Même dans une soirée remplie d'émotions, certains moments marquent davantage que d'autres. Mercredi soir, les Knicks ont réalisé le plus grand comeback de l'histoire des Finales NBA en effaçant un déficit de 29 points pour finalement battre les Spurs 107-106 au Madison Square Garden. Une victoire complètement folle qui place désormais New York à une seule victoire de son premier titre NBA depuis 1973.
Au milieu de l'euphorie générale, Jose Alvarado, essentiel sur ce Game 4, n'a pas cherché à masquer ce qu'il ressentait.
« Je ne vais pas mentir, j'étais à deux doigts de pleurer. Pas parce que le travail est terminé, parce qu'il reste encore une victoire à aller chercher. Mais parce que j'étais au Madison Square Garden, dans le quatrième quart-temps, avec ces gars-là, en train de jouer pour quelque chose de spécial. C'est un sentiment que j'ai du mal à mettre en mots. »
Une déclaration vraiment révélatrice de l'importance du moment pour le meneur des Knicks.
Un New-Yorkais au cœur d'un moment historique
L'émotion d'Alvarado s'explique aussi par son parcours. Originaire de New York, l'ancien joueur de Georgia Tech a rejoint les Knicks au moment de la trade deadline et s'est rapidement imposé comme l'un des éléments les plus appréciés du banc grâce à son énergie, son activité défensive et son intensité permanente.
Dans ce Game 4 historique, il a joué un rôle loin d'être anecdotique. Mike Brown lui a accordé 16 minutes, son plus gros temps de jeu de la série jusqu'à présent. Alvarado a répondu avec 8 points, 3 passes décisives et 2 rebonds, tout en participant à la dynamique qui a permis aux Knicks de revenir progressivement dans la rencontre.
« À la mi-temps, j'ai dit que peu importe le résultat final, nous devions montrer pendant ces 24 minutes ce que signifie vraiment jouer au basket version Knicks. Et c'est ce que nous avons fait. »
Comme souvent avec lui, son influence a dépassé les chiffres. Sa pression défensive, son agressivité sur le porteur de balle et sa capacité à injecter de l'énergie ont contribué à relancer une équipe qui semblait complètement sonnée pendant une grande partie de la première mi-temps. KAT a d'ailleurs salué la performance de Jose sur ce match :
« Quand on parle d'un joueur qui ne se contente pas d'être à la hauteur du moment, mais qui utilise ses émotions pour devenir encore meilleur, c'est une qualité rare. Beaucoup de joueurs jouent avec leurs émotions, mais elles finissent par les desservir. Chez Jose, c'est l'inverse. Cette émotion le pousse à un niveau supérieur.
C'est un joueur spécial. Sa ténacité, sa défense et même son attaque. Il a tellement de qualités que les gens ne lui reconnaissent pas assez. Je suis heureux qu'à ce stade de la saison, lors d'une soirée comme celle-ci, il ait pu montrer au monde entier ce qu'il est capable de faire quand on lui donne sa chance. Jose Alvarado a clairement montré ce soir qu'il est un joueur des grands rendez-vous. »
Spurs vs Knicks : Les notes du Game 4
« Je me souviendrai de cette soirée pour le reste de ma vie. »
Lorsque les Spurs ont pris jusqu'à 29 points d'avance, peu de personnes imaginaient encore les Knicks capables de revenir. Victor Wembanyama et ses coéquipiers contrôlaient le rythme de la rencontre. Le Madison Square Garden s'était progressivement refroidi. L'égalisation à 2-2 semblait se rapprocher.
Puis tout a basculé. Jalen Brunson a lancé la révolte avec ses 36 points. OG Anunoby a ajouté 33 unités avant d'inscrire le panier de la victoire sur un tip-in à quelques secondes du buzzer. Entre les deux, toute la rotation new-yorkaise a participé à l'effort.
Alvarado en faisait partie, notamment avec 5 points essentiels dans le money time. Pour un joueur qui a grandi dans l'État de New York, vivre un tel moment sous le maillot des Knicks possède forcément une saveur particulière. Il l'expliquait après la rencontre :
« Jouer le quatrième quart-temps, c'est exactement pour ça qu'on joue au basket. C'est là qu'on veut être. Un grand bravo à notre banc. Tous les gars ont joué un rôle énorme aujourd'hui. Nous avons tous répondu présents quand notre numéro a été appelé. »
Les Knicks ne sont plus qu'à un succès du titre. Mais pour beaucoup de joueurs du vestiaire, cette rencontre représentait déjà quelque chose de spécial.
« C'est complètement fou. Les Finales NBA 2026 sont juste derrière moi sur ce panneau. Faire partie de cette aventure est incroyable. C'est pour des moments comme celui-ci que j'ai travaillé toute ma vie. Je me souviendrai de cette soirée pour le reste de ma vie. »
New York a effacé un déficit plus important que le précédent record des Finales NBA, détenu par les Celtics depuis 2008. Le Madison Square Garden a vécu l'une des plus grandes soirées de son histoire récente. Et la franchise se retrouve désormais à portée de main d'un trophée attendu depuis plus d'un demi-siècle.
Dans un tel contexte, difficile de reprocher à Jose Alvarado d'avoir eu les larmes aux yeux. Après tout, il venait de participer à une page d'histoire.
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