Victor Wembanyama a déjà mis la main sur une récompense cette saison. Pas encore le Defensive Player of the Year, ce qui arrivera sous peu, ni un autre trophée purement lié à ses performances sur le parquet, mais le Magic Johnson Award 2025-2026, remis par la Professional Basketball Writers Association au joueur qui combine le mieux excellence sportive, qualité de relation avec les médias et disponibilité auprès des fans.
Ce n’est franchement pas un hasard.
Depuis son arrivée en NBA, Wembanyama ne se contente pas d’impressionner par son impact sur le terrain. À chacune de ses prises de parole, ou presque, il provoque des réflexions, lance des discussions, pousse parfois ses interlocuteurs un peu plus loin que le cadre classique des conférences de presse. Il interpelle, sollicite l’avis des journalistes, développe ses réponses, argumente. Quand on lui demande par exemple s’il se pense digne du trophée de MVP, il ne se réfugie pas derrière une formule vide : il construit une réponse, expose un raisonnement.
Il sait aussi se montrer vulnérable. Wembanyama l’a été en évoquant la disparition de sa grand-mère. Il l’a été aussi lorsqu’il a parlé de son soulagement après qu’Elijah Hoard, son ami, a été retrouvé après plusieurs jours d’inquiétude.
Dans une NBA où les discours sont souvent verrouillés, son ton détonne. Il y a chez lui de la hauteur, de la curiosité, parfois une vraie sensibilité. Ce trophée ne dit pas seulement qu’il est brillant. Il confirme que Victor Wembanyama a vraiment envie que sa voix, elle aussi, fasse une différence.
