Une décennie de petits anges partis trop tôt

Une décennie de petits anges partis trop tôt

Sur la thématique de la fin de la décennie NBA en cours, voici une liste de joueurs qui ont disparu un peu trop vite des radars malgré une vraie hype.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
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Pour vous faire revivre la dernière décennie NBA, nous vous proposons de revivre, avec différents thèmes, les faits marquants. Aujourd'hui, place à ces équipes, joueurs, mode qui n'ont été qu'éphémères. Evidemment, ce titre n'est pas là pour relater des disparitions survenues tragiquement au cours de cette dernière décennie. Quoi que le destin de certains se rapproche beaucoup d'une certaine tragédie. Ils auraient pu, ils auraient dû. Entre blessures, choix de carrière, mauvais encadrement, excès de fumette ou encore trop de hype trop jeunes, ces dix dernières années n'ont pas été tendres avec quelques-uns. On peut inclure certaines décisions marketing ou politiques presque sans lendemain.

Le Derrick Rose de 2011

Toujours une petite larmichette et une envie d'assommer Tom Thibodeau en pensant au destin ô combien cruel de Derrick Rose... Certes, il est toujours là et affiche un niveau très correct sous le maillot de Detroit, la ville rivale de sa Chicago tant aimée. Mais ce n'est pas le MVP 2011. Ce n'est plus le MVP 2011. Ce genou brisé, un soir d'avril 2012 contre Philadelphie, alors que le match était déjà plié, a été le début de la descente aux enfers du plus jeune MVP de l'histoire.

Revenu plus d'un an après, il se fait le ménisque au bout de trois semaines de compétition. À nouveau, une saison entière loupée. Tant bien que mal, il tente se relever de ses épreuves, et c'est finalement le moral qui a flanche. Baladé entre les Knicks, les Cavs, le Jazz (où il n'a jamais mis les pieds), il doit également se démêler d'accusations de viol lors d'une audience assez médiatisée avant même de porter le maillot de New York. Après une période dépression, il rebondit magnifiquement aux Timberwolves la saison dernière avec un game à 50 points, et aujourd'hui aux Pistons. Le revoir aujourd'hui à un bon niveau relève presque du miracle et on se contentera non sans regrets de le voir enchaîner les matches sans pépins physiques. Difficile, simplement, de ne pas penser à ce qu'il aurait pu et dû être.

Le prime de Dwight Howard

Pour ceux qui ne suivent la NBA que depuis quelques années, Dwight Howard n'est sans doute qu'un vétéran au jeu un peu archaïque et qui ne parvient pas à se stabiliser dans une franchise. Pour ceux qui ont connu "D12" au milieu des années 2000 et au début de cette décennie, c'est quand même bien plus que ça. Howard a été un monstre et le meilleur pivot de la ligue pendant plusieurs années. Pas le plus fin techniquement, mais avec un impact incroyable et un physique presque sans égal. Triple défenseur de l'année entre 2010 et 2012, D12 avait tout pour être ce Shaq 2.0 capable de dominer la ligue pendant 10-15 ans. Mais ses envies de Californie, ses soucis au dos et son sérieux très discutable ont stoppé son élan.

Lorsqu'il débarque à Los Angeles, dans les pas du "Big Cactus", après avoir fait un coup de Trafalgar à Stan Van Gundy, c'est avec le statut d'immense star capable d'aider Kobe Bryant à aller décrocher une 6e bague. Le flop a été total et la collaboration entre les deux hommes absolument catastrophique. Cette saison aux Lakers a tué son "prime" et la suite des opérations, à part peut-être à Houston la première saison, a été pénible. Il méritait mieux pour ce qui aurait dû être l'apogée de sa carrière. Ironie du sort, il se consolera peut-être avec un titre en fin de saison avec... Les Lakers où il est revenu cet été.

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