Discrètement, Lonzo Ball monte en puissance

Discrètement, Lonzo Ball monte en puissance

Lonzo Ball ne capte pas la lumière, Zion Williamson oblige, mais le meneur des Pelicans a réalisé d'importants progrès cette saison à NOLA. Notamment à 3 points.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Chez les New Orleans Pelicans, l'attention médiatique est logiquement tournée vers Zion Williamson depuis qu'il a fait des débuts en NBA. Avant lui, c'est Brandon Ingram qui était dans la lumière, grâce à une superbe première saison en Louisiane et une sélection pour le All-Star Game. Lonzo Ball a lui discrètement et sûrement montré des choses intéressantes et prometteuses.

C'est sans doute une bonne chose qu'il puisse désormais évoluer sur un marché moins exposé et avec des camarades à la hype plus élevée. Alors que la saison régulière aborde son dernier virage, l'ancien meneur des Los Angeles Lakers a donné des signes palpables : il a tout ce qu'il faut pour être une excellent joueur NBA et se montrer digne de son statut de n°2 de Draft. Quand on dit "tout", cela inclut aussi ce qui lui a attiré pas mal de critiques lorsqu'il portait le maillot des Purple and Gold. A savoir un shoot à 3 points fiable, avec une mécanique plus conforme à ce qui se fait traditionnellement dans la ligue.

Non seulement Lonzo Ball a modifié son geste, mais il tourne à un pourcentage de réussite en très nette hausse alors qu'il shoote beaucoup plus que lors de ses deux premières saisons dans la ligue. Le voilà à 37.9% en 6.4 tirs à 3 points par match, lui qui affichait 30.5 et 32.9 lors des deux saisons précédentes. C'est simple, il shoote par exemple aussi bien que Danny Green, que les Lakers ont recruté justement pour améliorer leur rendement from downtown. On sait que Green est aussi et surtout là pour frapper en playoffs et dans les moments-clés, mais il est intéressant de voir que Ball progresse au point de naviguer dans les mêmes eaux qu'une référence comme l'ex-Spur et Raptor.

A vrai dire, ses progrès dans ce secteur de jeu rappellent ceux de Jason Kidd. Le Hall of Famer, à qui Ball est souvent comparé pour sa qualité de passe et son QI défensif, ne semblait pas pouvoir devenir un shooteur honnête et beaucoup y voyaient là une limite majeure à sa réussite en NBA. Après quelques années à lutter avec son jump shot, Kidd a trouvé la formule et est aujourd'hui 10e All-Time au classement du plus grand nombre de paniers à 3 points marqués en carrière.

Sa relation avec Zion est prometteuse

Au-delà de cette adresse à 3 points, Lonzo Ball est aussi en train de prouver qu'il peut tenir la cadence d'une saison. S'il a de nouveau manqué quelques matches pour des pépins physiques, ça n'a rien de comparable avec ses saisons rookie et sophomore, où il avait disputé respectivement 52 et 47 matches. A l'heure de ces lignes, le Californien a participé à 54 rencontres et atteindra vraisemblablement les 74 apparitions. Être installé dans le cinq sans remise en cause de son talent ou de son leadership est finalement ce dont avait le plus besoin le rejeton de LaVar, qui va d'ailleurs voir débarquer son petit frère LaMelo en NBA dans un peu plus de trois mois.

S'il manque encore de justesse dans ces prises de risque en attaque (12 points à 40% c'est encore trop peu), l'assurance est là et la relation qu'il développe avec Zion Williamson est particulièrement enthousiasmante. Ces deux-là semblent être faits pour jouer ensemble et squatter le top 10 à coups de alley-oops. Et comme l'avenir des Pelicans tourne autour de Zion, Lonzo Ball y aura forcément une place de choix.

Les stats de Lonzo Ball en 2019-2020

SeasonTeamGMinFGMFGAFG%3PM3PA3P%FTMFTAFT%ORDRRebAstTOStlBlkPts
2019-20NO5432:204.611.240.82.46.437.90.71.257.81.15.16.27.03.01.40.512.2
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