5 raisons pour lesquelles Cleveland va être champion

On vous explique pourquoi les Cleveland Cavaliers vont brandir le trophée Larry O'Brien après le game 7 de cette nuit à Golden State.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
5 raisons pour lesquelles Cleveland va être champion
Les Cleveland Cavaliers sont à un match de réussir un exploit historique en gommant un retard de 3-1 dans des Finales NBA. Si les bookmakers font des Golden State Warriors les favoris de cette ultime rencontre, voici quelques bonnes raisons de croire au premier sacre de LeBron James sur ses terres.

La dynamique

Mine de rien, le doute doit être solidement installé dans les têtes californiennes. Jamais, cette saison, les Warriors n'avaient perdu deux fois de suite. C'est arrivé en playoffs, contre OKC, mais après deux revers les Dubs avaient redressé la barre. Les voilà sur trois défaites de rang, ce qui a forcément entamé leur confiance et leur assurance, surtout à l'entame d'un match aussi important. En basket, tout est une question de dynamique et lorsqu'une équipe enchaîne les succès malgré une fatigue collective évidente, c'est autant grâce à la confiance accumulée que sur le strict plan du jeu. Voilà trois matches de suite que les Cavs surfent sur une vague de domination assez exceptionnelle et ce sera un atout de taille au moment de débuter ce game 7.

Le pilonnage à l'intérieur

Le secteur intérieur est devenu une source de maux de tête pour Steve Kerr. En l'absence de son point de repère, Andrew Bogut, le coach des Warriors a tenté de lancer son "death line-up" avec Draymond Green au poste 5 d'entrée, mais sans le résultat positif habituel. Si le small ball ne fonctionne pas plus cette nuit, ses deux seules alternatives se nomment Festus Ezeli et Anderson Varejao, deux pivots traditionnels qui ne font a priori pas le poids face à Tristan Thompson sur la durée si le Canadien continue d'être aussi précieux et dominant au rebond. Il y a fort à parier que Tyronn Lue demandera encore à ses hommes d'insister sur ce point et d'alimenter au maximum Thompson, ce que LeBron a parfaitement fait ces derniers jours.

La clim de l’Oracle Arena fonctionne à merveille

[caption id="attachment_329147" align="alignleft" width="318"] "Gros, en cas de coup dur, tu peux toujours éteindre la clim, hein..."[/caption] Un peu à court de munitions, Steve Kerr aurait pu tenter la tactique du désespoir et imiter l'un de ses mentors, Gregg Popovich, pour tenter de stopper LeBron James. Comment ? En faisant couper la climatisation dès l'échauffement et en espérant que cela filerait quelques crampes au "Chosen One" au moment le plus opportun. Petit problème : après une enquête intense et approfondie, il s'avère que le système de climatisation de l'Oracle Arena est nettement moins vétuste que celui de l'AT&T Center et que Steve Kerr n'y aura aucunement accès. L'ancien joueur des Bulls n'a pas encore huit casquettes différentes aux Warriors comme Pop à San Antonio. Avec un LeBron James "cramp-free", les Cavs ont encore plus de chances de créer l'exploit.

LeBron fuckin’ James

Le théorème est simple. L'équipe qui a le meilleur joueur de basket sur le terrain gagne 75% du temps. Stephen Curry a beau être le joueur le plus électrisant depuis des années et le meilleur shooteur de tous les temps, LeBron James rappelle depuis trois matches qu'il est le plus complet et le plus globalement époustouflant de sa génération. En partant de la forme insensée qu'il tient, de l'importance que revêt cette rencontre pour l'héritage qu'il laissera après sa carrière et de sa maturité, difficile de l'imaginer craquer à cet instant. Tout est réuni pour que le "Chosen One" ramène enfin un titre à la ville de Cleveland après 52 ans de disette tous sports confondus.

Le réveil du Beach Boy

On ne pensait pas qu'une grosse perf de Kevin Love serait un jour aussi rare qu'une action défensive de James Harden. Pourtant, et bien qu'il fasse de son mieux, Love est un contributeur très limité dans ce groupe depuis quelques semaines et sa présence sur le terrain est parfois handicapante.  Love a trop de qualités offensives et au rebond pour ne pas être utile à un moment donné. Pourquoi ne pas imaginer que ce soit lui le héros improbable de ce game 7 ? Golden State se méfie moins de l'ancienne star des Wolves que de LeBron James, Kyrie Irving, Tristan Thompson ou même JR Smith. Ni vu, ni connu, Love est capable de retrouver le feu sacré et d'être le facteur X de ce match pour le titre. Si James et Irving sont à peu près dans leurs standards et que le neveu de l'un des fondateurs des Beach Boys (instant culture) se lâche enfin, on ne donne pas cher de la peau des Warriors.  
Afficher les commentaires (0)
Atlantic
Central
Southeast
Pacific
Southwest
Northwest