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Preview NBA : les notes de l’intersaison – Pacific Division

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

On continue sur la thématique preview NBA avec les notes de l'intersaison des teams de la Pacific : Golden State, les deux L.A., Sacramento et Phoenix.

Après la preview NBA des divisions Atlantic, Central, Southeast et Northwest, on vous propose un petit point sur ce qu'ont fait les teams de la Pacific : les Golden State Warriors, les Los Angeles Lakers, les Los Angeles Clippers, les Sacramento Kings et les Phoenix Suns.

Golden State Warriors : A

Difficile de ne pas trouver parfaite l'intersaison d'une équipe qui, déjà deux fois championne de suite, parvient à conserver Kevin Durant et à dissuader Steve Kerr de prendre du recul. Si on ajoute à ça la signature de DeMarcus Cousins pour une bouchée de pain en mode low risk (un an de contrat)-high reward, l'été a été franchement cool pour les Golden State Warriors. Les Dubs n'ont pas un besoin vital de "Boogie", mais sa contribution en playoffs pour forcer quelques verrous et proposer une alternative qu'ils n'avaient pas jusqu'ici est une incroyable plus-value théorique. Rien ne l'oblige à forcer son retour et Kerr pourra ménager sa monture tout au long de la saison.

Quant aux autres ajustements, ils méritent qu'on les juge sur pièce. Le rookie Jacob Evans n'aura sans doute pas autant de temps de jeu que Jordan Bell la saison dernière et donc pas un impact important dans la rotation. Jonas Jerebko sera lui parfait pour amener du jus sur 10 ou 15 minutes.

Les départs des trois intérieurs David West (retraite), JaVale McGee (Lakers) et Zaza Pachulia (Detroit) sera compensé par Bell, excellent sur les passages qu'il a eu à effectuer l'an dernier, Kevon Looney et... DeMarcus Cousins quand il sera prêt. Seul petit bémol, la situation toujours un peu floue de Patrick McCaw, toujours pas re-signé, dont la présence à l'aile dans la rotation ferait du bien à Golden State.

Los Angeles Lakers : A-

Avoir LeBron James comme recrue phare de son été, même à 33 ans, c'est un home-run. Le "King" est toujours le joueur le plus dominant ou au moins impactant de la ligue. Alors pourquoi pas un A net et franc ? Déjà parce qu'il sera compliqué de jouer le titre immédiatement avec le drôle de roster mis sur pied par la doublette Magic-Pelinka. Les fans attendaient aussi un Paul George ou un Kawhi Leonard, mais la direction a estimé qu'il valait mieux s'armer de patience et dégainer l'été prochain. C'est une tactique qui a du sens, mais qui comporte aussi ses risques.

Le reste du recrutement est assez original. Luke Walton va devoir gérer une sorte de Suicide Squad où se mêleront des personnalités entières, parfois excentriques et instables. Rajon Rondo, Lance Stephenson, Michael Beasley et JaVale McGee ont leur lot de casseroles, mais aussi les moyens d'être des coéquipiers valeureux. Il faudra trouver l'équilibre entre la gestion de ces vétérans et le développement des jeunes talents que sont Lonzo Ball, Brandon Ingram et Kyle Kuzma. Le simple fait d'avoir conservé ce trio pour voir si la mayonnaise prendra est à mettre à l'actif des Lakers.

On est un peu sceptiques sur les 12 patates sur un an données à Kentavious Caldwell-Pope, mais la courte durée du deal n'engage pas trop la franchise.

Los Angeles Clippers : B

Pas simple à gérer cette intersaison pour les Clippers. DeAndre Jordan, dernier vestige de l'ère Lob City a quitté les lieux. Pareil pour Austin Rivers, constamment rappelé à son lien de parenté avec son coach. Mais à côté de ça, le recrutement orchestré par Jerry West est plutôt malin et intéressant pour une équipe à mi-chemin entre reconstruction et ambition de playoffs immédiate.

