« Tu es une salope », lui a balancé Green droit dans les yeux.Visiblement, l’injure a fait l’effet d’une bombe auprès du natif d’Akron. Il sait gérer ses émotions, même quand l’adrénaline est à son paroxysme. Même quand les enjeux sont grands. Mais ce mot, « salope », semble avoir une connotation très particulière pour lui. Illustration avec sa réponse.
« Je suis un homme et le père de trois enfants. »Autrement dit, il mérite le respect. Pas une vulgaire « salope » pour reprendre encore une fois le terme. Mais Draymond Green n’est pas là pour faire plaisir à ses interlocuteurs, encore moins quand il se laisse emballer par ses émotions.
« Tu es quand même une salope. »Ironie du sort, Green a été suspendu pour son coup de pied dans la foulée. Les Cavaliers ont d’ailleurs certainement fait pression pour que le joueur soit sanctionné. C’est de bonne guerre, les franchises ont une ligne de téléphone spécialement conçue pour accueillir les plaintes tout au long des playoffs. Les coaches et les dirigeants passent donc leur temps à évacuer leur frustration en espérant qu’un message soit passé aux arbitres lors du match suivant. Mais la délégation de Cleveland, probablement influencé par James, aurait-elle insisté autant si le joueur d’Oakland n’avait pas humilié LeBron ? Sans Dray, les Warriors ont perdu le Game 5. Le tournant de la série. L’anecdote a été relayée dans la presse à peine deux jours plus tard, par un joueur resté anonyme. Elle a ensuite été publiée dans le livre écrit par deux journalistes d’ESPN sur LeBron James. A lire aussi : Draymond Green, la revanche dans la peau
