Don’t mess with Brodie…

Don’t mess with Brodie…

Le meneur des Houston Rockets Russell Westbrook avait un compte à régler sur le match contre les Los Angeles Clippers et a confirmée sa montée en puissance.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié

Cette saison représente un nouveau défi pour Russell Westbrook. Échangé par l’Oklahoma City Thunder l’été dernier, le meneur forme avec James Harden le nouveau duo de stars aux Houston Rockets. Omnipotent à OKC, le vétéran de 31 ans doit désormais partager les responsabilités, mais aussi la gonfle, avec le barbu. Assez logiquement, les deux hommes vont avoir besoin de temps pour prendre leurs marques. Ce qui explique le début de saison irrégulier des Texans.

Pour autant, les Rockets, 4es, sont bien placés au sein de la Conférence Ouest et affichent un bilan totalement correct : 19 victoires et 9 défaites. Et surtout, cette équipe affiche un potentiel intéressant. Comme cette nuit lors de la victoire sur le parquet des Los Angeles Clippers (122-117). Dans les grands matches, Houston semble capable d’augmenter d’un cran le niveau d’intensité. Et un homme symbolise parfaitement cette capacité à hausser le ton : Westbrook.

Quand Russell Westbrook a les crocs...

De mieux en mieux ces dernières semaines, l’ancien du Thunder a probablement signé son meilleur match sous ses nouvelles couleurs contre les Clippers. Au niveau statistique tout d’abord avec 40 points, 10 rebonds et 5 passes décisives. Mais aussi dans le contenu. Malgré un certain déchet (8 ballons perdus), Brodie a été le moteur des Rockets. Donnant le ton au niveau de l’agressivité. Même si Harden a été déterminant dans le money-time, c’est bien Westbrook qui a mené la danse. Face aux Clippers, il avait vraiment envie de bien faire.

"Ce que je retiens de ces matchs contre les Clippers ? Nous devons toujours être comme ça. Nous ne sommes pas encore au complet, c’est la prochaine étape. Mais on sait que nous pouvons encore mieux jouer. A quel point ? Vous verrez bien", a annoncé Russell Westbrook face à la presse.

Pourquoi une telle agressivité face à la franchise californienne ? On a bien une petite idée là-dessus avec ses retrouvailles avec Paul George et surtout sa rivalité avec Patrick Beverley. Westbrook s’est d’ailleurs régalé au moment de l’expulsion de son homologue. Et même entre les deux franchises, il y a une tension de plus en plus importante ces dernières années. Sans surprise, avec sa personnalité, le #0 des Rockets se régale dans un tel contexte. Pour lui, c’est même l’environnement idéal afin d’exprimer ses qualités.

"Face aux Clippers, c’est un vrai combat de chiens à chaque fois. C’est dur. Ils sont vraiment bons et c’est une sacrée bataille. Ce sont des échanges entre des poids lourds. Et je suis sûr que le prochain match entre nous sera du même ton", a résumé Mike D’Antoni.

Le meilleur reste à venir ?

En tout cas, ce match confirme bel et bien la montée en puissance de Westbrook à Houston. Après une période logique d’adaptation, le natif de Long Beach semble gagner en confiance. Il prend ses responsabilités, dicte le tempo, se montre plus agressif. Bien évidemment, tout cela doit encore se mettre en place avec Harden. Mais c’est prometteur. Car malgré une certaine inconstance, cette équipe des Rockets a la personnalité nécessaire pour se battre dans les grands matches. Une qualité indispensable en vue des Playoffs.

"Nous n’allons pas gagner sans de très bonnes performances de Russell, mais aussi de James et des autres. Mais je dois avouer que je suis juste heureux pour lui. Je crois qu’il est évidemment de plus en plus à l’aise dans l’équipe", a analysé D’Antoni.

Attendu au tournant avec cette arrivée aux Rockets, Westbrook sait aussi qu’il n’aura pas le droit à l’erreur. Déjà, sa relation avec Harden sera forcément scrutée après ses échecs avec Kevin Durant et George. Mais surtout, il doit justifier le mouvement réalisé par Houston l’été dernier. Car malgré son statut de star, le meneur fait l’objet de nombreux doutes. Beaucoup pensent qu’il ne représente pas la solution pour permettre à cette formation de passer un cap. Surtout à 171 millions de dollars sur 4 ans. Et dans cette adversité, il faut toujours se méfier de lui.

"C’est une bonne chose de gagner, c’est l’essentiel pour nous. En tant que compétiteur, c’est toujours bien. C’est une grande victoire. En tant qu’équipe, notre objectif, notre objectif principal, est de gagner au plus haut niveau", a rappelé Russell Westbrook.

Avec cette rage au ventre, le MVP 2017 est un homme dangereux. Parfois pour sa propre équipe. Mais surtout pour ses adversaires...

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