
Défaits lors des deux premières rencontres, les Spurs n’ont plus le droit à l’erreur s’ils veulent remporter les finales NBA. Les Knicks sont à deux victoires d’être sacrés. Pour les en empêcher, San Antonio devra montrer un meilleur visage.
On a connu meilleur contexte pour se déplacer au Madison Square Garden, salle qui n’a plus connu les finales depuis 1999. Après presque 27 ans d’attente, l’arène la plus chaude de NBA ne promet pas d’être accueillante pour Wemby et sa meute. Peut-être la mythologie du “Garden” est-elle surfaite. Peut-être qu’à minimum 5000 $ le billet, l’habituelle ferveur populaire ne sera qu’un regret. Peut-être la présence de Donald Trump crispera une soirée qui n’avait pas demandé de l’être. Une chose est sûre : après ses deux défaites devant son public, San Antonio a utilisé tous ses jokers; ou presque tous. Parce qu’aucune équipe n’a jamais remporté le titre après deux revers à domicile. Mais aussi parce que si défaite il y a ce soir, le score de la série sera de 3-0. Il ne manquerait donc plus qu’une victoire aux Knicks pour être champions. Ce serait surtout un déficit qu’aucune équipe n’a jamais remonté. Il en faudra bien une, un jour. Mais si les Spurs venaient à le faire, ce serait inéluctablement, avec un Wembanyama qui montre la voie.
Wemby doit aider et être aidé
On attend tous une performance exceptionnelle de Wembanyama “au Garden”. Parce que toutes les légendes de la table à laquelle il souhaite s’asseoir l'ont fait. Certains en ont même fait une habitude. Mais il serait quand même ingrat de se contenter de dire que seul Wemby, à 22 ans, doit faire mieux. Il doit effectivement choisir des meilleurs tirs, limiter davantage un Karl Anthony Towns qui lui marche dessus, pour l’instant. Mais ses coéquipiers doivent aussi l’aider. A commencer par son remplaçant Luke Kornet, aux abonnés absents sur le début de cette série. Piétiné en défense, inoffensif en attaque, son équipe a perdu 14 points sur ses 17 minutes de jeu cumulées en deux matchs. Sur une défaite de 10 points lors du game 1, et d’un seul deux jours plus tard, on pourrait craindre pour le repos du Français à l’avenir. Rares sont les fois où la tactique défensive du tour précédent a été utilisée. Wembanyama n’est pourtant jamais aussi efficace que lorsqu’il défend près du cercle. Ce qui était le cas à ce moment-là. Le staff Texan pourrait le replacer dans une situation comme celle-ci. Sur les séquences où il l’est, les Knicks refusent de dribbler vers le cercle; de peur de se faire contrer. C’est presque de la triche à ce niveau là.
Les Knicks ont de la marge
Le plus effrayant, c’est de se dire que les Knicks peuvent aussi être meilleurs. Ils ont affiché un taux de réussite aux tirs à longue distance de 40% durant les playoffs. Du très solide. Mais depuis le début des finales, ils sont à 35%. Il y a fort à parier que ce pourcentage augmentera devant leur public. Même si ce n’est pas inévitable. Dans le même sens, Jalen Brunson, la superstar de l'équipe, peut faire encore plus mal. Toujours présent dans les moments cruciaux, le contenu global de ses matchs ne lui ressemble pas vraiment. Il n’est qu’à 33% de tirs réussis sur ces finales. Sur le reste des playoffs, il était à 48,5%. Contraint de retourner aux vestiaires lors du premier match, il ne serait pas surprenant qu’il soit blessé. Si tel est le cas, il est étonnant de voir les Spurs ne pas plus le cibler en défense. C’est peut-être un premier indice sur ce qui nous attend cette nuit à 2h30.