ROY : Qui finira deuxième derrière Joel Embiid ?

Chaque mois, BasketSession fait le point sur la course aux différents Awards. Zoom sur notre Rookie Of The Year en décembre. 

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
ROY : Qui finira deuxième derrière Joel Embiid ?

Rookie Of The Year :

1. Joel Embiid (Philadelphie Sixers) 2. Jamal Murray (Denver Nuggets) 3. Dario Saric (Philadelphie Sixers) 4. Brandon Ingram (Los Angeles Lakers) 5. Malcolm Brogdon (Milwaukee Bucks) Qui d’autre ? Qui d’autre que Joel Embiid peut vraiment prétendre au trophée de Rookie Of The Year cette saison ? Le pivot camerounais peut finir la saison en boitillant, continuer à lâcher tout un tas de conneries et de cochonneries sur Instagram ou même faire l'hélicoptère avec vous savez quoi qu’il serait tout de même élu meilleur débutant de l’année. Un plébiscite à venir qui s’explique 1) par les prouesses stupéfiantes du jeune joueur des Philadelphie Sixers 2) par l’absence criant de concurrence. [superquote pos="d"]Le géant est tout ce que les scouts nous promettaient quand il a quitté Kansas pour rejoindre la NBA[/superquote]Embiid est le seul rookie à dépasser la barre des dix points par match. Il fait même beaucoup mieux que ça. Avec plus de 18 points et 7 rebonds compilés par match, il se hisse en tête de ses deux catégories clés. By Far. On en oublierait presque que son temps de jeu est encore limité (seulement 24 minutes par match) en raison de ses deux opérations du pied en deux ans. Le géant est tout ce que les scouts nous promettaient quand il a quitté Kansas pour rejoindre la NBA : un intérieur de 2,16 m capable de dominer dessous, d’enfiler les shoots de loin et de protéger le cercle. Un profil unique. Celui d’un ROY, et peut-être même celui d’un Franchise Player en puissance. Le vrai « suspense », si suspense il y a, ou débat, concerne plus la deuxième place du ranking. Il a fallu départager Jamal Murray et Dario Saric, un autre rookie des Sixers. Bien que leurs profils ne soient pas similaires, ils sortent tous les deux du banc tout en ayant un rôle intéressant dans la rotation et leurs statistiques sont assez proches : Murray : 9,2 points à 37% aux tirs, 35% à 3-points, 3 rebonds et 2 passes en 21 minutes Saric : 9,1 points à 38% aux tirs, 36% à 3-points, 5,7 rebonds et 1,7 passe en 23 minutes [superquote pos="d"]Murray a le meilleur +/- de la cuvée [/superquote]Le Croate est plus complet que le gunner des Nuggets mais il est aussi plus âgé (22 ans contre 19) et il a déjà joué plusieurs saisons professionnelles en Europe. Cela ne devrait pas forcément impacter le classement d’un Award mais la progression de Murray mérite d’être souligné. Le combo guard canadien s’est finalement fait une place dans la rotation de Denver malgré une sacrée concurrence sur les postes 1 et 2 (Emmanuel Mudiay, Jameer Nelson, Gary Harris, Will Barton). Il a attendu son cinquième match NBA pour marquer son premier panier – 0/16 aux tirs sur ses quatre premières sorties – mais il s’est bien rattrapé depuis en enchaînant notamment trois rencontres de suite à 20 points et plus fin novembre. L’ex-star de Kentucky manque de constance, comme la majorité des jeunes joueurs à ce niveau. Mais il nous a fait une plus forte impression que Saric, une valeur sûre parmi les rookies, depuis le début de la saison, d'autant plus qu'il affiche le meilleur différentiel +/- parmi les débutants passant plus de neuf minutes sur le terrain chaque soir (+1,9). La suite du classement a peu d’importance vu les débuts anecdotiques d’une cuvée de rookies plutôt faibles et dont l’absence de sa principale attraction (coucou, Ben Simmons) est palliée par les prestations surprenantes d’un joueur drafté en 2014.
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