Le sweep a été violent. Humiliant même par moments. Mais malgré l’élimination brutale face aux Knicks, Donovan Mitchell et James Harden ont envoyé un message très clair après le Game 4 : les Cavaliers n’ont aucune intention d’exploser cet été. Même si les deux stars n'ont finalement pas toutes les cartes en main...
Parce qu’après une série conclue par une gifle 130-93 à domicile, beaucoup s’attendent à voir Cleveland entrer dans le grand cycle classique des équipes déçues. Tensions internes, rumeurs de trade, remise en question du projet, séparation des stars.
Pour le moment, mais tout est encore très frais, Mitchell et Harden ont tous les deux insisté sur le fait qu’ils croyaient toujours profondément à ce groupe.
« Je n’ai aucun doute sur le fait que ce groupe peut y arriver », a expliqué Mitchell après la rencontre. « Cette équipe qu’on vient d’affronter a dû passer par ça elle aussi. Peut-être pas de cette manière, mais ils sont restés ensemble, ils ont traversé des moments difficiles. Maintenant, c’est notre tour. »
Le parallèle avec ces Knicks version 2026 est intéressant. New York a effectivement connu plusieurs échecs avant d’atteindre ce niveau de domination collective. Et Cleveland semble vouloir suivre exactement le même chemin : encaisser l’humiliation, apprendre, revenir plus fort.
Même James Harden, détenteur d’une player option à plus de 42 millions de dollars cet été, a immédiatement refroidi les spéculations autour de son avenir.
« Je veux clairement rester ici. Je pense qu’on a trouvé quelque chose. Ça ne se termine pas comme on le voulait, mais je pense vraiment qu’on a trouvé quelque chose. »
James Harden : « Nous sommes la meilleure équipe »
Rappelons que le projet des Cavaliers représente un investissement colossal. Cleveland possédait cette saison la masse salariale la plus élevée de NBA et était la seule équipe au-dessus du second apron. L’arrivée de Harden en cours de saison devait justement permettre à la franchise de passer un cap immédiat vers les Finals.
Au final, les Cavaliers se sont écroulés au pire moment. Harden a alterné le très bon et le très compliqué pendant ces playoffs, tournant à 19,2 points avec seulement 29,9% à trois points. Donovan Mitchell a lui aussi connu des séquences plus difficiles face à la défense des Knicks.
Mais les deux stars refusent de considérer cet écart comme représentatif du vrai niveau entre les deux équipes. Pour Mitchell, Cleveland s’est surtout condamné lui-même avant même cette finale de conférence.
« On s’est mis dans cette situation nous-mêmes. Ce n’est pas une excuse. Les Knicks avaient faim, ils nous ont sweepés, donc je ne veux rien leur enlever. Mais on ne s’est pas donné une chance parce qu’on n’a pas fait le boulot plus tôt. On ne peut pas jouer avec son adversaire. »
Le leader des Cavs fait ici référence aux deux premiers tours interminables de Cleveland. Sept matches contre Toronto, puis sept matches encore au tour suivant. Pendant que New York roulait sur tout le monde, les Cavaliers arrivaient déjà épuisés physiquement et mentalement en finale de conférence. Et malgré la frustration énorme, Mitchell a surtout terminé son intervention avec un message très optimiste pour la suite.
« Je suis désolé pour la ville de Cleveland. Finir comme ça, se faire sweeper, ça craint. Mais je vous l’avais dit l’an dernier, et je vais le redire : on reviendra. On sera prêts. On aura faim. Et on sera concentrés. »
Même le propriétaire Dan Gilbert a immédiatement promis un été ultra agressif.
« On a progressé ce printemps, mais on est encore très loin du niveau où on doit être. On va travailler tout l’été et faire tout ce qui est possible pour franchir l’étape suivante. »
Le plus intéressant désormais, c’est que Cleveland semble avoir totalement écarté l’idée d’un reset brutal. Au contraire. Tout indique plutôt que les Cavaliers veulent repartir avec : Mitchell, Harden, Evan Mobley, Jarrett Allen, Kenny Atkinson et essayer de corriger les failles autour de ce noyau. Reste maintenant une immense question : cette équipe a-t-elle simplement besoin de temps… ou vient-elle déjà d’atteindre son plafond ?
