Jalen Brunson explique la philosophie des Knicks

Encore décisif dans le money-time du Game 1, Jalen Brunson a incarné la résilience des Knicks. Son discours après la rencontre résume parfaitement l'état d'esprit de New York.

Jalen Brunson explique la philosophie des Knicks

Les Knicks ont encore frappé. Menés de 14 points dans le troisième quart-temps, en difficulté pendant une bonne partie de la soirée et confrontés à une salle acquise à la cause des Spurs, les New-Yorkais ont pourtant trouvé les ressources pour s'imposer 105-95 lors du Game 1 des Finales NBA.

Comme souvent, Jalen Brunson a fini par prendre les choses en main. Le meneur a inscrit 30 points, dont 13 dans le dernier quart-temps, pour permettre à New York de conclure la rencontre sur un cinglant 11-0 et s'emparer de l'avantage du terrain.

Pourtant, la soirée avait démarré de manière inquiétante. Brunson avait même quitté momentanément le parquet après un choc au genou droit dans le premier quart-temps. Rien qui puisse cependant ébranler la confiance d'une équipe qui semble désormais convaincue qu'elle trouvera toujours une solution.

« Je ne sais pas si je parlerais de calme, mais je pense que nous savons ce que nous avons à faire. Je pense que nous sommes un groupe très uni. Nous sommes capables de nous faire confiance mutuellement, de nous soutenir les uns les autres et de savoir que nous devons simplement continuer à grignoter notre retard, action après action. C'est tout le mérite de la mentalité que nous avons en tant qu'équipe », a expliqué Brunson après la rencontre.

Une confiance forgée dans les remontées

Depuis le début de ces playoffs, les Knicks ont bâti leur réputation sur leur capacité à revenir de situations compromises. Le scénario du Game 1 n'a finalement été qu'un nouvel épisode d'une histoire déjà vue à plusieurs reprises.

Pendant trois quarts-temps, Brunson a peiné à trouver son efficacité. Karl-Anthony Towns a alors pris le relais offensivement pour maintenir New York à flot. Puis, lorsque le match est entré dans sa phase décisive, le meneur a retrouvé ses repères et ses spots préférés. Mike Brown n'a pas caché son admiration devant la prestation de son leader.

« Jalen a été le MVP de la seconde période. Il a été énorme pour nous. Il a fait ce que les candidats au titre de MVP sont censés faire. Il nous a portés jusqu'à la victoire. Nous lui avons mis le ballon dans les mains et il a fait le travail dans les moments importants. »

Le coach des Knicks estime depuis plusieurs mois que son meneur n'a pas reçu toute la reconnaissance qu'il méritait dans la course au MVP. Après ce Game 1, il a remis une pièce dans la machine.

« C'est un compétiteur. Dans les plus grands moments, il répond présent, et c'est ce que les MVP sont censés faire. Nous lui avons donné le ballon et nous avons dit que nous allions vivre ou mourir avec lui. Et il a répondu présent. Cela s'est produit encore et encore et encore. Il est allé chercher ses positions et il a fait les actions qu'il fallait. »

Jalen Brunson, du cauchemar à l’héroïsme lors du Game 1

Une philosophie collective faite de résilience et de patience

Brunson refuse pourtant de mettre en avant sa seule performance individuelle. Pour lui, cette victoire est avant tout le produit de la confiance qui règne au sein du groupe.

« Je pense que le plus important, c'est de savoir que nous sommes à l'extérieur et de savoir que mes coéquipiers me soutiennent. C'est la chose la plus importante dans un environnement comme celui-là. La confiance qu'ils ont en moi et celle que j'ai en eux nous a amenés jusqu'ici. Je leur suis extrêmement reconnaissant chaque fois que nous entrons sur le terrain ensemble. »

Cette solidarité explique en partie pourquoi les Knicks semblent si difficiles à faire plier. Même lorsqu'ils traversent une mauvaise période, ils continuent d'avancer possession après possession, sans chercher à tout rattraper en une seule action. Brunson résume parfaitement cet état d'esprit.

« Etre en retard, c'est évidemment une position dans laquelle nous ne voulons pas nous retrouver, mais nous avons toujours cette mentalité de penser à l'action suivante. Nous continuons à trouver un moyen et nous continuons simplement à grignoter notre retard. Nous savions qu'une seule action ne nous ferait pas revenir au score, alors nous avons simplement continué à avancer possession après possession. »

Le Game 1 des Finales NBA a encore offert la démonstration de cette philosophie. Les Knicks n'ont pas paniqué, n'ont pas forcé les choses et ont fini par faire craquer les Spurs dans les dernières minutes.

Avec un Jalen Brunson capable de prendre feu à tout moment et un groupe qui semble convaincu qu'aucun déficit n'est insurmontable, New York a envoyé un message fort dès le premier match de la série.

Spurs vs Knicks : Les notes du Game 1

Quelle belle équipe ces knicks.
NY attend ça depuis 53 ans.
Peut-être faut-il que NY gagne cette année et fasse un peu redescendre Wemby qui risque de se la jouer s'il gagne dès cette année.
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