Detroit Pistons
USA - central
Fondation 1941
Manager Jeff Bower
Entraîneur Stan Van Gundy
Site web http://www.nba.com/pistons/

Le film de la saison : « 8 Mile »

Touché par un grand nombre de problèmes dans les années 2000, la ville a toujours pu compter sur deux fiertés : Eminem et les Detroit Pistons. Si le rappeur est (malheureusement) déjà en fin de course, la franchise doit, elle, une revanche à ses fans.

La saison dernière, les hommes de Stan Van Gundy ont été l’une des équipes les plus frustrantes de la ligue. Disposant du potentiel pour aller en playoffs, ils ont réussi à ne pas se qualifier. Un échec retentissant au vu de la très faible concurrence dans la conférence Est.

Symbole de son équipe très moyenne, Andre Drummond était une véritable énigme. Toujours bon rebondeur (13 par match en moyenne), il a réussi à régresser offensivement. Il traversait certains matchs sans réellement exister. Après la signature de son énorme contrat, il a dû prouver. Et pour le moment, il ressemble davantage au B Rabbit du départ.

La saison à venir s’annonce décisive dans le projet à moyen terme des Pistons. Ils se sont séparés de Marcus Morris et Kentavious Caldwell-Pope. Dans l’effectif actuel, certains jouent très gros financièrement (Avery Bradley), d’autres sportivement (Stanley Johnson, Reggie Jackson).

Pour le moment, si le talent existe dans cette équipe, elle a vraiment tendance à se saborder plus qu’autre chose. Elle mérite tout de même mieux que de finir comme Cheddar Bob.

Le casting des Detroit Pistons

Le cinq de départ attendu aux Detroit Pistons : Reggie Jackson - Avery Bradley - Stanley Johnson - Tobias Harris - Andre Drummond

Les ailes ont changé dans le Michigan. Avery Bradley a remplacé numériquement Marcus Morris, parti dans le même temps à Boston. En installant l’ancien Celtic à l’arrière et en laissant les Lakers surpayer Kentavious Caldwell-Pope, Detroit fait de la place pour Stanley Johnson.

Blessé une grande partie de la saison dernière, Reggie Jackson a vraiment peiné à retrouver son niveau. Il s’est même retrouvé à sortir du cinq, remplacé par Ish Smith. Le meneur de jeu doit se reprendre et retrouver un niveau décent. Il aurait réalisé un été très sérieux, les derniers signes seraient favorables. Un Jackson au niveau, c’est un minimum pour que Detroit puisse atteindre ses objectifs.

Le banc de touche pourrait être une bonne surprise. Van Gundy peut compter sur des soldats confirmés (Anthony Tolliver, Ish Smith, Langston Galloway, Jon Leuer) et, dans ce système de jeu, le rookie Luke Kennard pourrait surprendre.

Le scénario

Le début de saison des Detroit Pistons va être dans la lignée de l’exercice précédent : un peu soft, très irrégulier. Les premières critiques tombent alors sur le supposé leader Andre Drummond.

Avec le déménagement de la nouvelle salle en centre ville, le pivot passe son temps dans ses endroits préférés : les restaurants. Interpellé violemment par un fan mécontent alors qu’il s’apprêtait à déguster son sixième burger en une heure, c’est le geste de trop pour Drummond. Il se rebelle, se fait enfin violence et répond aux critiques.

Dans cet élan, il met la même intensité sur le terrain et redevient le monstre physique qu’il était en 2016. Il emmène son équipe dans son sillage. Même si celle-ci montre certaines limites, elle met en place une forte défense (on est à Detroit quand même) qui lui permet de se hisser parmi les huit meilleures équipes.

L’acteur à suivre : Stanley Johnson

Depuis deux ans, tout le monde annonce Stanley Johnson comme l’énorme pépite dénichée à la draft 2015. Pour le moment, sa carrière est une légère déception. Certes, il est encore jeune mais il n’a jamais vraiment justifié les attentes autour de lui.

Avec le départ de KCP et Morris, c’est une véritable autoroute qui se présente à lui. Seul véritable poste 3 athlétique, Johnson doit montrer que ses larges épaules peuvent aussi lui servir à assumer un rôle important en NBA.

Chaperonné par Avery Bradley qui veut en faire le nouveau Ron Artest, l’ailier n’a plus qu’à apprendre. Capable de défendre très dur, il peut aussi aller claquer quelques puissants dunks dans le trafic. Van Gundy va lui donner sa chance, à lui de la saisir pour prouver devant tout le monde qu’il est le futur.

La note League Pass

4/10. Les Detroit Pistons vont mieux jouer cette saison. Cette équipe peut aller chercher les playoffs, c’est évident. Par contre, cela ne passera pas par du showtime, loin de là même. Adeptes du basket ultra offensif, passez votre chemin.

Par contre, les vrais fans du « Detroit Basketball », cher à ce bon vieux Roger Mason, s’y retrouveront peut-être un peu plus. De la défense, beaucoup de rigueur et ensuite on pensera au spectacle.

Le saviez-vous

Il n’y a pas que Vince Carter et Tracy McGrady comme joueurs NBA étant cousins. A Detroit, Tobias Harris en a un lui aussi un dans la ligue en la personne de Channing Frye.

L’intérieur des Cleveland Cavaliers a d’ailleurs évolué avec son jeune cousin lors de son passage entre 2014 et 2016 au Orlando Magic. L’histoire ne dit pas si Harris a demandé à Frye d’aider Drummond pour ses lancers-francs..

PLAYER2017/182018/192019/202020/212021/22
Andre Drummond$23,775,506$25,434,262$27,093,018$28,751,774$0
Tobias Harris$16,000,000$14,800,000$0$0$0
Reggie Jackson$16,000,000$17,043,478$18,086,956$0$0
Jon Leuer$10,497,319$10,002,681$9,508,043$0$0
Avery Bradley$8,808,989$0$0$0$0
Langston Galloway$6,666,667$7,000,000$7,333,333$0$0
Ishmael Smith$6,000,000$6,000,000$0$0$0
Boban Marjanovic$5,881,260$9,490,740$0$0$0
Josh Smith$5,331,729$5,331,729$5,331,729$0$0
Anthony Tolliver$3,290,000$0$0$0$0
Stanley Johnson$3,097,800$3,940,401$5,311,660$0$0
Luke Kennard$2,759,280$3,275,280$3,827,160$5,273,826$7,256,785
Reggie Bullock$2,500,000$2,500,000$0$0$0
Henry Ellenson$1,780,800$1,857,480$2,856,804$4,053,805$0
Eric Moreland$1,740,000$1,833,000$1,915,000$0$0
Michael Gbinije$500,000$0$0$0$0
Dwight Buycks$0$0$0$0
Luis Montero$0$0$0$0
TOTALS$114,629,350$106,009,051$69,268,079$28,751,774$0