#trucdegeek Rookie de l’année et titres NBA : des superstars et des role players

Victor Wembanyama a sans surprise remporté le trophée de Rookie de l'année. Peut-être (un peu) plus surprenant, ce titre lui a été décerné à l'unanimité, ce qui n'était arrivé que 5 fois dans l'histoire de la NBA. On espère pour Victor que ce titre de ROY n'est que la première marche d'une longue et belle carrière. Et quoi de mieux pour couronner une carrière qu'un (ou des) titres NBA. Alors je me suis penché sur les joueurs ayant été rookie de l'année et champion.

ROY et champion NBA la même année

Quelques très grands joueurs ont été champion NBA pendant leur saison rookie : Magic Johnson bien sûr (tiens pour la peine, le lien vers la VHS Always Showtime qui a bercé mon adolescence), mais il y a eu aussi Bill Russell, Kevin McHale et Manu Ginobili.  Cependant ces joueurs n'ont, malgré leur talent, pas été ROY. Une recherche rapide nous montre que, sans grande surprise, être rookie de l'année et champion NBA au cours du même exercice est un fait rarissime, détenu par un seul joueur. Vous l'avez ? Moi non. Il s'agit de Jamaal Wilkes, champion avec les Warriors lors de la saison 74-75. Il n'est peut être pas le joueur le plus connu de monde, mais c'est quand même un joueur référencé, 4 fois champions au total (dont 3 avec les Lakers) et 3 fois All Star.

Les années 80-90

En bon vieux qui se respecte, je vais rapidement commencer par les années des peintres, j'ai nommé les années 80 et 90. Au cours de ces 2 décennies, 7 ROY ont été champion NBA, pour un total de 22 titres : Bird (3), MJ (6), Mitch Richmond (1), David Robinson (2), Shaq (4), Jason Kidd (1) et Tim Duncan (5).

Les ROY champions au 21e siècle

Plus récemment, depuis les années 2000, le rythme est à peu près similaire : 6 ROY ont été champion ; il s'agit de Pau Gasol (2), Mike Miller (2), LeBron (4), KD (2), Kyrie Irving (1) et Andrew Wiggins (1). Pour un total de 12 titres.

Des Superstars, des role players… et le vieux qui trainait par là

On peut distinguer plusieurs groupes de joueur. D'abord les Superstars, options numéro 1 (ou 1bis) de leur équipe. Je pense bien sûr à Bird, MJ, Shaq, Duncan, LeBron, ou KD. Certains autres étaient plutôt des secondes options à ce stade de leur carrière, comme Robinson, Gasol ou Kyrie. Parmi ces stars, Shaq ou Duncan ont été champion à la fois en tant que franchise player et comme deuxième option, ce qui témoigne d'une certaine plasticité à intégrer un collectif (ce qui ne vient pas directement à l'esprit quand on pense à Shaq).

Mais la qualité des classes de draft est variable et tous les ROY ne deviennent pas des superstars ni même des stars. Certains ROY deviennent « juste » d'excellents role players, et ont un rôle important dans la conquête d'un titre. Je pense ici à Andrew Wiggins, Mike Miller ou Jason Kidd.

Pour finir, il y a le gars qui passait là par hasard, qui gagne le titre sans presque transpirer, après des années et des années à être la star de franchises de la loose, j'ai nommé ce bon vieux Mitch Richmond.

Il est bien sûr trop tôt pour savoir quel avenir se réserve Wemby, et s'il sera un jour en position de gagner des titres. Mais on a hâte de voir la suite.

Super intéressant, merci !

KAT ou Doncic vont-ils se rajouter à cette liste ?
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Merci ☺️

Je pensais pas dire ça un jour, mais j’aime bien les chances des Wolves
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Hyper intéressant. On voit vraiment bien que rien n'est garanti. j'imagine qu'une des données, c'est que chaque décennie/génération, il y a évidemment des grosses écuries qui gagnent plusieurs fois. Ça ne laisse donc pas beaucoup de place pour devenir un jour champion, même quand on a été un grand talent très tôt.
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Oui je pense que tout revient au fait que les titres sont au final assez concentrés sur quelques équipes.

Et on peut faire la même chose pour les joueurs. Au final, chaque décennie, on voir que la majorité des titres est raflée par une poignée de superstars (qui n’ont pas forcément été ROY).
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J'aime bien le concept de "plasticité à intégrer un collectif" :)
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Ce qui est marrant, c'est quand cela vient de joueurs qu'on aurait imaginé incapables de le faire se mettent au service de l'équipe. Je suis pas un fan de Westbrook, mais ça a été clairement son cas avec les Clippers.

Diaw et Batum en sont deux exemples merveilleux (pour peu que ce soit une équipe qui tourne rond).
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