5 choses que vous ne savez peut-être pas sur Gabby Williams

Star des Valkyries et cadre des Bleues, Gabby Williams possède un parcours étonnant. Découvrez cinq anecdotes méconnues sur la Française, des JO de 2012 à son lien avec Kobe Bryant.

5 choses que vous ne savez peut-être pas sur Gabby Williams

Depuis le début de la saison WNBA il y a un mois, Gabby Williams ne cesse de monter en puissance au sein de sa nouvelle franchise, les Golden State Valkyries. À 29 ans, elle est la pièce maîtresse de son équipe, mais aussi de l'équipe de France, avec qui elle devrait disputer le Mondial en septembre prochain à Berlin.

Si vous connaissez déjà la joueuse, voici cinq anecdotes qui permettent d'en apprendre un peu plus sur la personne qu'est Gabby Williams.

1. Les JO de 2012 dans un autre sport

Joueuse ultra-athlétique, l'ailière des Bleues tient sa détente et sa vitesse d'exécution d'un autre sport que le basketball. Adepte de l'athlétisme, Gabby Williams pratique cette discipline au collège et au lycée. Si elle teste d'abord plusieurs épreuves, elle se découvre un vrai talent pour le saut en hauteur.

Déjà grande pour son âge, elle performe mieux que tout le monde. Deux fois athlète Gatorade de l'année, elle passe la barre des 1,87 m, le record national chez les lycéennes. Après une discussion avec son coach de l'époque, la Franco-Américaine prend conscience de son potentiel et se rend aux sélections olympiques de Team USA pour les Jeux de Londres en 2012.

Elle se classera 5e à l'âge de 15 ans seulement, tout simplement la plus jeune des participantes. Elle sera retenue comme remplaçante et ne participera finalement pas à son rêve de JO.

Ce seront finalement deux ruptures successives des ligaments croisés qui la pousseront à arrêter la discipline à son entrée à l'université. Mais ce n'était que partie remise, vu la carrière qu'on lui connaît aujourd'hui. Une athlète polyvalente !

2. Passion tatouages

L'internationale française est une grande passionnée des tatouages. Elle en compte des dizaines sur le corps, de la langue des Rolling Stones pour sa maman à un Pac-Man dévorant le drapeau français pour les JO, en passant par de grandes pièces sur les bras. Gabby Williams est une fan inconditionnelle de cet art.

Si elle a dû cacher son tatouage à l'omoplate à l'université en raison des règles strictes imposées par Chris Dailey, la coach adjointe iconique de Geno Auriemma avec UConn, c'est aujourd'hui l'une de ses plus grandes fiertés.

Un bon nombre de ses tatouages sont improvisés ou ne sont pas liés à un sens profond. Ce sont d'ailleurs ceux pour lesquels elle a une préférence :

"Ceux que je préfère aujourd’hui sont les plus farfelus, car ils me rappellent le moment où je me les suis fait faire et me replongent dans cette époque. {...} Le tatouage n’est peut-être pas très réussi, et c’est un peu ridicule de se faire tatouer ce genre de chose, mais le souvenir est amusant et j’adore ça."

Après s'être fait tatouer pendant des années, elle s'est mise à la pratique en achetant sa propre machine. Plusieurs de ses coéquipières ont expérimenté ses talents, comme Sue Bird, Marine Johannès ou encore Jewell Loyd.

Une vraie passionnée.

3. Des liens profonds avec la Californie

Arrivée en intersaison à Golden State, son choix de rejoindre la Bay n'est peut-être pas si anodin que ça. En effet, si elle est née et a grandi à Sparks, dans le Nevada, elle a passé de nombreux étés en Californie, plus précisément dans la baie de San Francisco, pour jouer au basket.

Membre d'équipes AAU situées dans la région, elle faisait souvent des allers-retours entre la Californie et le Nevada.

Elle a tellement aimé passer ses étés là-bas qu'elle devenait triste au moment de partir. Un environnement qu'elle appréciait réellement.

Mais ce n'est pas tout, puisqu'une partie de sa famille plus ou moins éloignée vit dans la région d'Oakland. Sa signature chez les Valkyries a donc aussi permis à Gabby Williams de se rapprocher de ses racines et de ses proches. Finalement, rejoindre Golden State ressemblait presque à un retour à la maison.

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4. Kobe et Gigi Bryant

Kobe Bryant a été l'un des premiers sportifs masculins à s'investir autant dans le sport féminin, et notamment dans la WNBA. Papa de quatre filles, il voyait sa deuxième fille, Gigi, suivre avec passion l'Université du Connecticut et une certaine Gabby Williams. Une information dont la Française a été la première surprise.

"J’ai entendu dire par certains que j’étais la joueuse préférée de sa fille. Mais je n’y ai pas cru jusqu’à ce que Kobe me le dise. {...} Il m’a dit qu’il trouvait que nos styles de jeu étaient similaires. Sa défense lui rappelait la mienne parce qu’elle aussi était à la pointe du pressing défensif."

Une relation entre Gabby et Kobe qui a ensuite évolué après ses années à UConn. La légende des Lakers est devenue un mentor pour l'internationale tricolore après leur rencontre.

Entre sessions d'entraînement et échanges réguliers, il a été une vraie épaule sur laquelle l'ancienne joueuse du Storm a pu s'appuyer :

"Il était toujours là pour moi. Si j’avais besoin de quelque chose, je pouvais lui écrire : « Kobe, j’ai un souci avec ça » et il me répondait : « Ne t’inquiète pas, tu peux faire comme ça à la place. »"

Profondément touchée par son décès et celui de Gianna en 2020, Gabby Williams continue aujourd'hui de jouer avec la Mamba Mentality.

5. Des surnoms qui lui collent à la peau

Sur une touche plus légère, depuis le début de sa carrière, Gabby Williams s'est vu donner de nombreux surnoms.

L'un des plus connus est "The French Army Knife", surnom donné par sa coach puis adopté par les fans. Traduit comme le couteau suisse français, il évoque sa grande polyvalence sur les parquets et sa nationalité.

Mais à l'origine, l'un des premiers surnoms de la Française est "Spooky". Donné par ses coéquipières à l'université, ce terme a une connotation fantomatique et désigne souvent quelque chose d'effrayant ou qui fait peur. Ce surnom lui a été accordé en raison de son explosivité et de sa vitesse.

Elle surgit de nulle part pour intercepter la balle, fait reculer les attaques adverses, déboule sur les rebonds. Bref, elle peut apparaître de partout sur le terrain, à la manière d'un esprit dans un manoir. Un surnom qui semble bien lui convenir.

Entre son passé de sauteuse en hauteur, sa passion pour les tatouages, son lien particulier avec Kobe Bryant et ses attaches californiennes, Gabby Williams cache bien plus d'histoires qu'on ne l'imagine. Et vu sa forme actuelle, elle risque encore de faire parler d'elle dans les prochains mois, avec les Valkyries comme avec les Bleues.