Avery Bradley a re-signé pour 2 ans à un tarif acceptable (25 millions) et avec une seule année garantie. Montrezl Harrell, souvent excellent la saison passée, a lui aussi prolongé pour 2 ans et "seulement" 6 millions par an. Une vraie aubaine si on se dit qu'il a tout pour devenir titulaire à terme si la recrue Marcin Gortat ne donne pas satisfaction. En termes de profondeur, les Clippers ont bien bossé. Les vétérans précieux que sont Luc Mbah-a-Moute et Mike Scott

Sur le front de la Draft, on attend de voir Jerome Robinson pour se prononcer, mais le choix a surpris. Il se dit ici et là que l'arrière de Boston College est en fait sous-coté et va faire des dégâts en sortie de banc. Réussir à récupérer Shai Gilgeous-Alexander, déjà très bon défenseur, pour garnir le backcourt, c'est en revanche un joli coup.

Dans l'ensemble, seul le contrat de Danilo Gallinari reste coûteux par rapport à sa production récente. Qu'importe. Les Clippers auront, grâce à leur travail de dégraissage, deux places pour des contrats max à l'été 2019.

Sacramento Kings : D

On n'a pas spécialement envie de s'acharner sur les Kings. Mais parfois, ils le cherchent un peu. Avec le 2e pick de la Draft 2019, Sacramento a donc foncé sans arrière-pensée sur Marvin Bagley. Comme pour tous les rookies, on attendra de le voir plusieurs mois en action avant de se prononcer. Simplement, avec la possibilité de sélectionner Luka Doncic ou d'autres potentiels plus intrigants que le néanmoins fiable statistiquement Bagley, les Kings ont manqué d'audace.

Quand on sait qu'ils n'auront pas leur 1er tour en 2019, on se dit qu'essayer d'en récupérer un via un trade-down (Bagley aurait sans doute pu être pris en 4, 5 ou 6) aurait été malin. Vlade Divac a préféré patienter et recruter deux free-agents à l'impact incertain : Nemanja Bjelica, qui risque de débuter poste 3 après avoir joué des années en 4, et Yogi Ferrell, intéressant à Dallas mais que l'on n'imagine pas progresser énormément dans les années à venir.

Le D-, voir le E, ont été évités grâce à la décision des Bulls de matcher l'offre des Kings pour Zach LaVine. On aime beaucoup le Marsupilami de Chicago, mais 78 millions sur 4 ans, ç'aurait presque été criminel pour Sacramento vu le peu d'accomplissements du garçon en carrière pour le moment.

On a beau apprécier quelques joueurs de ce noyau qu'essayent de constituer les Kings, difficile de ne pas considérer cette intersaison comme décevante à l'heure actuelle.

Phoenix Suns : C+

Il y a une certaine émulation autour des Suns cette saison. Avoir le 1st pick, ça aide forcément à entretenir l'excitation. Deandre Ayton a tout pour être une machine à double-doubles et un All-Star incontournable à terme. Son association avec Devin Booker, qui a signé un contrat de 158 millions de dollars sur 5 ans, est prometteuse. On aurait quand même pris Luka Doncic en 1, mais c'est aussi une question de point de vue. Pour rester sur la Draft, récupérer le très propre Mikal Bridges et le Français Elie Okobo en plus d'Ayton, c'est plutôt du bon boulot.

Histoire de progressivement amorcer la fin du tanking en Arizona, Ryan McDonough a ensuite ciblé deux vétérans pour encadrer ce groupe très jeune : Trevor Ariza, pion essentiel des Rockets, et Ryan Anderson (échangé notamment contre Marquese Chriss), dont Houston cherchait à se débarrasser. Le profil des deux hommes va dans le sens d'une ambition de sortir des bas-fonds de l'Ouest cette saison. Dans les faits, ce ne sera dans doute pas aussi simple.

Une interrogation demeure : fallait-il miser autant pour Booker, un joueur pas encore confirmé et au jeu un poil uni-dimensionnel pour le moment ? L'avenir le dira, mais on n'imaginait de toute façon pas les Suns ne pas verrouiller ce qui ressemble le plus à une future star chez eux depuis quelques années.

On aime bien le choix d'Igor Kokoskov, assistant émérite de Quin Snyder dans l'Utah et champion d'Europe avec la Slovénie. Pourquoi les Suns n'ont pas pris Doncic, déjà ?