Evan Fournier à Boston : Comment il peut aider les Celtics à sauver leur saison

Evan Fournier à Boston : Comment il peut aider les Celtics à sauver leur saison

Evan Fournier a été transféré aux Boston Celtics hier soir. Une franchise au sein de laquelle il peut avoir un impact rapidement.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Evan Fournier sentait la fin arriver. La veille de la deadline, il partageait ses sentiments sur ses sept années passées à Orlando. Une ville où il s’est senti chez lui, où il s’est marié et où il est devenu papa. Il n’en gardera probablement que des bons souvenirs. Parce que quelques heures après avoir mené le Magic à une victoire in-extremis contre les Suns, inscrivant au passage le panier pour la gagne pour ce qui restera son dernier match en Floride, le Français était transféré aux Boston Celtics.

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Il l’avait vu venir, oui. En réalité, tout le monde l’avait vu venir. Les dirigeants d’Orlando semblaient déterminés à accélérer leur processus de reconstruction en se séparant des principaux cadres de l’équipe. Nikola Vucevic et Aaron Gordon ont eux aussi été envoyés ailleurs. Et avec son contrat expirant à 17 millions de dollars, Fournier était un candidat évident à un départ. Ce sera donc Boston. Il s’en sort bien.

« 17 000 retweets, 86 000 likes : Je n’ai jamais vu ça à Orlando. Et pourtant, je ne suis pas une superstar… C’est une anecdote, mais cela montre où j’atterris. Une ville de fous, qui a cette culture. Cet engagement, c’est lourd. Ça me correspond, et c’est motivant. Et puis, c’est un endroit où tu joues tout le temps le titre. Une franchise mythique, avec de grosses attentes, bien coachée, même si cette année, ils ont connu des moments difficiles. Je suis surexcité par le challenge sportif », confie l’intéressé au journal L’Equipe.

Le natif de Saint-Maurice va avoir l’occasion de jouer pour une organisation mythique, considéré (sans doute à tort) comme un concurrent au titre avant le début de la saison. Décevants et irréguliers, les Celtics occupent finalement la huitième place de la Conférence Est avec un bilan négatif de 21 victoires et 23 défaites. Leur spot en playoffs est menacé avec le renforcement conséquent des Chicago Bulls – qui ont récupéré Vucevic – ou des Indiana Pacers qui ont fait le choix de conserver leurs cadres.

Evan Fournier, le nouveau Gordon Hayward ?

Mais, a priori, l’international tricolore pourrait tout de même jouer la post-saison pour la troisième année d’affilée. Avec enfin l’ambition (à tort là aussi ?) de passer un tour. Son arrivée ne va pas révolutionner la franchise du Massachussetts, ni la faire passer dans une autre dimension. Mais il correspond à des besoins importants de l’équipe, à la ramasse actuellement.

Sur le terrain, il faut déjà lui imaginer un rôle à la Gordon Hayward avant son départ pour les Charlotte Hornets. Soit celui d’un ailier complet capable de scorer de plusieurs manières différentes. Même s’il n’entre pas nécessairement dans la catégorie des attaquants les plus prolifiques de la ligue, du moins auprès du public, Evan Fournier s’affirme à 28 ans comme un joueur très polyvalent de ce côté du parquet. Il peut briller avec ou sans le ballon. Il peut finir près du cercle ou dégainer de loin. Sur plein d’aspects, il donne l’impression de pratiquer le meilleur basket de sa carrière.

« Je suis ouvert à tout. Je ferai ce qu’on me demande évidemment. S’ils veulent me faire évoluer à la manière de ce que faisait Gordon Hayward, dans un rôle de shooteur créateur, avec trois arrières-ailiers sur le terrain qui changent sur tous les écrans, c’est possible. Je peux aussi apporter sur le catch and shoot, sachant qu’en termes de création offensive, Boston a déjà beaucoup d’armes. Je peux démarrer les matches ou commencer sur le banc. Peu importe. En réalité, dans une équipe qui joue le titre, le truc le plus important, sera d’avoir un impact, quel qu’il soit. Tout cela est à discuter avec le club », poursuit-il, toujours dans L’Equipe.

Remplaçant au coup d’envoi, titulaire au buzzer ?

Jusqu’à présent, Semi Ojeleye était le premier ailier à sortir du banc aux Celtics. Evan Fournier devrait naturellement prendre sa place dans la rotation. Parce que c’est un joueur bien plus performant. Presque 20 points par match à 46% aux tirs, 38% à trois-points et même 3,7 passes en 26 matches avec le Magic. Il représente une assurance offensive pour Brad Stevens : Boston pourra constamment se reposer sur un go-to-guy, même quand Jaylen Brown et Jayson Tatum se repose. Et Fournier peut littéralement faire exploser une défense composée par les remplaçants adverses.

Il s’agit bien d’une hypothèse où il démarre sur le banc. Il est fort probable que ce soit le nouveau costume qu’il endosse aux Celtics. Celui du sixième homme qui joue tout de même 30 minutes par match. Parce que même s’il ne démarre pas sur le terrain, il devrait avoir un impact sur les fins de rencontre. En effet, Boston peut commencer avec un cinq traditionnel avant de basculer avec du small ball.

Kemba Walker, Marcus Smart, Brown, Tatum et Fournier. Voilà un groupe très offensif et très mobile capable de switcher en défense et de scorer à profusion. Ou Walker, Brown, Tatum, Fournier avec Tristan Thompson pour plus de sécurité près du cercle. Ou Smart, Brown, Tatum, Fournier et Thompson. Toutes les options sont possibles. Son arrivée, au final, donne beaucoup plus de flexibilité au coach Brad Stevens. Ça ne suffira sans doute pas pour aller chercher une bague. Mais les C’s ont au moins les armes pour faire une belle fin de saison avant de se vendre chèrement leur peau en playoffs. Et ça, Evan Fournier le mérite.

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