« En gros, c’est Wilt » : Wembanyama est un extraterrestre !

Malgré une alerte à la cheville en fin de match, Victor Wembanyama a explosé ses records personnels et suscité des comparaisons avec Wilt Chamberlain.

« En gros, c’est Wilt » : Wembanyama est un extraterrestre !

Victor Wembanyama a rappelé à toute la NBA pourquoi il était un joueur à part. Après un début de saison marqué par quelques difficultés, notamment une première rencontre à 12 points et 1 sur 13 au tir contre Oklahoma City, le Français a répondu avec une prestation monumentale face aux Dallas Mavericks.

Mercredi soir, Wemby a compilé 52 points, 24 rebonds et 8 contres pour offrir une victoire sur le fil aux San Antonio Spurs (112-111). Deux records personnels et une multitude de performances historiques qui lui ont valu des chants de MVP au Frost Bank Center.

Pourtant, le Français a révélé qu'il n'était pas au mieux physiquement ces derniers temps.

« C'est simplement une question de trouver des solutions. Parfois, on a un temps d'avance. Et puis, je ne me sens pas très bien dernièrement. Je suis malade. J'ai eu l'impression de retrouver mes jambes. Donc ça devrait ressembler à ça plus souvent. »

Une première mi-temps historique

Wembanyama a immédiatement donné le ton en inscrivant 10 des 12 premiers points des Spurs. À la pause, après environ 17 minutes de jeu, il affichait déjà 29 points, 15 rebonds et 5 contres.

Jamais un joueur NBA n'avait compilé au moins 25 points, 10 rebonds et 5 contres en une seule mi-temps. Il avait également réussi ses 15 lancers francs, égalant un record de James Harden datant de 2019.

« 24 rebonds, dont neuf offensifs. Si on enlève les tirs à trois points, il était à 15 sur 20 au tir. Il a joué comme un homme ce soir, et ses coéquipiers l'ont beaucoup récompensé. Il a simplement dominé des deux côtés du terrain », a salué son entraîneur Mitch Johnson.

Avec 52 points et 24 rebonds dans une victoire d'un point, Wembanyama a rejoint Wilt Chamberlain et Elgin Baylor dans un cercle extrêmement fermé. Il est également devenu, après Bob McAdoo en 1974, le deuxième joueur depuis l'officialisation des contres à compiler au moins 50 points, 20 rebonds et 5 contres.

« En gros, c'est Wilt », s'est enthousiasmé Dylan Harper. « L'équipe adverse essaie absolument tout pour l'arrêter. C'est difficile d'empêcher le grand d'accéder à la raquette. Il est tellement dominant sur les écrans et les rolls. Pour nous, la question est simplement de savoir comment lui donner le ballon. »

Trois contres en treize secondes !

La séquence la plus spectaculaire de la soirée s'est peut-être déroulée en défense. Dans le deuxième quart-temps, Wembanyama a contré trois tirs consécutifs des Mavericks sur une même possession, en seulement treize secondes.

Cooper Flagg, P.J. Washington et Daniel Gafford ont successivement subi la loi du Français.

« Si je me faisais contrer trois fois de suite, je crois que je serais assez énervé », a plaisanté Harper. « Mais c'est Vic. Il est fier de ce qu'il fait en défense. »

Une cheville tordue, puis un retour décisif

La soirée a toutefois connu un moment inquiétant lorsque Wembanyama s'est tordu la cheville droite à neuf minutes de la fin. Contraint de sortir, il a vu Dallas revenir à un point avant de reprendre sa place sur le terrain. Le Français a alors inscrit 10 points supplémentaires dans les dernières minutes pour permettre aux Spurs de conserver leur avantage.

« C'est Superman. Il se tord la cheville, se relève immédiatement et fait comme si rien ne s'était passé », a admiré Dylan Harper.

Wembanyama s'est ensuite montré rassurant sur son état physique, affirmant qu'il se sentait bien.

En tout cas, l'impact du Français a été colossal : San Antonio a dominé Dallas 87-64 lorsqu'il était sur le parquet, contre un différentiel de -22 lorsqu'il était sur le banc.

Juste après un match compliqué contre Utah (12 pts à 5/15), Victor Wembanyama a répondu avec autorité en signant l'une des performances les plus impressionnantes de sa carrière. Et à l'entendre, il compte bien faire en sorte que ce genre de soirée devienne plus fréquent.

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Impressionnant, seul bémol c'est la victoire d'un seul petit point qui est inquiétante. C'est vrai que les adversaires doivent faire payer à son remplaçant (en l'occurrence Luke Kornet), ils butent tellement sur le mur Wemby que Kornet est clairement ciblé lorsque le français est sur le banc.

On verra si le rookie Reed avec sa présence aux rebonds pourra limiter la casse lorsqu'il aura pris davantage de bouteille mais perso, je remettrai Champagnie dans le 5, à voir qui de Fox, Harper, Castle ou Vaisselle Mitch Johnson osera mettre sur le banc.
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