.

Il est désormais la première option offensive des Hawks. Et l’une des principales attractions du projet excitant qui se met en place à Atlanta. Si vous vous êtes déjà demandés ce qu’Amar’e Stoudemire pourrait donner dans cette NBA étiquetée « small ball », alors nous vous invitons à regarder John Collins de près. La comparaison avec un intérieur All-Star est toujours risquée mais il y a un petit quelque chose. De l’élasticité, une capacité à claquer des dunks violents et de l’efficacité sur pick-and-roll.

Il est le parfait complément du maestro Trae Young, autre jeune prometteur des Hawks. C’est drôle d’ailleurs, parce que le rookie a parfois été comparé à Steve Nash. Un profil qui lui colle peut-être même plus que Stephen Curry vu sa capacité à faire jouer les autres (7,1 passes par match). La franchise tient-là un duel potentiellement à même de marquer des paniers en quantité sur les dix prochaines années. Ajoutez-y le prometteur Kevin Huerter, le jeune mais déjà solide Taurean Prince et éventuellement une autre star piochée à la draft (R.J. Barrett ?) et vous obtenez un mix intrigant. Séduisant.

Il y a de quoi être excité. En attendant, John Collins complète sa panoplie : petit flotteur, tir à quatre-cinq mètres, etc. Avec l’espoir de développer un tir fiable à trois-points pour être vraiment en phase avec les standards modernes. Mais retenez bien son nom, il n’a pas fini de faire parler de lui.