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Les 5 moments marquants de Derrick Rose à Chicago

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Dans la foulée de son match à 50 points, Derrick Rose méritait que l'on rappelle quel joueur il a été lorsqu'il portait le maillot auquel il sera éternellement lié.

En attendant de voir si Derrick Rose réussira à enchaîner d'autres performances aussi mémorables avec les Minnesota Timeberwolves que celle qu'il a réalisée hier en battant son record de points en carrière, l'occasion était trop belle de se remémorer les cinq moments les plus marquants de son passage chez les Chicago Bulls. Voici l'article que nous lui avions consacré pour fêter son trentième anniversaire.

Son premier match (et premier carton) en playoffs

Le jour où la ligue a cessé de voir Derrick Rose comme le rookie le plus talentueux de sa cuvée, mais comme une superstar en puissance déjà effrayante pour ses adversaires. Même s’il découvrait la NBA et ses exigences tactiques et physiques, le premier choix de la draft 2008 n’a jamais vraiment été un débutant malgré une seule saison passée à l’université.

« Il n’a pas besoin d’expérience », confiait Ben Gordon, pistolero des Bulls à l’époque, après les 36 points et 11 passes de son jeune coéquipier pour son premier match en playoffs.

« Il se comporte déjà comme un vétéran. »

36 points en 49 minutes et une victoire surprenante des Bulls, septièmes à l’Est, sur le parquet des Boston Celtics champions en titre et tête de série. Un succès arraché en prolongation avec un Rose dominateur alors qu’il était pourtant opposé à un Rajon Rondo alors au sommet de son art. 36 points, c’est tout simplement un record pour un rookie qu’il co-détient toujours avec Kareem Abdul-Jabbar.

Cette série était complètement folle. Les Bulls ont finalement perdu en sept manches. Mais ce fut épique. Rose a bouclé sa première série avec presque 20 points à 49% mais aussi plus de 6 rebonds et 6 passes. Je vous invite vivement à retrouver les matches de ce premier tour dingue sur YouTube, ça vaut vraiment le coup d’œil.

Ses 42 points contre les Spurs en 2011

Cette saison, c’est celle dont j’ai le plus de souvenir. Je n’ai pas forcément cru plus que ça au titre NBA - en cas pas autant qu’après son retour. Bon, ok, j’y ai cru pour de vrai quand les Bulls menaient 1-0 en finales de Conférence. Et je voulais voir le Miami Heat perdre, comme 70% des fans à l’époque. Cette saison, c’est la plus belle de Rose. Le plus jeune MVP de l’histoire. Je me souviens avoir eu un vrai bon pressentiment assez tôt dans la saison quand personne ne parlait encore vraiment de Chicago comme d’un candidat au titre et du meneur comme un MVP en puissance. Il était encore trop tôt. Lui était encore trop jeune.

Je me souviens de sa montée en puissance, des séries de victoires... et de ce game contre San Antonio. C’est sur ce match que s’est réellement dessiné le trophée de MVP de Derrick Rose. Les Texans étaient au sommet et ils ont été battus ce soir-là par un adversaire bien trop fort, hauteur de 42 points dont 13 dans le dernier quart.

« C’était une sacrée performance », estimait même Tom Thibodeau.

Rose et les Bulls ont terminé la saison en trombe avec 24 victoires lors des 28 matches qui ont suivi ce succès contre les Spurs. Le plus jeune MVP de l’histoire a même récidivé avec 42 autres points lors d’une rare défaite contre Indiana.

Sa blessure contre les Sixers en 2012

S’il y a une blessure qui fait plus de mal que d’autres, c’est bien celle là. Derrick Rose a mis un genou à terre le 28 avril 2012. Il s’est relevé depuis mais il n’est plus vraiment le même basketteur. Les Bulls menaient de 12 points à un peu plus d’une minute de la fin de sa première rencontre de playoffs cette saison. Le compteur de la superstar affichait 23 points, 3 tirs derrière l’arc, 9 rebonds et 9 passes. Et un genou brisé. Rose s’est écroulé seul. Après avoir manqué 27 des 66 matches de la saison régulière, il retrouvait un niveau proche de celui affiché la saison précédente lorsqu’il était élu MVP. Avant de tomber une nouvelle fois.

« Je le porte dans mon cœur. C’est une saison difficile, c'est moche. C’est une sale victoire ce soir », confiait Kyle Korver après le match.

La gestion de Tom Thibodeau était au coeur du débat après le match. Un thème qui est depuis revenu sur le tapis à chaque fois que son nom se retrouve dans une discussion. Je pense que cette équipe des Bulls avait les armes pour aller au bout.

Son faux retour sur les parquets

Il n'y a pas un moment précis. Il y en a tout plein. Toute une saison à attendre. Des mois à se dire qu'un éventuel retour du MVP permettrait à Chicago d'atteindre enfin le Graal. Il y a eu les spots Adidas. Les interventions de Reggie Rose dans la presse. Le suspense maintenu en permanence par les dirigeants et le staff. L'attente interminable. Derrick Rose a reçu le feu vert des médecins quelques semaines avant les playoffs. Il était listé en "day to day". Il n'est jamais revenu.

Ses coéquipiers, eux, se sont battus comme des lions pour mener les Bulls jusqu'en demi-finale de Conférence. Entre les faux espoirs, les frictions internes entre Thibodeau et les dirigeants ou même entre le camp de Rose et le management des Bulls, cette saison a peut-être été le théâtre de la première déchirure au sein de l'organisation.

Ses 28 points contre Cleveland en 2016

En 2016, Derrick Rose a montré quelques flashs, non pas du joueur qu'il a été mais de celui qu'il semble pouvoir devenir. Encore une fois handicapé par des blessures - fracture orbitale - en début d'exercice, il est monté en puissance après le All-Star Game. Une progression illustrée par ses 28 points et 7 rebonds lors d'une défaite contre les Cleveland Cavaliers peu de temps après la coupure de la mi-saison. 28 points à 12/19. C'est dans un rôle de distributeur, et non de pur gestionnaire, que Rose a brillé lors de la deuxième moitié de l'année. Il a enchaîné deux autres matches à plus de 24 points dans la foulée.

Il n'a plus la carrure d'un franchise player mais il a encore les atouts pour briller dans cette ligue, surtout dans une rôle d'option alternative derrière d'autres scoreurs.